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"Maintenant, place à une nouvelle vie", fin de carrière confirmée pour Yoann Huget

"Maintenant, place à une nouvelle vie", fin de carrière confirmée pour Yoann Huget
Par AFP

Le 27/04/2021 à 08:47Mis à jour Le 27/04/2021 à 09:16

TOP 14 - Yoann Huget espérait finir en beauté avec un dernier titre de champion de France voire une première Coupe d'Europe mais l'ailier international du Stade toulousain voit sa fin de carrière précipitée par une grave blessure.

Victime d'une rupture du tendon d'achille face au Racing 92, samedi soir, Yoann Huget, qui a été opéré lundi après-midi, a annoncé mettre un terme à sa carrière, comme annoncé en début de saison. ''Je sors de l’opération, tout s’est bien passé. Maintenant, place à une nouvelle vie. Il y a quelque temps, j’avais dit que mon corps était sur la corde raide. Il a parlé avant moi, avant la fin de ma saison, de ma carrière. Merci à tous pour vos messages de bienveillance et on se retrouve très vite pour de nouveaux challenges" a déclaré le joueur sur son compte Instagram.

Sous la vidéo, l'ailier-arrière toulousain est revenu sur sa fin de carrière : ''Pas de miracle ni de surprise, la vie est ainsi et il faut l’accepter. En tout cas, j’ai vraiment tout donné et le rugby me l’a si bien rendu. Fois dix même !''

Les Toulousains, déjà privés du trois-quarts Sofiane Guitoune (genou), devront donc se débrouiller aussi sans l'Ariégeois pour aller chercher une qualification pour la finale de la Coupe d'Europe samedi contre Bordeaux-Bègles et un 21e Bouclier de Brennus. Ses grimaces de douleur samedi soir lors du choc de la 22e journée de Top 14 face au Racing 92 (34-16) avaient laissé craindre le pire. Auteur du premier essai des siens, la flèche aux boucles brunes s'était blessée lors d'une accélération sur son aile droite, interrompue par le plaquage de l'ouvreur francilien Antoine Gibert.

Touché au tendon qui le faisait souffrir depuis le début de saison, Huget était resté plusieurs minutes au sol sous le regard inquiet de son éternel coéquipier Maxime Médard. Avant de quitter le terrain sous les applaudissements des joueurs des deux équipes et des rares personnes présentes dans les travées du stade Ernest-Wallon.

"On a passé des années ensemble, à jouer, à batailler avec le Stade et en équipe de France. Cette image-là, c'est terrible. Il y a des choses plus graves dans la vie, mais de voir ton pote par terre c'est compliqué", avait commenté Médard, après la rencontre. Huget avait déjà connu une grave blessure, au genou droit, lors du premier match du XV de France à la Coupe du monde 2015 face à l'Italie, laquelle l'avait éloigné des terrains pendant près d'un an. Une nouvelle désillusion internationale pour l'ailier ou arrière au physique imposant (1,90 m, 96 kg) qui avait raté le Mondial-2011 en Nouvelle-Zélande, où les Bleus avaient atteint la finale, en raison d'une série de manquements au suivi longitudinal antidopage.

Deuxième Mondial en 2019

Mais le natif de Pamiers, lancé chez les pros au Stade toulousain en 2005 avant des passages à Agen et Bayonne et un retour en Rouge et Noir en 2012, avait retrouvé la compétition en août 2016 à l'issue d'une longue rééducation. Il avait marqué un essai pour son retour avec les Bleus contre les îles Samoa en novembre de la même année. Revenir à son meilleur niveau lui a pris du temps. Mais Huget avait été récompensé de ses efforts en vivant une deuxième Coupe du monde, pleine, en 2019 au Japon, neuf après sa première cape. Il s'était arrêté en quarts de finale avec les Bleus face au Pays de Galles.

Avec le Stade toulousain, Huget avait remporté la même année le Bouclier de Brennus, le deuxième en comptant celui de la saison 2007-2008 où il avait très peu joué. Il ambitionnait d'en obtenir un troisième et surtout une première Coupe d'Europe avant de laisser son corps, mis à rude épreuve, au repos. "Ça fait deux ans que je traîne une blessure au tendon d'Achille, j'ai du mal à m'en remettre (...) C'est pour ça que j'ai pris cette décision d'arrêter et de laisser mon corps se restructurer parce que depuis 2015 je l'emmène dans des retranchements qui sont un peu durs. Je pense que c'est le bon moment", avait-il expliqué en novembre. Cruelle fin pour le Toulousain.

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