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Quesada : "Ce serait médiocre de dire que c’est que du bonus"

Quesada : "Ce serait médiocre de dire que c’est que du bonus"

Le 09/06/2021 à 17:48Mis à jour

TOP 14 - Sacré en 2015 avec le Stade Français, Gonzalo Quesada a de nouveau hissé le club parisien en phases finales du TOP 14. Opposé au Racing 92 en barrage (vendredi, 20h45), le technicien argentin est convaincu que l’état d’esprit de son groupe peut guider les Soldats Roses vers les demi-finales.

Gonzalo, quel est selon vous la principale raison du renouveau du Stade Français ?

Première chose, on est qualifiés parce qu’on a marqué 70 points. Je ne sais pas si c’est déjà arrivé de terminer à la sixième place avec 70 points... Pendant la saison, on a réussi à gagner des points de bonus offensifs ou défensifs pour nous qualifier. Après, il y avait une vraie envie dans le groupe de changer l’histoire de ces dernières saisons. On a essayé d’échanger pendant la préparation sur la culture de l’équipe, la façon de fonctionner, de créer un groupe avant de créer une équipe. Ensuite, avoir un projet de jeu qui soit en lien avec ce projet d’équipe. Tous les joueurs ont été très impliqués. Notre union, notre cohérence a fini par payer.

Aujourd’hui, quoi qu’il arrive vendredi soir, ce n’est que du bonus ? Ou vous vous dites que votre place est en demi-finale ou en finale ?

C’est tout le paradoxe de cette semaine. On est passé de dernier (l’an passé) à qualifier. C’est une performance énorme. Il faut savourer. C’est déjà un objectif rempli. Mais de l’autre côté, on reste le Stade Français. Ce serait médiocre de dire que c’est que du bonus. On a réussi à se qualifier. Ce n’est pas pour galvauder ce barrage. Même si on ne déborde pas d’énergie (sourire). Ce dernier sprint avec six victoires a laissé des traces. On connaît la taille du challenge. On ne se ment pas. Depuis qu’on a battu le Racing (29-35, 21ème journée), ils ont mis 40 points à Clermont, 30 à Pau, 50 à Agen, 50 à Brive… Ils se sont réveillés.

" On ne déborde pas d’énergie. Ce dernier sprint avec six victoires a laissé des traces"

En mars dernier, le groupe enchaînait les défaites… Avez-vous toujours cru à cette qualification ?

Quand on bat Castres, chez eux, pour notre premier match après ce qu’on avait vécu (le groupe a été touché par la Covid-19 durant la préparation estivale, ndlr), j’ai dit ‘wouah, qu’est-ce qui s’est passé…’ On a été rappelés à la réalité une semaine plus tard avec Bayonne qui nous a battu à Jean-Bouin. Mais après cette défaite, l’équipe n’a fait que progresser jusqu’aux fêtes. J’ai été ému de faire l’équipe pour ce week-end. J’ai convoqué les joueurs un par un pour leur expliquer. Je crois beaucoup au rugby. Mais je crois davantage à ce lien, à la cohésion, à l’état d’esprit du groupe.

Par rapport à l’aventure humaine que vous vivez actuellement, trouvez-vous des similitudes avec l’épopée de 2015 où vous avez soulevé le Bouclier de Brennus ?

Je vois surtout beaucoup de similitudes avec la première saison, en 2013/2014. Il y avait beaucoup de changements d’entraîneurs par le passé. L’équipe jouait à Charlety. Le groupe avait peu de bases, peu d’identité. Ce n’était pas très clair. Mais petit à petit, cela s’est bien passé. On finit septième, à un point de la qualif’. Mais il s’était passé un truc. La deuxième saison, on avait un groupe plus réduit. On finit encore septième à un point. Mais l’objectif, c’est de montrer le vrai visage de l’équipe à la fin de la saison. On sait qu’on va retrouver une énorme équipe du Racing. Ça va être l’adversaire le plus dur qu’on a eu à jouer. Ils vont être revanchards avec un niveau de confiance élevé.

" J’ai été ému de faire l’équipe pour ce week-end"

Vous avez eu des difficultés cette saison à l’extérieur (9 défaites consécutives) avant de vous reprendre (3 victoires). Ce barrage est à l’extérieur. Quel a été le déclic ?

Il y a eu un déclic en général. On doit être dans la moyenne du nombre de victoires à l’extérieur. Mais l’état d’esprit du groupe a parlé. Le match au Racing était déjà un premier test pour le groupe. Avec la défaite à domicile contre Clermont et le départ de Gaël, vous n’étiez pas nombreux à croire en nous. Mais l’équipe a montré ce dont elle était capable. Ça a augmenté notre niveau de confiance. Mais je m’attends à une équipe du Racing très déterminée.

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