Midi Olympique

Antoine Hastoy veut danser avec les stars

Antoine Hastoy veut danser avec les stars
Par Nicolas Augot via Midi Olympique

Le 21/09/2021 à 17:49Mis à jour

TOP 14 - Le palois a été au cœur de l’actualité la semaine dernière, annonçant à ses dirigeants qu’il n’effectuerait pas la dernière année de son contrat. Il devrait rejoindre La Rochelle pour franchir encore un étape et se rapprocher de l’équipe de France qu’il a découvert l’été dernier.

C’est une date qu’il n’oubliera jamais. Le 17 juillet 2021, Antoine Hastoy est devenu international. Il a revêtu le maillot bleu frappé du coq lors de l’ultime test face à l’Australie à Brisbane. Un maillot dont il a toujours rêvé. Un rêve exacerbé, né certainement de la frustration de n’avoir pas eu sa chance chez les moins de 20 ans.

Alors que sa progression paraissait linéaire chez les équipes de France des jeunes, le jeune palois a été écarté au moment de passer cette dernière marche vers le très haut niveau, prié de laisser sa place à Romain Ntamack, propulsé chez les moins de vingt ans avec deux ans d’avance. Il fallait faire de la place au prometteur Toulousain. Arrière dans cette équipe de France U20, Romain Buros, aujourd’hui à l’Union Bordeaux-Bègles, était alors partenaire d’Antoine Hastoy à la Section paloise :

« Il n’a pas trop été pris dans les équipes de France jeunes. Il a été un petit peu mis de côté, et pourtant il a toujours eu des qualités techniques au-dessus de la moyenne. À cette époque-là, c’était notre sujet de discussion principal, mais c’était un choix et il ne faut pas le contester. On ne peut pas reprocher à la Fédération d’avoir voulu surclasser Romain Ntamack quand on voit où il en est aujourd’hui. On peut difficilement dire qu’elle a eu tort. »

Antoine Hastoy n’est pas du genre à se morfondre, à étaler ses états d’âme. Mais il sait mieux que quiconque qu’une place en sélection est un sésame bien difficile à obtenir, que la concurrence est exacerbée et qu’être bon ne suffit pas. En Australie, il a touché du doigt son rêve. Et il sait bien que le train pour 2023 est lancé à grande vitesse. En fêtant sa première sélection en juillet dernier, après avoir été convoqué en janvier comme partenaire d’entraînement du XV de France alors en pleine préparation du Tournoi des 6 Nations, il veut maintenant mettre toutes les chances de son côté pour rester dans le bon wagon. Il a donc dû prendre la décision la plus difficile de sa jeune carrière. Rester à la Section paloise, son club de cœur, celui qu’il a rêvé d’intégrer depuis ses premiers pas au RC Bal en mini-poussin, jusqu’à la fin de son contrat en juin 2023 ou tenter sa chance ailleurs dès juin prochain.

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