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L'antisèche : les Clermontois se sont sabordés en touche

L'antisèche : les Clermontois se sont sabordés en touche
Par Rugbyrama

Le 16/01/2021 à 17:48Mis à jour Le 16/01/2021 à 18:46

TOP 14 - Dans un match au rythme peu emballant et donc très haché, Bordeaux-Bègles et Clermont ont fait match nul (16-16) au stade Chaban-Delmas. Les deux équipes pourront avoir des regrets : Bordeaux pour ne pas avoir su profiter des nombreuses erreurs adverses mais surtout Clermont qui a vécu un calvaire notamment sur le secteur de la touche, déjà en difficulté ces derniers temps.

Le résumé : Pas de vainqueurs dans un pauvre match

Ce Bordeaux-Bègles - Clermont comptant pour la quatrième journée ne restera pas dans les annales. Et pourtant le début de match a été emballant avec un essai de chaque côté. C'est d'abord le talonneur Maxime Lamothe (15e) qui va marquer derrière un maul, profitant d'une double supériorité numérique. Mais à l'orgueil, Clermont va réagir grâce à Damian Penaud (20e). Un duel de buteur entre Matthieu Jalibert et Morgan Parra va ensuite s'installer, un duel qui va tourner en première mi-temps à l'avantage du joueur appelé dans le groupe France pour préparer le Tournoi. À la pause, l'UBB mène 13-10.

Mais en deuxième période, la partie, déjà haché, ne va pas du tout se décanter, c'est même le contraire qui va se passer. Morgan Parra va ramener les siens à égalité avant la réponse de Jalibert. C'est finalement l'ancien berjallien qui va offrir à des clermontois très approximatifs le match nul à Bordeaux (16-16), là où pourtant Toulon ou encore Lyon se sont cassés les dents...

Le fait : La touche clermontoise, c'est grave docteur ?

C'est le fait marquant de cette rencontre : la conquête clermontoise a encore une fois été en difficulté. La mêlée n'a pas été au mieux encore une fois avec deux ballons perdus, un mal que l'on avait déjà vu lors de la réception du Racing par exemple ou Slimani et consort avait souffert. Mais c'est un mal encore plus profond et chronique depuis un mois qui a touché les Jaunards cet après-midi : la touche. En effet, l'alignement clermontois a vécu un véritable calvaire en terre girondine avec pas moins de huit ballons perdus sur ses propres lancers. Clermont affiche un taux de réussite d'à peine 55% dans cet exercice alors qu'en face, Bordeaux a remporté 90% de ses ballons en touche.

Surtout, les Clermontois se sont sabordés notamment sur des occasions franches où ils bénéficiaient de lancers à l'entrée des 22 mètres adverses et ce à quatre reprises. Mais à chaque fois, Adrien Pélissié et ses coéquipiers rendaient le ballon à leurs adversaires. Des maux en conquête qui sont récurrents comme cela avait déjà été le cas face au Racing 92 ou à un degré moindre face à la Section paloise. C'est peut-être à cause de cela que Clermont n'a pas pu l'emporter mais à tout de même pu arracher un match nul important, dans le sillage de ces hommes forts.

L'homme du match : Moala ne déçoit pas

Le symbole de ces hommes forts clermontois, c'est certainement le centre néo-zélandais George Moala. Encore une fois, la puissance du natif d'Auckland aura été très précieuse pour avancer sur chaque impact, en témoigne les neuf défenseurs battus par le numéro 12 de l'ASM. Insaisissable, Moala fait du bien dans une ligne d'attaque qui elle performe, avec un Jean-Pascal Barraque à son aise ou encore un Kotaro Matsushima toujours aussi intéressant. Ce n'est pas un hasard donc si Barraque et donc George Moala ont décidé de prolonger leur contrat plus tôt dans la semaine. Ces hommes ont de quoi endosser le rôle de leader de cette ligne d'attaque auvergnate.

La question : Les absences en deuxième/troisième ligne expliquent-ils les difficultés clermontoises en touche ?

Une touche clermontoise au plus mal, cela fait quasiment un mois que le mal persiste. Mais il y a peut-être une explication à cela : les nombreuses absences dans le pack clermontois. En effet, les Jaunards n'ont pas été épargnés par les blessures en deuxième et en troisième ligne et cela pourrait coïncider avec ces difficultés. Des hommes importants et des meneurs de la touche comme Sébastien Vahaamahina, Alexandre Lapandry ou encore Arthur Iturria ne sont pas présents, laissant des joueurs comme Timani ou encore les frères Lanen à prendre les choses en main. On avait même pu voir Peceli Yato repositionné en deuxième ligne. Aujourd'hui, Paul Jedrasiak a effectué son retour, Clermont voit peut-être le bout du tunnel.

Les nombreuses absences expliquent-elles les difficultés en touche de l'ASM ?

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Par Kenny Ramoussin

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