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Guillon : "Jono doit être l’homme de la situation pour nous permettre d’atteindre nos ambitions"

Guillon : "Jono doit être l’homme de la situation pour nous permettre d’atteindre nos ambitions"

Le 22/04/2021 à 15:17Mis à jour Le 22/04/2021 à 15:22

TOP 14 - L'ASM a officialisé l'arrivée de Jono Gibbes en tant qu’entraîneur principal jusqu’en 2024. L’arrivée du Néo-zélandais, champion avec Clermont en 2017, a été saluée par les joueurs comme par Franck Azéma, qui lui laissera la place en juin prochain. Le président, Jean-Michel Guillon, s’est longuement entretenu en conférence de presse sur cette signature.

Jono Gibbes était-il votre choix numéro un ?

Jono n'est pas un choix par défaut, bien au contraire. Il faisait partie des personnes qui se trouvaient en tête de notre liste quand nous avons commencé à travailler sur le choix du nouvel entraîneur. Il y avait une contrainte : il était toujours sous contrat avec La Rochelle. C'était une des raisons pour lesquelles il n'était pas en tête de liste. Mais assez rapidement, on a pu trouver avec lui, et aussi avec La Rochelle, un terrain d'entente. Jono est avec nous aujourd'hui. Nous sommes très heureux de l'avoir et il était pleinement attendu.

Aura-t-il un poste différent de celui de Franck Azéma ?

Il aura un rôle un peu différent. Est-ce que l’on proposait au nouvel entraîneur aussi le poste de directeur sportif ? Et c’était la double fonction de Franck ces dernières années. Aujourd’hui Jono prend le rôle d’entraîneur principal à l’ASM.

Recherchez-vous quelqu’un qui sera au-dessus de lui ?

Notre premier objectif était clair : avoir un entraîneur principal car le projet de jeu est très important. Jono représentera à la fois un projet de jeu et un projet sportif. Ira-t-on au-delà dans l’organisation du club ? Cela se fera dans un deuxième temps. Cette réflexion-là, je voudrais l’avoir aussi directement avec Jono. Il y a aura une restructuration, c’est ce que j’ai dit aux joueurs ce matin pour leur officialiser la nouvelle mais l’objectif principal était de trouver l’entraîneur en chef, tout ceci avant la fin du mois d’avril. On est dans les temps. Ensuite, il y aura la constitution de l’équipe autour de Jono. Cela peut poser une question pour certains car il y aura un certain nombre d’ajustements. Nous sommes un club qui ne fait pas de grandes révolutions mais qui fait des évolutions et il y en aura à prévoir. La question du staff autour de Jono sera ce deuxième-temps. Ensuite, un troisième temps sera dédié à l’évolution du projet du club avec la question du directeur sportif. Je ne me suis pas donné d’objectif particulier pour ce troisième temps. Il faudra y arriver rapidement pour les personnes concernées mais aussi pour l’ensemble du staff.

"Ensuite, il y aura la constitution de l’équipe autour de Jono. Cela peut poser une question pour certains car il y aura un certain nombre d’ajustements. "

Est-ce que ces ajustements sont liés à des contraintes budgétaires ?

Je le répète : quand on est l’ASM, on a des ambitions sportives. Si nous mettons ces contraintes budgétaires en place numéro une, nous ne pouvons plus avoir l’ambition d’un club comme l’ASM. Quand on regarde le palmarès de Jono, pour moi c’est un message clair que l’on passe aux joueurs et à l’ensemble du territoire. L’ASM est là pour gagner, nous ne sommes pas arrivés au bout de toutes nos ambitions. Jono doit être l’homme de la situation pour nous permettre d’atteindre nos ambitions. On sera amené faire les ajustements nécessaires ensuite. Ce qui m’intéresse aujourd’hui, car nous avons l’équipe et un entraîneur à la hauteur de nos ambitions, c’est un projet de jeu. Et avec Jono on peut aller encore plus loin dans ce projet de jeu, il nous l’a montré par le passé. Puis il y a le projet sportif avec le développement des jeunes joueurs à travers son académie et ses écoles de rugby. Jono sera impliqué. Le troisième point, c’est le projet de club. Pour être performant dans la durée, il faut que l’organisation globale prenne en compte ces projets.

