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De la Pro D2 aux Bleus, Maxime Lucu "vit vraiment un rêve"

De la Pro D2 aux Bleus, Maxime Lucu "vit vraiment un rêve"
Par AFP

Le 25/01/2022 à 15:04Mis à jour

TOP 14 - Son évolution, ses modèles ou comment il a dû forcer son caractère en arrivant à Bordeaux-Bègles... le demi de mêlée Maxime Lucu l'assure: il "vit vraiment un rêve", comme il l'explique dans un entretien à l'AFP avant de retrouver le XV de France.

De la Pro D2 aux Bleus en trois ans, vivez-vous un rêve éveillé ?

On peut dire ça, oui. J'ai toujours voulu jouer en Top 14 mais j'ai eu des échecs avec Biarritz, mon club de coeur: on n'a pas réussi à le faire. Vivre ça à Bordeaux, c'est top. Je me rappelle de mon premier match à Chaban, contre Toulouse, je me dis vraiment que c'est un rêve. Tout est allé très vite. La première année, avec cette première place en championnat et ce covid qui arrête tout, cette convocation en équipe de France, les premiers pas en Coupe d'Europe... tous ces moments-là que je regardais avant à la télé avec mon frère et mes parents, pouvoir être sur le terrain, c'est clairement un rêve.

Pro D2 - Maxime Lucu sous les couleurs du Biarritz olympique en 2019.

Pro D2 - Maxime Lucu sous les couleurs du Biarritz olympique en 2019.Icon Sport

Un bon N.9 est traditionnellement un joueur de caractère...

Christophe Urios me disait en arrivant "Ce n'est parce que tu viens de Pro D2 qu'il faut que tu fasses le timide". On a besoin de mecs performants à ce poste pour diriger donc il fallait que je le sois. Mais j'ai toujours eu cette image de leader car je faisais des bons matches mais pas en tant que grand parleur. Les joueurs vous le diront, ce n'est pas moi qui faisais les grands discours. Je savais qu'ici, ça n'allait pas marcher, il fallait que je prenne un peu plus la parole. J'ai travaillé un peu plus, je me suis forcé, c'est primordial.

Quels sont vos modèles?

Je n'ai pas forcément grandi avec des modèles, j'ai aimé regarder le Stade toulousain qui, à l'époque, jouait les premiers rôles avec le Stade Français... Les Jauzion, Poitrenaud, Michalak mais, étant du Pays basque, Dimitri Yachvili et, bien sûr, mon grand frère (Ximun, NDLR). Mais je n'ai pas forcément de modèle, j'essaye de faire du Max (rires)

En arrivant en Top 14, aviez-vous les Bleus en tête?

Sincèrement, non. Quand je débarque, ce n'est pas pour chercher les Bleus. Je voulais juste performer car c'était un rêve pour moi. L'équipe de France était tellement loin. Avec les demis de mêlée qu'il y avait, jamais je n'allais pouvoir rivaliser si tôt. C'est arrivé après les six premiers mois avec Bordeaux. J'ai vu mon nom circuler au mois de décembre 2019 après La Rochelle, je me suis dit putain, ça vient vite !

XV DE FRANCE - Maxime Lucu lors de sa première sélection face à la Géorgie.

XV DE FRANCE - Maxime Lucu lors de sa première sélection face à la Géorgie.Icon Sport

Un joueur est-il prédestiné à devenir international ?

Je ne pense pas. Il y a une part de chance: il faut tomber dans le bon club, dans le bon groupe, dans la bonne dynamique... Ce qui s'est passé à Bordeaux. On le voit très bien, les joueurs appelés sont souvent dans les équipes qui jouent les premiers rôles, qui jouent des gros matches, qui sont performants. On devient international avec les performances en club et après, en équipe de France. Les premières fois, j'avais l'impression de ne pas forcément être à ma place. Ou pas au niveau. Je regardais, je subissais les entraînements, je n'avais pas un état d'esprit rageur. Je n'étais pas le vrai Max, j'étais plus un peu surpris d'y être. Derrière, avec mes performances dans les gros matchs et les grandes compétitions, l'étape suivante a été d'être performant avec les Bleus.

Propos recueillis par Raphaël PERRY

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