Icon Sport

Saint-André : "J’étais devenu le naze qui a pris 62 points contre les Blacks"

Saint-André : "J’étais devenu le naze qui a pris 62 points contre les Blacks"
Par Pierre-Laurent Gou via Midi Olympique

Le 28/06/2022 à 08:27Mis à jour Le 28/06/2022 à 08:28

TOP 14 - Dimanche matin, durant deux heures et le temps d’un solide petit déjeuner partagé sur son balcon avec vue sur Montpellier, le manager du MHR nous a livré les clefs d’une saison haletante, terminée en beauté avec ce premier bouclier de brennus.

Manager très souvent décrié pour ses performances avec le XV de France notamment, c'est un sacré pied de nez au destin qu'il fait là. En obtenant son premier bouclier de Brennus, il rentre dans le cercle fermé des managers titrés en championnat de France.

Pour lire l'intégralité de cet entretien exclusif, cliquez ici.

Ce Bouclier vous permet-il d’évacuer le traumatisme de 2015 (élimination en quart de finale de Coupe du monde, alors qu’il était sélectionneur de l’équipe de France) ?

J’avais l’habitude d’avoir du nez, de bien recruter et d’avoir des résultats. Que ce soit à Gloucester, Bourgoin, Sale ou Toulon cela avait toujours marché. En équipe de France jusqu’en novembre 2012, nous suivons à peu près notre feuille de route : on termine l’année 2012 par deux victoires probantes sur l’Australie et l’Argentine. Sauf qu’à ma signature, j’avais demandé des garanties sur la libération de joueurs qui devaient arriver à mi-mandat. Et ellesne sont jamais venues… J’ai essayé, avec une préparation intense, de faire récupérer à mon groupe le retard physique et dans le développement à deux mois du Mondial. En vain, ça n’a pas marché… Je ne vais pas le cacher : après un tel revers, il y a forcément une remise en question.

Top 14 - Philippe Saint-André (Montpellier)

Top 14 - Philippe Saint-André (Montpellier)Icon Sport

C’est à dire ?

Après l’élimination face à la Nouvelle-Zélande, la souffrance est venue petit à petit. Dans l’esprit des gens, sur les réseaux sociaux, il n’était plus question de mes 69 sélections, 34 capitanats à 78 % de victoires chez les Bleus. J’étais juste le naze qui venait de prendre 62 points contre les Blacks. Elles étaient oubliées mes cinq finales comme entraîneur avec Sale, Gloucester ou Toulon... Je peux vous dire que ça fait mal. Surtout quand tu vois tes proches souffrir. Voilà pourquoi je ne voulais pas redevenir entraîneur principal.

Alors pourquoi avoir accepté ?

La mission confiée par Mohed Altrad au départ était d’être en soutien de Xavier Garbajosa sur l’extra-sportif, cela m’allait très bien. J’aime bâtir, effectuer le travail de fourmi pour structurer un club. Il y avait beaucoup de choses à faire à Montpellier. Notamment sur l’identification et l’image que l’on devait avoir auprès nos supporters et dans cette ville. Finalement, le cours des choses a décidé pour moi...

Pour lire l'intégralité de cet entretien exclusif, cliquez ici.

Contenus sponsorisés