Midi Olympique

Dupont : “Encore une fois, les avants ont fait un très gros boulot”

Dupont : “Encore une fois, les avants ont fait un très gros boulot”

Le 02/10/2021 à 21:17Mis à jour

TOP 14 - Auteur d’une entrée décisive, le demi de mêlée international fut un des grands artisans de la victoire de Toulouse à Biarritz (11-17). Au coup de sifflet final, il a tenu à saluer la performance de son pack.

Antoine, cinquième victoire en cinq matchs. Vous ne pouviez pas mieux démarrer la saison ?

C’est sûr que le bilan comptable est plus que positif. Après, on trouvera toujours des choses à redire dans le contenu, mais on aurait évidemment signé de suite pour cinq matchs et cinq victoires.

Vous êtes la première grosse écurie à ne pas vous faire piéger à Aguiléra…

C’est ça. Nous savions où nous mettions les pieds. Nous avions vu le match d’ouverture du championnat contre Bordeaux, disputé sous un grand soleil. Il avait été à sens unique. Face au Racing, qui est une des équipes les plus performantes du championnat, sous la pluie, ça a été le même tarif. Nous étions donc prévenus. On savait qu’il fallait être très costaud pour espérer faire quelque chose. C’est ce que nous avons fait dans les fondamentaux. Il y a toujours des erreurs, mais dans l’état d’esprit, nous étions là dès le départ.

L’apport du banc, dont vous faites partie, a été prépondérant…

Oui, comme souvent depuis le début du championnat et même la saison dernière. Nous gagnons souvent des matchs à vingt-trois. C’est bien de le dire sur le papier, mais on sent un réel apport à chaque fois que les mecs rentrent. C’est ce qui amène de l’émulation à chaque fois qu’il y a du turnover dans ce groupe. Les mecs sur le banc ont envie de rentrer, ceux sur le terrain veulent prouver. C’est ça qui nous anime et qui fait que ça se passe bien.

Quelle était la consigne, à l’heure de jeu, lorsque vous rentrez ?

De ne rien changer et continuer ce que l’on faisait. On sentait que les Biarrots étaient en train de baisser un peu d’intensité. On savait que les mecs sur le bord étaient là pour faire la différence aussi. Il fallait continuer ce que les autres avaient entamé, mettre de la vitesse et essayer de corriger la discipline, ce qu’on n’a pas vraiment réussi à faire.

Vous avez tout changé en deux minutes avec votre essai et la passe pour Tim Nanai-Williams. Comment jugez-vous ce passage un peu fou où vous tuez le match ?

Les connaisseurs verront que la mêlée enfoncée, ça aide quand on est neuf, derrière, pour jouer au ballon. Sur le deuxième essai, c’est pareil. Il y a plusieurs temps, derrière, où les gros mettent de l’avancée avec des bons soutiens et des libérations qui vont vite. Une porte s’ouvre, je m’y retrouve dedans, mais encore une fois, les avants ont fait un très gros boulot aujourd’hui. Le 6/2 (sur le banc) a fait le travail aussi.

Ce doit être un régal, pour vous, de jouer derrière ces avants…

Oui, bien sûr. On sait l’importance qu’a le paquet d’avants. Même si on parle beaucoup des beaux essais et du beau jeu du Stade toulousain, les fondamentaux et la conquête sont les choses qui nous font gagner depuis maintenant quelques saisons. Les gros font le travail de l’ombre, mais on sait, à l’intérieur, à quel point ils sont importants.

Depuis le banc, aviez-vous vu des zones à attaquer ?

On voyait qu’on avait pas mal d’occasions. On a breaké énormément de fois en première mi-temps, mais à chaque fois, ils revenaient, ils contestaient les ballons. Nous avions du mal à ressortir et tirer du positif de nos breaks et à trouver cette continuité-là. Nous avons réussi à faire du jeu debout, des belles séquences, mais ça n’aboutissait à rien derrière. Il fallait être plus pragmatique et arriver à marquer des points quand on allait chez eux.

Contenus sponsorisés