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Lyon : qu’importe la manière, seul le résultat compte

Lyon : qu’importe la manière, seul le résultat compte

Le 14/05/2021 à 15:03Mis à jour

Top 14 – Le LOU n’a plus son destin entre ses mains pour la qualification mais à trois matchs de la fin, il veut y croire. Il lui reste trois "finales" pour tenter de décrocher son objectif, dont la première face à Brive ce samedi, au Matmut Stadium de Gerland.

Les Lyonnais (9e, 56 points) savent qu’ils n’ont désormais plus le choix dans ce dernier triptyque qui se présente à eux. Avec les réceptions de Brive ce samedi (17h) et d’Agen lors de la dernière journée, entrecoupées d’un déplacement à Paris, Lyon sait qu’il devra remporter ses trois matchs s’il espère se qualifier pour la troisième fois de suite en phase finale. Tout en sachant que cela ne suffira peut-être pas… "Si on se résigne tout de suite, autant ne plus rien faire sur les trois matchs et ce n’est pas notre objectif. Même si l’on dépend des autres résultats, se concentrer sur nous va être primordial. Notre système fonctionne bien. Il faut avoir confiance en ça, en notre état d’esprit, et aux mecs qui sont à coté de nous", a voulu insister ce vendredi le demi de mêlée Jonathan Pélissié.

La dernière défaite à Castres, une semaine plus tôt, dans un duel entre concurrents directs a fait mal. "Elle a été dure à avaler car on a raté une chance d’être dans le confort pour le Top 6", a reconnu l’ailier Noa Nakaitaci. Et voilà pourquoi Pierre Mignoni a tenu à rassembler ses hommes dès le samedi matin au centre d’entrainement, pour une explication collective. "Je ne voulais pas que l’on attende tout le week-end pour se parler. Je voulais que le lundi, on sache où l’on va et pourquoi. C’était important d’avoir une vision sur le court terme. Il fallait re-booster, dire aux mecs d’y croire, de croire en notre équipe, en chacun d’entre nous. C’était important de se le redire", explique le manager rhodanien, qui en a fait de même avec son staff lundi matin.

Un problème de confiance ?

Toujours selon Pierre Mignoni, "cette équipe a beaucoup de ressources et parfois elle l’oublie, ou elle ne croit pas toujours en elle. Quand les joueurs se rendront compte, collectivement, qu’ils sont capables d’être constants, je pense qu’ils ne perdront pas beaucoup de matchs. Je leur ai posé la question, est-ce que vous y croyez ? C’est possible de ne pas y croire, pour pleins de raisons, mais notre rôle c’est de redynamiser certains qui pourraient moins y croire, ou ne plus y croire. Je suis certain que si l’on y croit tous, on va y arriver." Un constat lucide, alors que ce groupe a manqué de constance tout au long de la saison. Paradoxalement car "si depuis trois ans, on arrive à décrocher ces phases finales en fin de saison, c’est que ce groupe a ces ressources pour atteindre cet objectif. Tout le groupe, joueurs et staffs, est concerné par cet objectif", insiste Jonathan Pélissié. D’autant que ce groupe, il est composé de la même base de joueurs sur cette même période.

Qu’en déduire ? "Qu’il faut faire un travail profond au fond du groupe pour amener nos leaders à un certain niveau, répond Pierre Mignoni. On a de jeunes leaders qui ont besoin de se développer, et des mecs à côté qui les aident à être meilleurs." L’exemple de la défaite au CO est frappant, avec un LOU mené 20-9 à la mi-temps et capable de revenir à 1 point avant l’heure de jeu – grâce à un sublime essai de 80 mètres – mais qui craque ensuite. "On est revenu avec beaucoup de détermination, on fait le plus dur, on peut les mettre sous pression mais on reprend un essai… On manque de connexion ensemble pour tuer un match ou le faire basculer à un moment clé", analyse Pierre Mignoni qui pourrait être tenté de bousculer la hiérarchie mais qui n’a pas non plus pléthore de solutions. Et pour qui ce serait frustrant. "Peut-être que certains ont besoin de plus de concurrence sauf que les joueurs doivent prendre conscience que c’est excitant et que tu ne peux pas dormir", dit-il.

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