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Usap : Tedder, un symbole et bien plus encore

Usap : Tedder, un symbole et bien plus encore
Par Vincent Bissonnet via Midi Olympique

Le 11/09/2021 à 12:01Mis à jour Le 11/09/2021 à 12:09

TOP 14 - Samedi, les retrouvailles avec Biarritz seront l'occasion pour l'Usap de prouver qu'elle a toute sa place dans l'élite. Tristan Tedder, en 10, veut faire de même.

L’excitation d’une finale de Pro D2, la satisfaction d’une partie pleinement maîtrisée et l’ivresse d’une nuit de champion de Montpellier à Perpignan : l’euphorie du 12 juin appartient bel et bien au passé en Catalogne. Mais, samedi, pour les retrouvailles avec Biarritz, les supporters sang et or ne demandent rien d’autre que de revivre la même joie. “Je n’étais pas là mais je sais que c’est un rendez-vous spécial pour tout le monde”, note Tristan Tedder.

À l’époque, le Sud-Africain de 25 ans était censé prendre la direction de Bayonne. Puis, le temps d’un improbable après-midi, une semaine après, son destin a été bouleversé : “Dans une carrière, il y a des surprises. J’étais en Afrique du Sud quand Biarritz et Bayonne se sont affrontés. J’étais devant ma télé, j’avais évidemment envie que l’Aviron gagne le match. Ça a été dur à vivre. Je m’étais dit que j’allais vivre une nouvelle saison en Pro D2. Quand je suis rentré en France, j’ai eu un appel de mon agent qui m’a informé que Patrick de Perpignan voulait me voir et qu’il avait une proposition pour moi. C’était un défi relevé mais excitant. J’avais envie de le tenter.” Par ce drôle de rebond, le Sud-Africain a donc basculé d’un côté à l’autre des Pyrénées : “L’été n’a pas été simple. J’avais déjà tout déménagé de Béziers à Bayonne. Du coup, j’ai dû tout renvoyer à Perpignan et j’ai galéré à trouver un logement, surtout pendant la saison des vacances. Maintenant, je suis bien installé.”

Prêt à donner la pleine mesure de son potentiel. L’ancien grand espoir des Sharks, venu en France à 19 ans, est déterminé à l'idée de voir sa carrière décoller. Une bonne fois pour toutes : “A Toulouse, je pense que j’avais le niveau mais je n’ai pas eu beaucoup d’occasions de jouer. Il y a eu les blessures lors de ma deuxième année qui m’ont fait avoir une saison blanche. Et après, j’ai beaucoup bougé, entre les prêts et les retours au club. Ce n’était pas évident. Quand je rentrais au Stade, je ne jouais qu’une ou deux minutes parfois. Je ne touchais même pas le ballon.”

Le défi de l’Usap et le mien se ressemblent

Le natif de Durban et son nouveau club partagent une même ambition : prouver leur valeur dans l’élite. "Oui, on peut le voir ainsi. Le défi de l’Usap et le mien se ressemblent. J’ai l’envie de montrer que je suis capable de jouer à ce niveau. J’ai signé deux ans et j’ai l’intention de m’imposer dans cette équipe.” A Brive, le polyvalent trois-quarts a été une des rares satisfactions individuelles. Une semaine après ce test manqué en terres hostiles, Tristan Tedder et ses partenaires devront montrer leur vrai visage : celui d’une équipe entreprenante et pleine de volonté. “On n’était pas présent à Brive. Nous avons reparlé de ce match entre nous. On était sorti frustrés du terrain. Ça se ressentait encore en début de semaine. Il a fallu basculer. Tout le monde a conscience que Biarritz a réalisé un premier très bon match et qu’il y aura un esprit de revanche. Il y a de la pression. On en a besoin mais il n’en faut pas trop non plus.”

Positionné à l’ouverture, son poste de prédilection, l’ancien joueur de Toulouse, Bayonne et Béziers tentera de mener les siens à un précieux succès : “Avant de penser à jouer, il faudra déjà être présent dans l’engagement et dans l’envie. Et respecter notre structure du jeu.” De la furia et de la justesse : l’Usap l’avait ainsi emporté à Montpellier. Son salut passera encore par là, samedi, pour ce choc des promus à l’importance déjà capitale.

Les mots d'Arlettaz

Patrick Arlettaz et Perpignan débuteront leur saison à Brive

Patrick Arlettaz et Perpignan débuteront leur saison à BriveIcon Sport

" Fatalement, c’est un match important, se projette le manager Patrick Arlettaz.Il peut être présenté comme une revanche. Mais même s’ils l’emportent, les Biarrots ne seront pas champions. Nous avons besoin de gagner. Il restera vingt-quatre matchs derrière et rien ne sera acté samedi soir. Toujours est-il que Biarritz est un concurrent direct et que ces confrontations-là valent presque huit points. Pour le classement comme pour le mental, ce serait une très bonne chose de se mettre à gagner. Tout le monde a conscience que la saison sera dure et qu’il y aura des périodes sans succès. Pour les traverser, il faut s’appuyer sur des victoires.J’ai envie que l’on montre notre vrai visage.A Brive, on a joué pour être le moins ridicules possible.Il y avait de quoi avoir des regrets et il n’y a rien de pire que ça."

L'homme à suivre

Jaminet, évidemment...

Pro D2 - Melvyn Jaminet (Perpignan)

Pro D2 - Melvyn Jaminet (Perpignan)Icon Sport

Samedi après-midi, les spectateurs du stade Aimé-Giral le chercheront et le couveront du regard. Melvyn Jaminet, révélation de la saison passée et belle surprise de la tournée d’été du XV de France, va lancer sa saison à l’occasion de la venue de Biarritz. À cette occasion, l’arrière de 22 ans va vivre son baptême dans l’élite : "J’ai hâte de découvrir le Top 14", évoquait récemment l’intéressé. Onze mois après sa titularisation en équipe professionnelle, le Varois d’origine est attendu comme un sauveur de la part des supporters.Il est en tout cas l’atout numéro 1 des Catalans dans leur mission maintien : "Beaucoup de gens me disent que j’ai changé de statut mais moi, je ne m’en rends pas compte, raconte-t-il. Je prends toujours autant de plaisir à jouer, je ne me prends pas la tête. Et je vais continuer à fonctionner comme ça."

Cet attaquant racé, au sens de la relance inné et à l’accélération foudroyante, avait malmené toutes les défenses la saison passée, d’Oyonnax à Vannes en passant par celle des Wallabies.Le Top 14 ne semble pas trop grand pour son talent. Reste à savoir dans quelle mesure son influence pèsera sur le rendement d’une formation encore privée de nombreux cadres.Melvyn Jaminet a foi en les siens : "Notre équipe est prête. On a tous envie d’y être. On sait que ça va être très compliqué mais on a un bon groupe, un bel effectif. On est prêt à batailler. On a un peu la pression du résultat mais c’est un défi excitant. On va y aller sans pression, on va tout donner. Il ne faut qu’on se dise qu’on mérite d’être en Top 14. Il n’y a pas de peur. À nous de prouver que l’on peut y rester."

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