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Au terme d'un incroyable chassé-croisé, Paris s'offre le RCT

Au terme d'un incroyable chassé-croisé, Paris s'offre le RCT
Par Rugbyrama

Le 06/12/2020 à 22:56Mis à jour Le 06/12/2020 à 23:28

TOP 14 - Au terme d'une rencontre aussi équilibrée que plaisante, le Stade français s'impose 24-23 face à de courageux Toulonnais. Avec ce court succès, les Parisiens font la bonne opération de cette 11e journée, puisqu'ils remontent à la 4e place du Top 14, à hauteur de Clermont, du LOU mais surtout du RCT.

Qu'elle avait fière allure, cette rencontre entre deux des équipes les plus ambitieuses du Top14. D'un côté les Parisiens, vaincus d'un point contre le LOU le week-end dernier (20-19), mais qui avaient remporté trois de leurs quatre derniers matchs. De l'autre les Toulonnais, qui se sont replacés en championnat, à la force de quatre victoires lors de leurs cinq dernières sorties. Et après de longues minutes d'applaudissement en hommage Christophe Dominici, dans un stade Jean-Bouin grimé aux couleurs de l'ancien ailier légendaire des deux équipes, les Toulonnais entraient parfaitement dans le match. Pas décidés à sortir par le pied, les coéquipiers d'un Sergio Parisse de tous les bons coups mettaient du rythme, de l'agressivité et ouvraient la marque dès la 10e minute de jeu par une pénalité de Baptiste Serin.

Pourtant, s'ils continuaient de dicter le tempo, les Rouge et Noir voyaient les Parisiens relever la tête dans la foulée, avec un bel essai d'Ester Etien (15e). Le numéro 11, drôle de coïncidence à l'heure où le souvenir de "Domi" planait sur l'enceinte parisienne ? L'ailier permettait en tout cas au Stade français de prendre le score : 5-3. Sauf que pas résignés à se laisser dicter la rencontre, les Varois remettaient immédiatement de l'avancée, et voyaient Sergio Parisse récompenser leurs efforts à la 23e minute. Pour son premier retour dans son ancien jardin sous de nouvelles couleurs, l'ancien capitaine du Stade français permettait ainsi à son équipe de reprendre le score : 10-8. Le début d'un incroyable chassé-croisé ? Vous ne croyez pas si bien dire. À cet essai du numéro 8 toulonnais, Joris Segonds répondait par une nouvelle pénalité (31e), avant que Christopher Tolofua n'inscrive à son tour un essai au terme d'un ballon-porté (36e). À la pause, les Toulonnais menaient alors 17-11.

La victoire a changé de camp à neuf reprises

Sauf que les deux équipes revenaient des vestiaires avec des intentions similaires, et un essai de Silatolu Latu (46e) redonnait l'avantage au score aux Parisiens : 18-17. De quoi imaginer un envol des joueurs de la capitale, avec un excellent début de deuxième période ? C'était sans compter sur la révolte toulonnaise, et une nouvelle pénalité de l'ouvreur d'un soir, Baptiste Serin (50e, 18-20). Et si la fin de match se tendait alors que les minutes défilaient sur l'écran géant de Jean-Bouin, Joris Segonds permettait au Stade français de respirer à la 60e minute de jeu (21-20). Son vis-à-vis lui répondait dès la 65e minute, mais l'ouvreur parisien avait finalement le dernier mot à la 69e minute (24-23).

Et si les Toulonnais continuaient d'y croire et poussaient jusqu'à la dernière seconde, plusieurs faits de jeu (contestation de Nonu, immédiatement pénalisée alors que Toulon entrait dans les 22 mètres parisiens, en-avant de Jolmès, etc.) n'offraient pas aux Varois la possibilité de faire basculer cette rencontre. Au terme d'un chassé-croisé incroyable, durant lequel la victoire a changé neuf fois de camp (!), ce sont finalement les Parisiens qui s'imposent face à des Toulonnais qui ramènent un bonus défensif, mais pourraient regretter leur fin de match. Avec ce succès par le plus petit des écarts (24-23), les Parisiens font la bonne opération de cette 11e journée, puisqu'ils remontent à la 4e place du Top14, à égalité de points (28) avec Clermont, le LOU mais surtout le RCT. Les Parisiens devront désormais confirmer ce bon résultat sur la pelouse de Pau, le 27 décembre, quand les Toulonnais tenteront de relever la tête à Mayol contre Clermont.

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