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West a vécu un deuxième cauchemar final

West a vécu un deuxième cauchemar final
Par Rugbyrama

Le 26/06/2021 à 12:08Mis à jour Le 26/06/2021 à 14:35

TOP 14 - Face à Toulouse, en finale de Top 14, Ihaia West est passé à côté de son match, tant sur ses tentatives au pied que dans le jeu courant. Une prestation manquée, qui rappelle malheureusement à l’ouvreur celle de Champions Cup, face à ces mêmes Toulousains.

Ihaia West et les finales 2021, c’est loin d’être une grande histoire d’amour. Tout comme son équipe, l’ouvreur rochelais est sorti déçu des deux confrontations face au Stade toulousain. D'abors en Champions Cup en mai, ensuite en Top 14 ce vendredi. Le pire pour le Néo-Zélandais, c’est qu’il a traversé un calvaire lors des deux rencontres, avec notamment un manque criant de réussite dans ses tentatives au pied.

Tétanisé, à l’instar de ses coéquipiers

Ce vendredi, en Top 14, l’ouvreur est en plus passé à côté de sa rencontre dans le jeu, enchaînant les imprécisions. Au Stade de France, il convient de dire que West a même raté sa finale à tous les niveaux. D’abord, dans ses tentatives de tirs au but, il a cruellement manqué de réalisme et a semblé, comme ses coéquipiers, tétanisé par l’événement. Il a largement manqué deux de ses trois tentatives, alors que ces dernières semblaient dans ses cordes.

Dans le jeu ensuite, contrairement à la finale de Champions Cup, Ihaia West n’a pas su organiser son équipe et développer du jeu. Ses imprécisions, à l’image de son équipe, ont été beaucoup trop nombreuses. Au final, il a souffert de la comparaison avec son adversaire direct : Thomas Ramos l’homme du match.

En cumulé des deux finales, West, c’est 50% de réussite en face des perches (5/10). Une statistique beaucoup trop faible pour un buteur lors de matchs si importants. Après ses huit points laissés en route en Champions Cup (trois poteaux), ce sont donc cette fois-ci six unités qui ont manqué de tomber dans l’escarcelle des Maritimes. Ces points échappés au pied ne sont bien sûr par la raison des différents échecs rochelais, mais ils font partie de ces petits détails qui font toute la différence. La moyenne de note Rugbyrama de West sur les deux finales en dit d’ailleurs long puisqu’il n’est crédité que d’un 3,5/10 de moyenne.

Un dénouement cruel

Le Maori est donc passé à côté de ses finales, mais doit-il être blâmé pour ça ? En concurrence avec Jules Plisson pour le poste en début de saison, West avait finalement pris l’avantage sur son homologue pendant l’hiver. Ses superbes performances avaient d’ailleurs permis à La Rochelle de réaliser sa magnifique saison, et de se hisser en finale des deux compétitions. En demi-finale de Champions Cup, face au Leinster, il avait été un des leaders des Maritimes grâce notamment… à la précision de son jeu au pied. Ce jour-là, West avait inscrit 22 points face à l’ogre irlandais.

Ses performances étaient telles au cours de la saison, que les Rochelais au début réticents à l’idée prolonger le contrat de leur ouvreur, ont finalement pris la décision de le garder un an de plus. Sa complémentarité à la charnière avec son compatriote Tawera Kerr-Barlow étant en plus parfaite dans le système mis en place par Ronan O’Gara et Jono Gibbes, West incarnait la brillante dynamique des Jaune et Noir. En pleine confiance, le Maori était donc censé être encore un des leaders de son équipe face au Stade toulousain, rôle qu’il n’a pas su endosser. Mais nul doute qu’après avoir surmonté les déceptions de cette année tout de même flamboyante, il se remontrera décisif sur le terrain et aidera La Rochelle à gagner des matchs. Rendez-vous l’année prochaine ?

Par Yanis GUILLOU

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