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Ramos : "Si on ne ramène pas de points de Bordeaux, on sera un peu les dindons de la farce"

Ramos : "Si on ne ramène pas de points de Bordeaux, on sera un peu les dindons de la farce"
Par Rugbyrama

Le 03/06/2021 à 17:03Mis à jour

TOP 14 - Le Stade toulousain se déplace samedi soir à Bordeaux avec l’idée de s’assurer une qualification directe en demi-finale. Il ne manque en effet qu’un petit point aux Rouge et Noir pour pouvoir souffler un peu la semaine prochaine. En conférence de presse, l’arrière haut-garonnais Thomas Ramos est revenu sur cette dernière étape avant les phases finales.

Thomas, votre blessure au mollet n’est plus qu’un mauvais souvenir, vous avez semblé retrouver tous vos moyens contre Clermont…

La blessure est derrière désormais. Ça fait un mois que j’ai repris avec le groupe à 100%, et ça fait déjà du bien de pouvoir enchaîner les matchs, surtout des matchs de ce niveau-là, contre de très grosses équipes.

Mais il y a encore une place en demi-finale à assurer…

On s’attend à un gros match, face à une formation de l’UBB qui peut aussi aller chercher une demi-finale directe. On est quatre clubs pour deux places, donc il n’y en aura pas pour tout le monde… À nous de faire le nécessaire pour y être.

Dans quel état d’esprit êtes-vous actuellement ?

Honnêtement, tout va bien. Forcément, c’est bête de s’être pris les pieds dans le tapis à la maison, on aurait pu être qualifiés plus rapidement en demie, alors qu’aujourd’hui on n’est pas certains d’y être. Mais on est concentré, et il y a de la joie de vivre. Depuis que je suis revenu de Colomiers, j’ai l’impression que les semaines se suivent et ne se ressemblent pas.

" Ce serait trop bête de gâcher cette saison de Top 14"

Quand on n’a besoin que d’un point pour être en demie, ce qui est votre cas, on y va pour gagner ?

Peu importe le moment de la saison, tu joues les matchs pour les gagner. Même si là, c’est vrai que le scénario est quand même particulier. On va essayer de faire un bon match pour ne pas trembler à la fin et sortir les calculettes afin de savoir si on est en demie ou pas. Si on va à Bordeaux pour juste prendre un point, et qu’au final, on n’en prend aucun, on sera un peu les dindons de la farce. C’est toujours compliqué de devoir calculer. Samedi, on va simplement jouer un match et essayer de le gagner.

Est-ce que plus la partie va avancer, et plus les résultats des autres rencontres vont influencer votre stratégie ?

Oui, c’est sûr, même si on va rester dans la stratégie de base que l’on a mise en place pour ce match. Et après, au fur et à mesure de la partie, eh bien forcément que si on est distancé, on va avoir besoin de plus aller en touche sur les pénalités. Si on est devant, on va peut-être plus facilement prendre les points. Mais on verra sur le moment. Il s’agira dans un premier temps de respecter ce que l’on s’est dit puis, en fonction du déroulement de la partie, on verra les consignes qui nous seront passées.

À la mi-temps, vous êtes du genre à demander ce qui se passe dans les autres stades ?

Pas tellement. Je pense que si l’on commence à se dire qu’untel perd, que l’autre gagne, pendant que nous on fait tel résultat, on sera plus perturbés qu’autre chose pour la deuxième période. Après, on sait aussi très bien que derrière, la saison ne sera pas terminée. Il nous restera encore un match au minimum. Quoi qu’il arrive, on est loin d’être éliminés juste sur cette rencontre.

" On n’a pas trop le droit de se plaindre"

Ça n’a pas été trop difficile de rebasculer sur le Top 14 après la victoire en Champions Cup ?

Si, un petit peu. On l’a vu, les 15-20 premières minutes ont été compliquées contre Clermont. On s’est peut-être fait un petit peu peur, en se disant qu’on allait encore une fois perdre à la maison… Au final, on a quand même réalisé un beau match dans l’ensemble. Mais forcément, la semaine avait été particulière, avec très peu d’entraînements, moins de rythme en général. Après, aujourd’hui, nous sommes certes champions d’Europe, mais nous avons vite basculé. Ce serait trop bête de gâcher cette saison en Top 14, parce qu’elle a quand même été belle, et parce qu’on a longtemps fait partie des deux premiers.

Dans vos têtes, est-ce vous parvenez à vous débarrasser du fait d’être champions d’Europe, à vous dire que l’objectif c’est le Brennus, ou bien est-ce vous avez l’impression d’avoir fait le plus dur ?

On sait qu’on a réalisé quelque chose de grand pour nous, pour le club, pour tout le monde. Or, au niveau du staff, des choses nous ont été dites pour vite rebasculer vers de nouveaux objectifs. On a ce titre, oui, mais on a aussi une fin de saison à jouer. On est de nouveau concentrés à fond sur le Top 14.

Vous vous estimez favoris pour le titre ?

On sait très bien qu’un match de phases finales, c’est totalement différent, tout peut s’y passer. Est-ce que l’on est favoris ? Je ne sais pas. Mais c’est sûr que c’est une force pour nous de savoir que l’on peut gagner des matchs de phases finales, peu importe les conditions. C’est ce qu’on a montré en Coupe d’Europe. On abordera donc celles de Top 14 avec de la confiance.

La dernière journée va être folle à tous les niveaux : en haut, au milieu et en bas du classement. Est-ce qu’à force, après 12 mois à travail, c’est usant de vivre ça ?

Forcément, la saison est longue. Mais je pense qu’on n’a pas trop le droit de se plaindre. Je préfère être dans ma position que dans celle de Bayonne ou de Pau, qui jouent le maintien, ou dans celle de clubs comme Castres, Toulon ou Clermont, qui ne sont pas encore sûrs d’être qualifiés. Sinon, c’est toujours bien de voir que beaucoup de choses peuvent se passer jusqu’à la dernière journée.

Par Dorian VIDAL

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