Midi Olympique

Le Stade rochelais tient sa grande première

Le Stade rochelais tient sa grande première

Le 18/06/2021 à 22:35Mis à jour Le 18/06/2021 à 23:16

TOP 14 – C’est une qualification historique pour la finale que le Stade Rochelais est allé chercher au stade Pierre-Mauroy de Lille, avec une victoire (19-6) pleine de maitrise face au Racing 92. Les Maritimes ont marqué l’unique essai de cette demi-finale.

On attendait les flèches franciliennes et cette fameuse ligne de trois-quarts, on a plutôt eu le droit à la solidité de la défense rochelaise, la meilleure du championnat. Les Maritimes ont fait preuve d’une redoutable solidité et d’un impressionnant calme – malgré l’enjeu – pour donner la sensation de maitriser l’évènement. Après deux échecs en demi-finale, le Stade Rochelais décroche enfin sa première finale, donnant le sentiment de n’avoir jamais douté dans une partie presque à sens unique, tellement le Racing 92 a manqué de solution(s).

Les Rochelais ont marqué l’unique essai par l’intermédiaire d’Arthur Retière, suite à une mêlée solide sur les 22m et un ballon orienté sur le petit côté pour un par-dessus de Brice Dulin, réceptionné avec succès par l’ailier (29e). Cette mêlée des Jaune et Noir s’est montrée très solide, dominante même sur l’ensemble de la partie face à un pack éprouvé notamment par les pertes sur blessures des deux talonneurs, Teddy Baubigny (MT) et Kévin Le Guen (62e). Et si l’on ajoute une touche du Racing imprécise, c’est toute une conquête mise à mal. Dans ces conditions, difficile de rivaliser quand l’adversaire réussi tout, ou presque…

L’impressionnante maitrise rochelaise

Les Rochelais n’ont pas tremblé, et leur solidité a fait la différence. Car si Maxime Machenaud a vite enchainé deux pénalités dans le premier quart d’heure (8e et 14e), les Franciliens n’ont ensuite plus rien marqué ! Ce sont d’ailleurs eux qui sont tombés dans l’indiscipline avant de courir après le score. Et malgré un coaching rapide, les mauvaises conditions climatiques à partir du dernier quart d’heure n’ont pas aidé ce Racing dans sa nécessité (et son incapacité !) à produire du jeu dans le camp adverse. Clairement, les individualités ont tenté par à-coups, mais le collectif francilien ne s’est jamais trouvé.

Auteur d’un sans-faute (5 sur 5) jusqu’à son premier échec à la 65e minute, Ihaia West a parfaitement usé de son pied pour inscrire 14 points et pour inverser la pression ou maintenir l’adversaire loin des zones dangereuses. Et si ce n’était pas l’ouvreur néo-zélandais, il y avait toujours un coéquipier pour prendre le relais. Le grattage de Dany Priso devant sa ligne a aussi été précieux (69e) et les larmes du président Vincent Merling – ajoutées aux « on est en finale » du public – témoignent parfaitement de la grandeur de cette performance. Et de la portée de ce résultat pour un club finaliste (malheureux) de Champions Cup cette saison

Le film du match

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