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Cretin : "Nous avons su contenir cette équipe bayonnaise"

Cretin : "Nous avons su contenir cette équipe bayonnaise"

Le 06/03/2021 à 20:58Mis à jour Le 06/03/2021 à 21:04

TOP 14 - Le troisième ligne aile international, satisfait de la victoire de son équipe face à Bayonne (20-28), pointait néanmoins du doigt le manque de précision du LOU dans les zones de marque.

Dylan, le dénouement est logique pour le LOU…

Logique, je ne sais pas, il faut revoir le match, mais de l’intérieur, j’ai l’impression que nous avons su contenir cette équipe bayonnaise. Nous n’avons pas réussi à creuser un écart de points suffisant pour s’assurer la fin de match, puisque l’Aviron a pu nous mettre en difficulté jusqu’au bout. L’essai de Pierre-Louis Barassi nous fait du bien à la fin. Nous espérions venir gagner. C’est chose faite, mais je pense qu’en première période, il y a deux ou trois ballons dans les vingt-deux mètres adverses où on peut marquer et on ne le fait pas. Si on refait le match, il faudrait un peu plus de précision sur ces zones-là, dans les 22 mètres ou 10 mètres, pour marquer à chaque fois qu’on y rentre et prendre plus d’écart au score.

Vous êtes-vous sentis menacés ?

Pas menacés, mais pas sereins non plus. On sait que cette équipe peut marquer sur un ballon. Ça a été le cas en première mi-temps, ils ont eu un ballon dans nos 22 et ils ont marqué direct. On n’a pas pu se relâcher de la première à la quatre-vingtième sur ce match-là. Nous avons senti qu’on contrôlait ce qu’on faisait et qu’on arrivait à faire notre jeu, mais on doit être plus précis dans ces zones-là si on veut prendre le large au score. C’est clair que c’est un point à améliorer.

Vous avez quelques problèmes en touche, notamment en seconde période. Comment les analysez-vous ?

Sur une ou deux touches, il y a eu un souci de timing au niveau du bloc de saut et du talonneur. Ce sont des trucs qu’on règle en répétition, ce n’est pas trop inquiétant. Sur une autre, l’Aviron a changé sa façon de défendre et a bien défendu sur la seconde période. Ce sont des points sur lesquels nous pouvons travailler.

Dans cette course au Top 6, c’est quand même une performance d’aller gagner à Bayonne, même si l’Aviron joue le maintien ?

Bien sûr. Même s’ils jouent le maintien, ce n’est jamais facile de gagner ici. Il faut prendre le maximum de points à l’extérieur et à domicile. Ça commençait par Bayonne, avant de penser à la suite. C’était un point clé de notre saison, il fallait revenir avec quatre points minimum. C’est chose faite et nous sommes très contents.

C’est d’autant plus appréciable que, derrière, Paris et Castres ont gagné aussi…

Vous me l’apprenez. On essaye de prendre des points à chaque match et on sait que si on y arrive, à la fin, on ne sera pas loin du résultat escompté. Mais ça dépendra aussi des autres équipes, donc on contrôle ce qu’on peut contrôler.

Un petit mot sur l'Équipe de France. Dans quel état d’esprit allez-vous basculer ?

Je crois qu’ils vont annoncer la liste ce soir ou demain. Je n’ai pas d’information là-dessus. Comme d’habitude, si je suis appelé, c’est toujours hyper sympa d’y aller. Ce sont des grosses semaines pendant lesquelles on progresse énormément. C’est de l’expérience qu’on prend et c’est que du bonheur avec un super groupe.

Physiquement, comment vous êtes-vous senti ?

Le match de l’Irlande n’était pas il y a si longtemps ! Trois semaines ? Ah, je ne le voyais pas aussi loin (rires). J’avoue que sur cette saison assez longue où il n’y a pas beaucoup de pauses, deux semaines sans match n’enlèvent pas le rythme. Je me sens très bien physiquement. Ça ne fait pas plus de mal que ça de couper deux semaines, au contraire.

Comment avez-vous vécu tout ce qui s’est passé autour de l'Équipe de France ?

Honnêtement, ce ne sont pas des trucs qu’on peut contrôler. Quand nous étions enfermés dans notre chambre, nous attendions juste des bonnes nouvelles. Pendant la semaine, nous nous sommes occupés à préparer le match dans le cas où il se jouerait.

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