Quel a été le retour des joueurs ?

Il faut être clair, je ne les ai pas surpris, ils étaient préparés. Ils attendaient cette décision-là. Les casquettes et les coussins n’ont pas volé dans le vestiaire… Cela montre la maturité de l’équipe. Après l’annonce du départ de Franck, j’ai eu l’occasion de rencontrer l’ensemble du staff et des leaders de l’équipe. Quand vous avez ce contact, l’option Jono paraissait comme naturelle. La réaction que j’ai eu des joueurs ce matin elle était dans la continuité et complètement naturelle. Jono connait le club et il a marqué le club car il a gagné un titre. Quand je regarde l’ensemble des entraîneurs sur la planète rugby, au niveau précision, exigence et conquête, il est un de ceux dont le nom revient dans toutes les têtes. Je me réjouis car l’ASM continue d’être attractive pour ce niveau d’entraîneur. Même si cette saison n’est pas terminée et que nous avons une équipe performante pour remporter le titre, je suis persuadé que Jono peut être la personne qui nous permette d’aller encore plus loin.

"Jono et Xavier Sadourny se respectent en tant qu’hommes et en tant qu’entraîneurs. On va faire en sorte que la mayonnaise prenne et que le projet de jeu s’enrichisse..."

Quid du projet de jeu de Xavier Sadourny ? Va-t-il s’intégrer là-dedans ?

Cela fait partie du travail que nous allons faire pour construire cette équipe. Xavier a apporté dans le jeu un certain nombre d’éléments. Jono aura sur le projet de jeu offensif un certain nombre d’idées aussi. Ce qui m’intéresse, c’est leur expérience commune dans le travail à l’ASM. Ils se respectent en tant qu’hommes et en tant qu’entraîneurs. On va faire en sorte que la mayonnaise prenne et que le projet de jeu s’enrichisse.

Est-ce que cela débloque l’avenir de Franck Azéma ?

Je n’ai pas d’information pour le moment à son sujet. J’échange avec lui c’est clair mais je n’ai pas d’information. Je viens de passer un an avec Franck donc je respecte l’homme. Quand une personne se retrouve entre deux clubs, ce n’est jamais une situation très facile. Pour mettre fin à toutes ces questions sur Franck et Montpellier, avec un point d’interrogation, ce que je peux dire par rapport à certaines contre vérité, l’ASM a toujours été claire et nette. Franck nous demande de partir en début d’année et de partir deux ans avant la fin de son contrat. Vous savez ce qu’il se passe dans le monde sportif dans ce cas, il y un certain nombre d’indemnités de dédommagement que vous êtes en droit de recevoir et le club a fait valoir ces indemnités pour deux raisons : car il y a un préjudice moral et financier. La libération de Franck dans un club concurrent de l’ASM, elle était liée à cette indemnité-là.

Franck Azéma (ASM Clermont) quittera le club en fin de saison

Franck Azéma (ASM Clermont) quittera le club en fin de saisonIcon Sport

Avez-vous toujours des contacts avec Montpellier ?

Nous avons eu un certain nombre de contacts mais quand la somme évoquée ne correspond pas au préjudice que vous pensez avoir et peut-être aussi à la valeur que représente Franck, vous ne bougez pas. De ce point de vue-là, je suis assez serein car derrière cela se fera ou cela ne se fera pas. C’est clair du point de vue de l’ASM et je laisse d’autres personnes réfléchir à une tactique de négociation ou autre. Pour nous elle est claire point, elle est sur la table, tout le monde sait à quoi s’en tenir. Ils savent où l’ASM se trouve. Si on n’est pas prêt à venir sur ce terrain-là, ce n’est pas la peine de négocier.

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