Midi Olympique

Le festival toulousain

Le festival toulousain

Le 10/01/2021 à 22:54Mis à jour Le 10/01/2021 à 23:20

Top 14 - Le Stade toulousain l'a emporté ce dimanche soir, 48-24, face au Stade français, sur la pelouse d'Ernest Wallon. Bonus offensif en poche, les Toulousains, forts de leur 6e victoires consécutive, sont désormais leaders du Top 14. De leur côté, les Parisiens repartent avec 0 point et restent 5e derrière du classement.

On avait envie de croire que ce duel de Stades serait alléchant au regard des équipes alignées, et le spectacle fut au rendez-vous, à défaut d’un grand suspens. Car les Toulousains ont déroulé, pour finalement décrocher une large victoire à la suite d’une prestation maitrisée, synonyme de 1ère place provisoire. Les Parisiens, qui s’étaient imposés largement à l’aller à Jean-Bouin (48-14), subissent cette fois la foudre après avoir fait preuve d’un peu trop de maladresses malgré quelques sursauts, et surtout désorganisés par le rythme incessant des attaques adverses.

Déjà meilleure attaque du championnat avant le match, Toulouse a honoré son statut inscrivant 7 essais de plus pour porter son total à 50 depuis le début de la saison (en 14 matchs joués). Mis à part un essai de pénalité pour une faute de Pablo Matera (59’), les six autres l’ont été dans le jeu. Antoine Miquel a ouvert le bal à la suite d’un gros travail de Sofiane Guitoune (17’), et Antoine Dupont a enchainé en profitant d’une interception de ce même Guitoune pour une contre-attaque assassine (21).

Ce fut ensuite l’heure des doublés pour Matthis Lebel et Yoann Huget. Le premier s’est d’abord emparé du statut de meilleur marqueur du championnat, avec ses 7ème et 8ème réalisations ; profitant encore d’une percée de Guitoune (46’) puis sur une passe voleillée de Dupont (52’). Pour l’autre ailier haut-garonnais, il y a eu la bonification d’une action collective d’envergure faite de jeu après-contact (25’) et cette conclusion sur l’aile après une très belle relance de Pita Ahki (61’).

Paris ne tient pas le rythme

Le score est donc lourd pour Paris, en grand difficulté à l’image de son ouvreur Joris Segonds. Victime d’une interception sur le deuxième essai toulousain, le n°10 parisien restait juste avant sur deux touches non trouvées après pénalités. Mais il n’est pas le seul responsable, bien au contraire. C’est tout un collectif qui a souffert du rythme soutenu imposé par l’adversaire. Malgré tout, les joueurs de la Capitale ont réussi à se montrer dangereux et décisifs par à-coups, grâce à ses détonateurs. Comme avec Marcos Kremer au retour des vestiaires suite à un groupé-pénétrant (44’) ou par Jonathan Danty sur un exploit individuel et une percée (55’). On retrouve d’ailleurs le centre parisien pour une passe au pied dans la course de Ryan Chapuis, amenant le troisième essai parisien (63’). Insuffisant malgré tout pour rivaliser.

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