Icon Sport

Polémique sur l'arbitrage vidéo : Alexandre Ruiz s'explique

Polémique sur l'arbitrage vidéo : Alexandre Ruiz s'explique
Par Leo Faure via Midi Olympique

Le 16/05/2021 à 17:26Mis à jour Le 16/05/2021 à 17:39

TOP 14 - Au cœur d'une petite polémique, samedi soir lors de Clermont-Toulon et pour avoir prétendument eu recours à un arbitrage vidéo à la sollicitation de Baptiste Serin, Alexandre Ruiz revient sur le déroulé de cette action qui a amené le carton jaune de Sébastien Vahaamahina.

"J'entends beaucoup de choses depuis hier soir, que cette action aurait créé une jurisprudence pour une introduction en Top 14 du « captain challenge » (possibilité pour un capitaine de réclamer un arbitrage vidéo). Cet appel à la vidéo n’est absolument pas challengé par Baptiste Serin. Si on reprend la chronologie, la situation est la suivante: sur l’action, je suis masqué et je ne vois pas l'intervention de Sébastien Vahaamahina. Mais immédiatement, mon arbitre vidéo m’alerte dans l’oreillette pour me faire part d’un doute sur la manière dont le ballon est sorti du regroupement. Il me précise qu’il n’a pas encore de ralenti à sa disposition. Une seconde fois, il m’alerte sur ses doutes mais n’a toujours pas de ralenti. C’est à ce moment seulement que Baptiste Serin intervient pour me faire part de ses doutes, lui aussi. Je décide donc de précéder mon arbitre vidéo, vu que les ralentis n’arrivent pas, et je réclame personnellement le recours à la vidéo.

Mon erreur réside dans ma communication. Mais elle s’inscrit dans un contexte plus global. Je m'explique: avant le match, j’avais rencontré Patrice Collazo et les Toulonnais pour leur demander d'avoir un comportement beaucoup plus positif qu'à Montpellier, lors du match en retard de mardi. Collazo m'avait répondu que ce serait le cas. En réponse, je voulais aussi avoir une attitude positive vis-à-vis des joueurs. Le contexte est particulier, tendu cette saison entre le covid, les stades vides et cette course aux phases finales particulièrement serrée. La relation de confiance entre les joueurs et l'arbitre est d'autant plus importante.

Du coup, quand Baptiste Serin vient me voir et que j'avais déjà décidé d'appeler la vidéo, je lui réponds: « Je vais répondre positivement à votre demande. » Je voulais exprimer une forme d'apaisement et de relation de confiance. Mais je l'exprime mal. C'était maladroit et je reconnais mon erreur. Mes mots sont mal choisis, d'autant que le grand public, devant sa télé, n'avait pas eu accès aux échanges préalables avec mon arbitre vidéo, qui m'avait alerté dans l'oreillette. Il ne sait pas que je suis déjà en alerte sur cette action et que, non, la vidéo n'est pas commandée par le joueur toulonnais. Il n'y a pas, sur cette action, de jurisprudence pour un « captain challenge » en Top 14, comme cela peut se pratiquer dans le sud.

J'aurais simplement dû répondre à Serin que mon arbitre vidéo m'avait déjà alerté et que j'allais effectivement demander à revoir les images. Mais cela ne change rien en fond, qui est tout de même le plus important : au final, c'est la bonne décision qui a été prise."

Contenus sponsorisés