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L'antisèche : le Racing 92 efficace, des regrets pour le Stade français

L'antisèche : le Racing 92 efficace, des regrets pour le Stade français
Par Rugbyrama

Le 04/09/2021 à 21:01Mis à jour Le 04/09/2021 à 21:03

TOP 14 - Les Racingmen, tout en maîtrise se sont offert le derby face à leur voisin parisien en s'imposant 36-21 sur la pelouse du stade Jean-Bouin. Moins pénalisés, les soldats roses peuvent nourrir des regrets, malgré un Racing 92 bien au-dessus qui n'a rien laissé passer.

Le résumé : le Racing sans trembler

Dans l'engagement et le niveau de jeu affiché, malgré quelques imprécisions, le Racing 92 a sorti le match qu'il fallait pour gagner un derby. Plus prompts mais surtout plus efficaces, les coéquipiers de Gaël Fickou, promu capitaine en ce début de saison, n'ont quasiment jamais été inquiétés. Avec une possession stérile (60% de possession), le Stade français n'a su trouver la clé qu'en fin de match, alors que le score était quasiment fait.

Avec un Tanga en vue, des trois-quarts capables de coup de génie et une très belle efficacité au pied, les Ciel et Blanc l'emportent finalement logiquement (21-36). Auteurs de trois essais, ils n'empochent cependant pas le bonus offensif.

Le paradoxe : le Stade français impérial en mêlée

Cette rencontre dominée de bout en bout par des Racingmen plus tranchants, a paradoxalement été à l'avantage des locaux dans les phases de conquête. En mêlée, les partenaires de Paul Alo-Émile ont donné du fil à retordre aux Ciel et Blanc. Ce dernier a d'ailleurs été le cauchemar des piliers gauches de Gonzalo Quesada. Kolingar puis Colombe ont subi la puissance du capitaine des soldats roses. Colombe s'est d'ailleurs vu être sanctionné d'un carton jaune en fin de première période, dans l'exercice de puissance.

Pénalisés, les joueurs de Laurent Travers l'ont d'ailleurs été à quinze reprises tout au long de la partie, contre seulement huit fois pour les Stadistes. Une statistique qui démontre encore plus le manque de réalisme et d'efficacité des locaux, incapables de revenir dans le match.

Top 14 - Le Stade français impérial en mêlée

Top 14 - Le Stade français impérial en mêléeIcon Sport

Le regret : le Stade français ne conclut pas avant la mi-temps

Stérile jusqu'à tard dans la partie, le Stade français peut regretter une action en particulier. Dominants en mêlée fermée, comme écrit précédemment, les Parisiens bénéficiaient d'une introduction, à quelques secondes de la fin de la première période. Paul Alo-Émile mettait encore à mal Hassane Kolingar, lequel sortait du terrain, remplacé par George-Henri Colombe. Mais le numéro 23 ne restait pas longtemps sur le terrain puisqu'il subissait la pression de son vis-à-vis et écopait d'un carton jaune.

En supériorité numérique, Joris Segonds et les siens faisaient le choix de la touche et un ballon porté était amorcé, après la sirène. Mais ce dernier s'écroulait juste avant l'en-but, rendant l'action infructueuse. M. Poite décidait donc de siffler la fin de la première mi-temps, sur le score de 20 à 6. Un score trop large pour des Parisiens, qui n'ont jamais su revenir par la suite.

L'action : Klemenczak à la conclusion d'un mouvement d'envergure

Tout part de cette touche que le Stade français concède aux Racingmens, Le Garrec, fraîchement entré fait une feinte de passe avant de donner à Volavola qui offre une magnifique chistera de quinze mètres pour Klemenczak. Taofifenua récupère le ballon sur l'aile et perce la défense des soldats roses. C'est finalement Klemenczak qui va au bout de l'action dans et marque le troisième essai du Racing 92 à la 75e minute de jeu. Une action de plus de 70 mètres parfaitement menée par les hommes de Laurent Travers qui condamne le Stade français à la défaite.

La décla : "Ils nous ont agressé du début à la fin"

Au terme de la rencontre, Joris Segonds (demi d'ouverture du Stade français) regrette l'issue de ce match, forcé de constater que le Racing 92 était un cran au-dessus : "On a été impuissant, je pense qu'il n'y a pas photo sur ce match, le Racing a été meilleur dans tous les secteurs. Ils nous ont agressé du début à la fin et on n'a pas répondu présent. On s'est dit des choses dans les vestiaires que l'on n'a pas respecté. Ce n'est que le premier match mais après ça, il va falloir se remettre la tête à l'endroit et vite se ressaisir pour aller à Bordeaux avec des convictions"

Top 14 - Joris Segonds et Gael Fickou lors du derby pour le compte de la 1ère journée de Top 14.

Top 14 - Joris Segonds et Gael Fickou lors du derby pour le compte de la 1ère journée de Top 14.Icon Sport

La question : un derby parisien se gagne-t-il à l'extérieur ?

Pour cette première journée, nous avions droit donc à un derby spécial entre deux équipes qui aiment gagner sur le terrain de l'autre. Le Racing 92 s'est, cette fois-ci, imposé sur la pelouse de Jean-Bouin, ce qui donne cette statistique impressionnante : six des sept dernières confrontations entre ces deux équipes ont donné lieu à des victoires à l'extérieur. Seule exception depuis 2017 ? Le match de barrage de Top 14, en 2021, remporté par le Racing sur sa pelouse (38-21). Alors pour un derby parisien, avantage au visiteur ?

L'équipe visiteuse a-t-elle un avantage dans le derby parisien ?

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