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Iribaren : "Le Stade français avait la corde au cou..."

Iribaren : "Le Stade français avait la corde au cou..."

Le 03/05/2021 à 15:33Mis à jour Le 03/05/2021 à 17:34

TOP 14 - La défaite face au Stade français samedi dernier à Paris La Défense Arena, le Racing 92 peine à la digérer. Son demi de mêlée Teddy Iribaren, toujours très franc et lucide, livre ici quelques pistes pour tenter d’expliquer cet échec ciel et blanc.

Quelle analyse faites-vous de cette défaite face au Stade français ?

Nous n’avons pas abordé ce derby comme il fallait. Le Stade français a mis beaucoup d’engagement, beaucoup de férocité. Sur les vingt premières minutes, nous n’avons pas fait ce qu’il fallait. Le Stade français a été solide au milieu du terrain et dans le jeu au sol, nous n’avons pas su les contrer. Les zones de ruck ont été un peu catastrophiques. C’est sûrement dans ce secteur de jeu que nous avons perdu ce match.

Avez-vous souvenir d’avoir autant été secoué dans les zones de ruck cette saison ?

J’ai parfois la mémoire courte, mais de l’extérieur, c’est aussi la sensation que j’ai eue. Lors de nos sorties précédentes, notamment à Toulouse, nous avons été "contre-ruckés" sur les extérieurs. Je pense que le Stade français a dû appuyer là-dessus durant leur semaine de préparation. Malgré tout, nous n’avons pas su répondre. Ce jeu au sol a vraiment été déterminant.

Avez-vous le sentiment d’avoir montré deux visages très différents sur les deux mi-temps du match ?

C’est vrai, il y a eu deux équipes totalement différentes sur ce match de notre part. C’est psychologique. Nous allons devoir trouver les ressources mentales pour essayer de "switcher". Franchement, ne me demandez pas d’explication, je ne comprends pas ce qu’il s’est passé. Après, quand on oublie l’essence même du rugby, c'est-à-dire la conquête, la détermination et le combat, on a beau avoir les meilleurs joueurs du monde, c’est compliqué de gagner des matchs. Mais c’est aussi la beauté de ce sport.

Avant cette rencontre, les dirigeants des deux clubs se sont lancés des piques par médias interposés pour faire monter la pression. Or, au coup d’envoi, on a eu l’impression qu’une seule équipe avait vraiment conscience de l'enjeu de ce derby. Vrai ou faux ?

Vous avez sûrement raison, mais je ne sais pas comment l’expliquer. Je ne peux pas dire que nous avons été catastrophiques, mais nous n’avons pas trouvé la bonne réponse. Le Stade français a vraiment pris le dessus en première mi-temps. Mais n’oubliez pas non plus qu’ils avaient la corde au cou. Une défaite et leur espoir de qualification s’envolait définitivement. Ils ont donc peut-être eu ce petit supplément d’âme qui nous a fait défaut.

Est-ce qu’il y a le feu au Racing 92 ?

Non, les saisons sont longues. Comme tous les ans, nous avons une période un peu creuse. Malheureusement, cette saison, elle est arrivée à un mauvais moment. Depuis le quart de finale perdu à Bordeaux, nous sommes dans une spirale un peu négative, même si on montre de belles choses. Mais c’est à l’image de notre saison : en dent-de-scie. Il reste quatre matchs et nous n’avons plus le droit à l’erreur. Heureusement, nous avons notre destin en mains.

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