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Doumayrou : "On m’a collé une étiquette dans le dos"

Doumayrou : "On m’a collé une étiquette dans le dos"
Par Arnaud Beurdeley via Midi Olympique

Le 19/09/2021 à 12:26Mis à jour

TOP 14 - Le centre international de Montpellier compte parmi ces joueurs de caractère. Sans filtre. Ce qui lui a valu quelques mésaventures. À l’heure de son retour dans son club formateur, à bientôt 32 ans, il évoque avec lucidité ce trait de sa personnalité. Et jette un coup d’œil dans le rétroviseur d’une carrière très riche.

Le XV de France a-t-il pâti d’une trop grande instabilité ?

Changer de joueurs dès qu’il y a une contre-performance, ce n’est pas une bonne gestion à mon sens. Malheureusement, je pense que les médias y sont pour beaucoup dans ce genre de situation.

C’est-à-dire ?

Les médias, avec ce système de notes à la fin des matchs, mettent beaucoup de pression sur des staffs peut-être plus enclins à écouter ce qui se dit à l’extérieur.

Vraiment ?

Je crois qu’un entraîneur subit forcément la pression médiatique et populaire. S’il n’est pas fort dans sa tête, sûr de ses convictions, il peut être amené à écouter ce qui se dit. C’est là où Clive Woodward (ancien sélectionneur du XV d’Angleterre) a été très fort. Quand il a pris plus de 70 points en Australie (76-0 en 1998), il est resté droit dans ses bottes. Et à la fin, l’Angleterre a été championne du monde (2003) et tout le monde léchait les bottes de Woodward.

Pensez-vous que Fabien Galthié soit dans le même registre ?

Oui, c’est ce qu’il essaie de faire depuis qu’il est sélectionneur. Et ça commence à fonctionner.

Test Match 2018 - Geoffrey Doumayrou, Mathieu Bastareaud et Camille Lopez (France) contre les Fidji

Test Match 2018 - Geoffrey Doumayrou, Mathieu Bastareaud et Camille Lopez (France) contre les FidjiIcon Sport

Avez-vous le sentiment d’avoir parfois pâti de votre caractère sans filtre ?

C’est une certitude ! Si j’avais plus arrondi les angles dans certaines situations, je n’aurais pas eu cette image-là. Mais bon, c’est comme ça, je n’ai pas envie de changer pour plaire à telle ou telle personne.

Avec le recul, auriez-vous fait certaines choses différemment ?

Non, je n’ai pas envie de me renier. Je suis comme ça : quand j’ai un truc à dire, je le dis. Maintenant, je sais que ça m’a joué des tours. Et je sais aussi que si j’avais été plus consensuel, ma carrière aurait peut-être été différente. J’ai souvent été caricaturé comme un joueur de défense. Or, mon point fort, j’en suis convaincu, c’est l’attaque. Il faudrait interroger mes différents entraîneurs à ce sujet. Or, certains, quand même, ont dit que je ne servais pas à grand-chose en attaque. C’est là où je dis que les médias ont un poids important. On m’a collé une étiquette dans le dos, je n’ai jamais pu m’en défaire. Et ça, ça m’a toujours fait râler.

Avec Montpellier, vous affrontez ce week-end le Stade toulousain qui fait encore figure de favori à la victoire finale. Existe-t-il une approche particulière quand on affronte une telle équipe ?

Retrouvez la suite du grand entretien avec Geoffrey Doumayrou sur Midi Olympique

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