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Gibbes : "Le groupe est déterminé à montrer son vrai niveau"

Gibbes : "Le groupe est déterminé à montrer son vrai niveau"

Le 22/06/2021 à 09:36Mis à jour Le 22/06/2021 à 09:50

TOP 14 – Présent en conférence de presse ce lundi après-midi, le directeur du rugby du Stade rochelais Jono Gibbes s’est longuement exprimé au sujet de la finale à venir face à Toulouse (vendredi, 20h45). Extraits.

Comment sentez-vous le groupe à quelques jours de cette finale ?

En pleine forme ! On a changé la routine, un peu. Avec une récupération samedi après-midi, et une journée tranquille en famille dimanche. Les joueurs sont arrivés ce lundi avec la banane et une envie de continuer la belle histoire, après une victoire bien méritée. Mais c’était juste une étape. La dernière étape avant la grande bataille. On a gagné une opportunité de batailler pour le Brennus.

Faut-il faire de cette semaine une semaine différente ou est-ce une semaine comme les autres ?

Un mix des deux. Un peu différente parce que c’est la 53e semaine de la saison, ou quelque chose comme ça. Physiquement, c’est important de recharger les batteries pour avoir beaucoup de gaz. La stratégie est minimalisée car on retrouve un adversaire qu’on a déjà joué quatre fois, en comptant le match amical. Mais une finale de Top 14, c’est un contexte différent. Je trouve le groupe bien concentré, c’est une bonne semaine en perspective.

Le manager toulousain Ugo Mola a évoqué votre jour de récupération supplémentaire. Peut-il faire la différence ?

C’est assez tôt pour trouver une excuse (rires). Les Toulousains ont terminé premier, ils ont eu le bénéfice de recevoir la demi-finale après nous. C’est comme ça. La différence, maintenant, entre six ou sept jours après une saison aussi longue…je ne trouve pas que ce soit trop un avantage pour nous. Ils sont très expérimentés à ce moment de la saison, ils ont peut-être besoin de moins de jours pour se préparer.

Toulouse a montré des signes de fatigue, en demie. Comment avez-vous trouvé votre futur adversaire, physiquement ?

C’était un match avec beaucoup de combat. Deux équipes avec une grosse envie. Bordeaux était très motivé. J’ai trouvé que Toulouse a fait du Toulouse. Ils ont absorbé la pression, ils sont restés patient et finalement, ils ont bien fini les dernières 20 minutes. Le niveau d’énergie n’est pas trop différent.

Seriez-vous choqué de voir sur le terrain Romain Ntamack, victime d’un impressionnant KO samedi dernier ?

Personnellement, un peu. Mais je suis comme vous, sur le canapé. Je ne suis pas un docteur. C’est le docteur qui va décider. Ugo l’a bien dit après le match, c’est un jeune joueur avec énormément de talent et une longue carrière devant lui, ce n’est peut-être pas sa dernière finale. L’exigence avec la santé des joueurs de rugby a énormément progressé dans le monde. Tout le monde doit respecter le protocole en place.

" "Physiquement, pas grand-chose n’a changé. Mais, mentalement, on a retrouvé de la bonne humeur et du gaz""

On avait senti vos joueurs très fatigués contre Pau et Clermont. Avez-vous été surpris de les voir aussi dynamiques contre le Racing ?

Honnêtement, ce n’est peut-être pas une question de physique. C’est une question de mental, d’émotions et de douleurs mentales après la déception de la finale. Les joueurs ont essayé de faire le maximum contre Pau et Clermont. Ce ne sont pas des robots. Vendredi, sur le bord de touche, je sentais l’énergie et le gaz dans le groupe, l’excitation et la communication entre eux. C’était un match avec beaucoup de contacts mais on a fini en pleine forme. Physiquement, pas grand-chose n’a changé. Mais, mentalement, on a retrouvé de la bonne humeur et du gaz.

Avez-vous déjà votre composition en tête ou subsiste-t-il des hésitations ?

Vous avez des conseils ? (rires). On pourra faire un petit planning de récupération cette semaine. On reste stable en ce moment avec la sélection. On a eu le bénéfice de ne pas avoir de problème médical pendant la demi-finale, c’est positif.

Comment va Geoffrey Doumayrou, finalement forfait face au Racing ?

Bien. Il a progressé en fin de semaine dernière, il a réintégré l’entraînement aujourd’hui (lundi).

Que s’est-il passé ? S’agit-il bien d’une commotion subie à Clermont ?

Il est sorti pour un protocole, mais ça va. Il a bien répondu au protocole. C’est plus le docteur (qui l’a freiné) qu’un problème avec le protocole.

" "Mon dernier match avec La Rochelle ? La priorité, c’est de faire nos meilleures 80 minutes de la saison. J’aurai le temps de réfléchir après""

Vous avez déjà remporté le Top 14 avec Clermont, en 2017. Y a-t-il quelque chose de spécial qui mène à la victoire ? Est-ce juste une question de fraicheur ?

Le contexte est spécial. C’est spécial pour la ville, le public, le club. Mais, en interne, le début de semaine reste plus ou moins le même. Mercredi, notre dernière vraie séance, il y aura certaines choses importantes autour de la stratégie, la technique. Le seul « truc » qui devient spécial, c’est la mise en place au Stade de France. C’est un gros changement dans la semaine.

Cette finale sera spéciale pour vous. Pensez-vous au fait qu’il s’agit de votre dernier match avec le Stade Rochelais ?

Non. Je suis fier du groupe et de sa réponse après la déception de la finale (de Champions Cup, NDLR). J’étais un peu nerveux pour la demi-finale mais quand j’ai vu la mise en place, j’étais plus à l’aise. Le groupe est très tranquille. La priorité, c’est de faire nos meilleures 80 minutes de la saison. J’aurai le temps de réfléchir après.

La dernière fois que vous avez quitté un club français (Clermont), c’était sur une finale au Stade France avec un Brennus. Vous y voyez un signe ?

(Sourire). J’ai fait deux finales (2015, 2017). Il y a eu une vraie différence entre les deux émotions…Comme je l’ai dit, il faut sortir les meilleures 80 minutes de la saison. C’est le niveau nécessaire. C’est la réalité de Twickenham. En finale de coupe d’Europe, on n’a pas joué notre meilleur rugby. Le groupe est déterminé à montrer à tout le monde, à notre adversaire, son vrai niveau.

On vous a vu très démonstratif sur le bord de touche, en demie…

Je n’ai pas l’habitude de faire ça, désolé (sourire). J’étais trop investi (rires). Je vais rester plus froid vendredi soir, parce que Canal+ va mettre le microphone à côté de moi. Ce n’est pas bon, ça (sourire).

Que pouvez-vous nous dire de Romain Sazy, votre capitaine des deux dernières saisons ?

J’ai vraiment apprécié l’homme. C’est quelqu’un qui montre l’exemple, qui arrive toujours lundi matin prêt à replonger la tête dans le travail, quelqu’un de constant dans son comportement, qui a une vraie envie de progresser individuellement et de faire progresser le groupe, le club. Il a un rôle de leader dans le groupe, un rôle hyper important dans le vestiaire. Il est vraiment important

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