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La Rochelle : les derniers "kifs" de Zeno

La Rochelle : les derniers "kifs" de Zeno

Le 01/06/2021 à 14:15Mis à jour

TOP 14 - En marge de la victoire bonifiée du Stade Rochelais contre Pau (51-27), samedi dernier, Zeno Kieft a reçu un vibrant hommage à Deflandre. Le flanker néerlandais, au club depuis 2010, raccrochera les crampons en ce mois de juin.

L’image est belle et reflète l’empreinte laissée par Zeno Kieft au Stade Rochelais. Seul en tête du cortège venu saluer les supporters puis porté en triomphe par ses coéquipiers à l’issue du match remporté face à Pau samedi dernier, lors de la 24e journée de Top 14, le néerlandais à la longue chevelure blonde n’oubliera jamais ce 29 mai 2021. Il a, peut-être, joué son tout dernier match à Deflandre, bientôt onze années après y avoir posé ses bagages.

Plus ancien joueur de l’actuel effectif, aux côtés de Romain Sazy, Zeno Kieft mettra un terme à sa carrière dans les prochains jours. À 29 ans. Et près de 120 matches disputés en jaune et noir, dont la moitié comme titulaire. "J'ose espérer que c’était sa dernière à Deflandre, glissera justement le capitaine Sazy après ce tour d'honneur empli d'émotion. Ce sera plutôt un bon signe si c’était la dernière (La Rochelle serait directement qualifiée en demi-finale, NDLR). Qu’il ait pu y avoir un peu de public, pour la grandeur de l’homme qu’il est, c’est très bien."

Des louanges XXL

Dans les vestiaires comme en dehors, les hommages sont unanimes. Grégory Patat est dithyrambique à l'égard du flanker. "Zeno c’est une sacrée histoire. Il est parti avec son baluchon des Pays-Bas. Il est arrivé ici, il ne savait pas de quoi serait fait le lendemain. Il a fait preuve de résilience, de travail. Il est l’incarnation même de l’état d’esprit du groupe, applaudit l'entraîneur des avants. Le paradoxe, c’est qu’il n’était pas forcément titulaire, il était souvent utilisé comme impact-player. Mais il est dans les groupes de leaders. Donc c’est une sacrée réussite."

"Il s’est toujours accroché. Toujours, insiste le technicien. Avec Patrice (Collazo, NDLR), avec les différents staffs qu’il a connus. Son histoire n’a jamais été facile. Chaque saison, il ne partait pas parmi les titulaires. Mais il a toujours été là. À chaque fois qu’il a été sur le pré, il a fait de sacrées performances. Il pourrait jouer dans n’importe quel club de Top 14, de Pro D2. Il a des sollicitations mais il fait un choix de vie de rentrer chez lui. C’est tout à son honneur."

Kieft savoure

La veille de la réception de la Section à Deflandre, au matin, Zeno Kieft a "pris un peu plus de temps pour venir ici, respirer dans cette belle enceinte et profiter de ce moment, racontait-il vendredi dernier dans les colonnes de Sud Ouest, avant sa onzième apparition de la saison. C’est très fort, ces dix ans. Je suis touché, fier et reconnaissant. C’est une énergie qui me pousse et me rend vraiment joyeux. C’est difficile à décrire, mais c’est très fort." Tellement fort que le Néerlandais au français courant a visiblement ému tout le vestiaire.

"A la fin du match, il a parlé et je pense que vous pouvez interroger n’importe quelle personne dans le vestiaire, c'était très émouvant, très touchant, très juste, souligne Grégory Patat. J’insiste sur le joueur mais sur l’homme aussi. On fait de sacrées rencontres quand on fait ce métier et Zeno fait partie des belles rencontres." Lui permettre de jouer les prolongations jusqu'au 25 juin, soir de finale du Top 14, et de sortir par la (très) grande porte est aussi l'une des sources de motivation du groupe, en cette fin de saison.

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