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Sinzelle : "Bien démarrer ce nouveau cycle"

Sinzelle : "Bien démarrer ce nouveau cycle"

Le 21/01/2021 à 10:11Mis à jour Le 21/01/2021 à 10:40

TOP 14 – Freiné dix jours par l'épidémie de Covid-19 et amputé de plusieurs cadres, le Stade Rochelais retrouve les terrains dès vendredi soir, avec la réception de l'Aviron Bayonnais (20h45). Un retour aux affaires que le centre Jérémy Sinzelle espère studieux.

Jérémy, comment le groupe a vécu cette période de coupure ? Par rapport à d'autres clubs touchés auparavant, vous ne vous en sortez pas trop mal avec un seul match reporté.

On ne s'en sort pas trop mal, on n'a pris qu'une semaine. On verra vendredi comment on sera. On s'est bien entraîné pendant trois jours après avoir repris dimanche. J'espère que l'on va garder cette dynamique que l'on avait depuis le début, on avait réussi à enchainer les matches. Là, on a un petit arrêt mais je suis assez confiant.

La multiplication rapide des cas vous a-t-elle fait peur ?

Non, pas peur. Mais c'est sûr que c'est chiant pour le club, c'est chiant pour les joueurs car on est obligé de tous s'arrêter, de rester à la maison, de prendre notre mal en patience. Mais je trouve que le club a bien réagi. Ça va bien repartir. Ce week-end, on joue Bayonne qui a eu un mois d'arrêt. On n'en est pas là mais bon, il faut faire attention. Mettre plus souvent le masque et tout ça.

" L'hécatombe, derrière ! C'est comme ça, hein…C'est chiant pour s'entraîner derrière. On fait avec."

"Seulement" dix jours off, en termes de rythme, ça limite la casse ?

Il ne fallait pas plus, surtout pour moi. Je trouve qu'aujourd'hui, on a fait une bonne séance. J'espère que vendredi tout ira bien, sur le terrain. Autant l'entraînement on y revient vite mais les matches, il faut les jouer pour pouvoir prendre un rythme.

Il manquait du beau monde à l'entraînement ce mercredi : Plisson, Gourdon, Kerr-Barlow, Retière, Doumayrou, Aguillon, Liebenberg ou encore Vito. Surtout derrière, donc.

L'hécatombe ! C'est comme ça, hein…C'est chiant pour s'entraîner derrière. On fait avec.

La perte - sans pouvoir jouer - du fauteuil de leader, purement symbolique ?

Totalement. Le championnat est encore long. Il faut arrêter avec ce classement, de toute façon il manque des matches à tout le monde. Le classement ne veut rien dire, actuellement.

Le staff vous a-t-il demandé de regarder des vidéos de Bayonne pendant cette coupure ?

Non, du tout. On savait qu'on allait reprendre dimanche. On a donc une semaine presque complète pour pouvoir préparer le match. En plus, Bayonne a joué le week-end dernier contre Pau donc on a pu regarder ce match-là, voir comment ils lançaient le jeu.

Qu'en avez-vous pensé ?

Ce n'était pas simple pour eux mais quand ils tiennent le ballon, ils jouent debout, c'est assez intéressant, quand même. Il faudra être assez discipliné parce qu'ils ont de très bons buteurs. Ils sont capables de faire de très belles choses. On avait fait un super résultat là-bas (victoire bonifiée 19-36 à l'aller, NDLR) donc je pense qu'ils vont venir revanchards. A nous de prendre le match par le bon bout et d'essayer de faire le meilleur match possible. C'est une équipe qu'il faut éviter de mettre en confiance.

Vous allez recroiser votre ancien coéquipier Maxime Lafage, qui a repris des couleurs. Comment le trouvez-vous ?

Très bon animateur. Il anime plutôt bien le jeu de Bayonne. Il est plutôt en confiance, il arrive à enchainer les matches. C'est toujours pareil, un joueur qui enchaine les matches retrouve de la confiance. S'il voudra être revanchard à Deflandre ? Je pense, oui !

Vous allez ensuite enchainer Toulouse, le Racing et Toulon, les trois autres membres du Top 4. D'où l'importance de bien se lancer.

Exactement. On n'aura pas de vacances. Il faut bien démarrer ce cycle. Ce nouveau cycle, j'ai envie de dire. On a un gros cycle. A nous de prendre le maximum de points possibles pour pouvoir rester en haut du tableau.

En octobre dernier, après la victoire à Deflandre contre l'UBB, vous regrettiez un certain manque de liant dans la ligne de trois-quarts. Est-ce toujours le cas ?

On progresse de jour en jour je trouve, mais on l'a encore vu à Agen…On marque six essais, on prend le bonus mais on ne marque pas un essai de trois-quarts. Il y a eu six essais d'avants. C'est un exemple. Certes, le collectif tourne plutôt bien mais on n'a pas marqué un essai de derrière contre Agen.

C'est parce que Pierre Bourgarit vous a piqué un ballon, aussi…

(Rires). Peut-être. Mais ce que je veux dire c'est que, dans les structures, on est bien, on arrive à bien faire jouer les avants mais nous, derrière, il faut que l'on arrive aussi de temps à temps à scorer. On a un peu de mal…

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