Icon Sport

Mignot au rebond avec le Mondial en tête

Mignot au rebond avec le Mondial en tête
Par AFP

Le 25/12/2020 à 14:00

TOP 14 - Auteur de trois essais en coupe d'Europe contre Gloucester (55-10) pour le premier triplé de sa carrière, l'ailier de Lyon Xavier Mignot prend le ballon au rebond après un début de saison compliqué et rêve de jouer le Mondial 2023 en France.

Au LOU Rugby depuis juin 2017, après une formation au CS Bourgoin-Jallieu (2012-2014) et un passage au FC Grenoble (2014-2017), le joueur de 26 ans a vu sa carrière contrariée par des blessures à répétitions. Notamment dès son arrivée à Lyon, avec une fracture du péroné avec arrachement ligamentaire. Quelques mois auparavant, alors qu'il était encore à Grenoble, une opération à un poignet avait freiné sa progression pour une année 2017 quasi blanche. "Les blessures font partie de la vie d'un rugbyman. C'est plus rageant quand ça s'enchaîne pour rester plusieurs mois sans jouer. Il faut ensuite retrouver sa confiance, son jeu", confie le joueur, victime ensuite de plusieurs blessures bénignes qui l'ont privé cette saison d'affronter le Racing 92 pour la première journée de Top 14.

Travail et concurrence

Et il lui a fallu encore s'armer de patience. "J'étais bien, en forme. Après il y a du monde dans l'effectif, des très bons joueurs. Ils enchainaient et ils étaient bons", a-t-il reconnu. Mais Xavier Mignot, qui peut aussi jouer au centre, semble vivre très bien cette concurrence "qui tire vers le haut". "Elle est présente dans tous les clubs, dans la vie quotidienne. C'est aussi important d'avoir de la profondeur de banc, surtout lorsque l'on joue la coupe d'Europe", dit-il aussi. Et du coup, l'ailier lyonnais se réfugie dans le travail. "Xavier est un gros travailleur. Ce triplé est une belle récompense. Ça fait dix ans qu'il travaille énormément. Il a dû faire beaucoup de concessions", témoigne Pierre, son frère cadet, international de rugby à VII, en contrat avec la fédération française. "Entre nous, nous nous parlons, nous nous donnons des conseils, nous débriefons. Nous nous donnons des filons pour faire la différence. Je lui dis parfois de venir jouer des tournois à VII ! On prend du plaisir et le jeu pourrait être bénéfique pour lui", sourit-il.

Une sélection

Le rugby, Xavier et Pierre vivent dedans depuis leur enfance avec un père, Laurent, entraîneur, ancien responsable du centre de formation de Bourgoin-Jallieu dans les années 2000 et qui a tenu le même poste de manière éphémère au LOU, qu'il a quitté il y a dix-huit mois. "C'est le travail qui m'a permis d'arriver là où je suis. Je n'ai jamais été le plus talentueux. En jeunes, je ne traversais pas le terrain tous les week-ends. Mais mon père m'a toujours dit que pour être professionnel, il fallait s'en donner les moyens", reprend Xavier Mignot. "Je n'ai pas suivi de sports-études mais un cursus scolaire normal, avec un bac S à la clé. Après les cours, je m'entraînais seul ou avec des copains. Je faisais du physique, de la musculation", explique-t-il.

"Intégrer le groupe semi-pro du CSBJ en Fédérale 1 (en 2012-2013), a également a été une bonne école. Il y avait beaucoup de joueurs avec du vécu en Top 14 ou Pro D2 qui connaissaient les exigences du professionnalisme", rapporte-t-il. Il a ainsi posé les bases pour franchir un cap à Lyon puis prétendre à l'équipe de France, après avoir gagné le Tournoi des VI nations U20 en 2014. Avec un rêve ultime : "jouer la Coupe du Monde 2023 avec l'équipe de France. Je serai alors dans la force de l'âge. Forcément, on en rêve", admet le Lyonnais, sans vouloir tirer de plans sur la comète alors qu'il ne compte qu'une sélection, pour une défaite (30-19) contre l'Argentine en 2016.

Top 14 - Xavier Mignot (Lyon)

Top 14 - Xavier Mignot (Lyon)Icon Sport

Contenus sponsorisés