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Le Stade rochelais sait où il met les pieds

Le Stade rochelais sait où il met les pieds
Par Rugbyrama

Le 11/09/2020 à 11:57

TOP 14 - Impressionné, comme tous les observateurs, par la réaction collective de Toulouse à Clermont dimanche dernier, le Stade Rochelais mesure le défi qui l’attend ce samedi à Ernest-Wallon (15h15). Pour l’un des chocs de cette 2e journée.

"Jouer à 13 pendant plus de 25 min, il faut poser les couilles sur la table, quoi. C’est costaud, c’est énorme !" Avec son phrasé singulier, Uini Atonio n’y va pas par quatre chemins quand on lui demande son ressenti sur l’ébouriffant Clermont-Toulouse (33-30) du week-end passé. Ou, pour être plus précis, sur la seconde période livrée par un Stade Toulousain passé à un cheveu d’un exploit colossal, après avoir entrevu le bord du précipice.

Ce match-là, le pilier rochelais, à l’instar de ses partenaires de club, y a forcément prêté une attention toute particulière, au lendemain du succès des siens face à Toulon (29-15). Car c’est bien à La Rochelle que revient la lourde tâche de se frotter, dès ce samedi, à une formation remontée comme un coucou dans les derniers instants frustrants de sa presque remontada. Mais ne comptez pas sur Atonio pour faire le déplacement en victime expiatoire : "Ce n’est pas parce qu’ils sont encore champions que l’on va y aller à genoux et leur laisser tout faire."

La boîte à souvenirs est toute fraiche

D’ordinaire, Ernest-Wallon fait plutôt figure de terre hostile pour les Maritimes. 30 points encaissés, par match, sur la dernière décennie. Pas mince, comme moyenne. Récemment, La Rochelle en a même pris 38 contre Toulouse. 38-0. En terrain neutre. A Limoges. Il y a trois semaines de cela. Ihaia West était du voyage. Il n’a pas oublié. "Evidemment, nous ne sommes pas fiers du résultat. C’était très décevant, confiait l’ouvreur maori en conférence de presse, ce jeudi. On en a parlé, on a analysé ce match pour voir ce que l’on pouvait améliorer. Nous sommes prêts."

À sa décharge, le 22 août dernier, le club à la caravelle avait procédé à une large revue d’effectif. Et le score final ne reflète pas vraiment la physionomie d’un match amical longtemps équilibré. Certes vexé lui aussi par ce revers - "parce que l’on attendait depuis six mois de rejouer au rugby et on ne le prenait pas comme un amical" - le directeur du rugby rochelais Jono Gibbes s’en est servi comme levier cette semaine : "C’est une bonne indication de la marge contre eux. L’intérêt de ce match, c’est de l’utiliser pour l’analyse et de mettre toutes les choses en place pour le vrai match."

Imposer sa loi pour exister

Un "vrai" match assorti d’un "vrai" test physique. Surtout si les hommes d’Ugo Mola continuent sur la lancée de ce sublime essai de 100m collé à l’ASM. "Il y a eu très, très, très peu de rythme contre Toulon, insiste le flanker rochelais Kévin Gourdon. C’était un peu cata. On n’a pas eu l’occasion d’envoyer énormément de jeu et d’avoir un gros rythme niveau rugby mais je pense que l’on a bien travaillé pendant l’intersaison pour justement être capable de faire ça. Et sortir le meilleur rugby que l’on puisse jouer."

Le défi est de taille. Autant qu’il "stimule le groupe." Un groupe lui aussi "confiant, capable d’arriver avec beaucoup d’énergie et d’enthousiasme", garantit Jono Gibbes. Consigne principale de la semaine ? Ne surtout pas se faire dicter le rythme. "Si tu permets à Toulouse de contrôler le tempo du match, même à 13, c’est dangereux. C’est à nous de contrôler, de canaliser l’excitation, de rester lucide au moment de prendre les initiatives, au moment de garder le ballon, au moment d’occuper, etc. Tout ça, c’est donner le tempo. Je pense que Clermont était juste à la limite de prendre une leçon." Non, La Rochelle n’a pas l’intention d’aller à Ernest-Wallon pour suivre un cours magistral sans broncher.

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