Icon Sport

L'antisèche : Toulon et sa charnière plus forts que le Racing

L'antisèche : Toulon et sa charnière plus forts que le Racing
Par Rugbyrama

Le 06/03/2021 à 22:15Mis à jour Le 07/03/2021 à 09:02

TOP 14 - Après s’être incliné deux fois consécutivement à Mayol, Toulon est venu à bout du Racing 92 dans un match âpre et serré de bout en bout. Le retour des internationaux a fait du bien aux deux formations, mais c’est bien le RCT qui s’en sort sur le score de 25-21 et qui reste dans le Top 6.

Le résumé : Toulon au forceps

La rencontre n’avait pas débuté de la meilleure des façons pour les Racingmens. Une pénalité manquée par Iribaren, une touche non trouvée par Finn Russell, pas des plus inspirés ce soir. Puis suite à une longue action où les Ciel et Blanc ont trouvé de l’avancée, c’est le centre international français, Virimi Vakatawa, de retour sur les pelouses ce soir après sa blessure, qui était à la conclusion du premier essai de son équipe. Mais un autre Bleu lui a répondu quelques minutes plus tard. Gabin Villière, après deux pénalités jouées vite par son demi de mêlée Baptiste Serin, allait remettre son équipe devant au score. Un premier acte marqué par de nombreuses mêlées et un rythme très haché.

En seconde mi-temps c’est un duel de buteur qui s’est mis en place entre Louis Carbonel et Maxime Machenaud, qui fêtait ce soir sa 200e match en Top 14. Un autre international français est allé marquer un essai. C’est Bernard Le Roux qui a permis au Racing 92 (62e) de faire un rapprocher au score. Alors qu’ils étaient menés 19-8, cet essai permettait aux racingmens de recoller à 4 petits points. Mais le duel de buteurs a tourné à l’avantage du Toulonnais qui permet à son équipe de mettre fin à deux défaites à Mayol et d’être toujours sixième au classement.

Le joueur : Louis Carbonel

Alors que Toulon était en manque de numéro 10 depuis quelques matchs, en atteste le repositionnement de Toeva à ce poste, le retour de Louis Carbonel a fait du bien à Toulon. Auteur d’un 100% au pied (7/7), il a inscrit 20 des 25 points de son équipe. Face à une équipe du Racing 92 très pénalisée (12 pénalités concédées), l’adresse du demi d’ouverture face aux perches à fait un bien fou à Patrice Collazo et ses hommes. En face, Iribaren a manqué une pénalité et une transformation et c’est peut-être des points qui manquent à la fin de la rencontre. Mais Louis Carbonel a également beaucoup pesé sur le jeu de son équipe. Sa complémentarité avec Baptiste Serin est indéniable et Toulon n’est pas la même équipe avec ces deux-là. En manque de temps de jeu avec les Bleus, le numéro 10 du RCT a brillé et a montré qu’il était indispensable à cette équipe.

Le fait du match : les internationaux à la fête

De retour dans leurs différents clubs, les internationaux du XV de France étaient nombreux sur la pelouse de Mayol ce samedi soir. Et pour la plupart, ils ont brillé. C’est simple, les trois essais inscrits sont tous l’œuvre d’un tricolore. Vakatawa, Le Roux et Villière sont, au moins pour les deux premiers, deux hommes de base de Fabien Galthié, et pour le troisième un joueur qui s’affirme de semaine en semaine. Le centre du Racing 92 a avancé sur chacune de ses prises de balle et a été un danger permanent pour la défense toulonnaise. Villière, au-delà de son activité offensive, a réalisé un grattage ultra-important à la 60eme alors que le Racing était à 5 mètres de la ligne.

La charnière du RCT a également été à son avantage. Baptiste Serin est à l’origine du seul essai de son équipe et son association avec Carbonel a remis Toulon dans le droit chemin. Jouer avec une vraie charnière est toujours un plus, qui est plus quand elle a l'habitude d’évoluer ensemble. Les deux hommes ont prouvé que malgré un manque évident de temps de jeu ces dernières semaines, ils étaient les patrons de ce RCT.

La question : le Racing 92 pouvait-il espérer mieux ?

Certes, les hommes de Laurent Travers repartent avec un point de bonus défensif et reprennent la place de dauphin du Stade toulousain à La Rochelle, mais on est en droit de se demander s’ils ne pouvaient pas espérer plus que ce point obtenu. Les Racingmens ont effectué deux fois plus de passes que le RCT, ont battu 17 défenseurs et n’ont raté que 7 plaquages durant toute la rencontre. L’indiscipline affichée par les Ciel et Blanc est peut-être un début de réponse. En effet, les Franciliens ont concédé 12 pénalités que s’est empressé de punir Louis Carbonel.

Les trois touches et deux mêlées perdues montrent que les coéquipiers d’Henry Chavancy ont manqué de précision et cela s’est ressenti à quelques reprises où ils n’ont pas réussi à scorer malgré leur présence dans le camp toulonnais. Avec ces ballons perdus en conquête, on se dit que le Racing pouvait légitimement espérer mieux, mais Toulon n’a rien lâché et s’en est remis à Carbonel pour punir les Racingmens.

Le Racing 92 pouvait-il espérer mieux ?

Sondage
4541 vote(s)
Oui
Non

Par Yohan Lemaire

Contenus sponsorisés