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Dupuy : "On ne pourra pas gagner en mettant que du combat"

Dupuy : "On ne pourra pas gagner en mettant que du combat"
Par Rugbyrama

Le 13/10/2021 à 10:43Mis à jour Le 13/10/2021 à 11:15

TOP 14 - L’entraîneur des trois-quarts du Rugby club toulonnais reste sous pression après plusieurs performances loin d’être abouties. Mais l’ancien demi de mêlée de 37 ans assume et espère se rassurer contre le Racing 92 samedi soir.

Rugbyrama : Comment expliquez-vous cette deuxième période contre Brive ?

Julien Dupuy : Nous ne sommes pas dans les meilleures dispositions en ce moment. La deuxième période s’explique aussi parce que nous ne marquons pas sur nos temps forts en première période. Si nous étions arrivés à marquer sur les quelques occasions que nous avons eues, le score aurait été plus large et nous aurions pu nous lâcher un peu plus et être plus entreprenants. Nous aurions pu éviter de jouer avec la boule au ventre. Nous avons joué stressés et nous avons fait les mauvais choix.

Depuis plusieurs matchs, le staff regrette ce manque de réussite sur la finition, comment l’analysez-vous ?

C’est difficile surtout qu’en première période contre Brive, nous avons eu de vraies occasions. Il faut aussi qu’on se mette en tête que nous n’avons pas mille occasions pas match et qu’il faut qu’on marque à chaque fois qu’on en a l’opportunité. Il faut être un peu plus froid dans la zone de marque, ne pas tenter la passe qu’il ne faut pas tenter. Sur une occasion samedi, il y a aussi un manque de communication. Donc ce sont pleins de petits détails qui font qu’en ce moment ça ne tourne pas pour nous. Mais on continue de travailler et on va bien finir par passer derrière cette ligne.

Comment expliquez-vous le manque de confiance dégagé par votre équipe contre Brive ?

Il y a un manque de confiance, c’est vrai. Quand nous n’arrivons pas à lâcher une équipe sur la première période après ce que l’on a fait... Nous laissons Brive revenir au score alors qu’ils ne viennent pas une seule fois dans nos 22 mètres. Ils n’ont eu que des pénalités de 40 ou 50 mètres. Ce manque de confiance ne nous fait pas du bien.

Le discours de Bernard Lemaître avant le match, visant certains joueurs sans les citer, ne joue-t-il pas dans ce manque de confiance ?

Je ne sais pas, je ne jugerais pas les propos de mon président. C’est lui qui met l’argent et qui fait que nous sommes encore ici. La pression nous l’avons de toute façon. Nous ne jouons pas comme nous devrions et c’est ma responsabilité. Il faut qu’on bascule dans la confiance parce que finalement, nous prenons quatre points. Nous avons vu des choses intéressantes et aussi beaucoup moins bonnes. Il faut qu’on capitalise sur la victoire et qu’on soit plus tueur.

Comment travailler pour retrouver cette confiance ?

Il faut qu’on positive. Il y a des choses qui marchent bien, nous ne faisons pas tout mal non plus. Nous recevons une grosse équipe du Racing et nous savons que ça va être très compliqué. Il faut qu’on vienne avec une énergie positive pour mettre toutes les chances de notre côté. Le plus important c’est la victoire parce qu’on a besoin de continuer à gagner pour engranger de la confiance.

Certains supporteurs s’interrogent sur le plan de jeu qui semble basé avant tout sur le combat...

Il y a une vraie volonté de jouer mais ce n’est pas parce qu’on a envie de jouer qu’on ne peut pas être présent dans le combat. C’est un faux problème. Nous essayons de mettre des choses en place mais ça ne se voit pas forcément. Comme je le disais, c’est ma responsabilité. On ne pourra pas gagner en mettant que du combat. Le Top 14 c’est dur, c’est long. Il faut trouver d’autres solutions. Et surtout, il faut que nous arrivions à se passer le ballon plus que ça. On a vu que si on se passe le ballon une fois de plus, on peut trouver des décalages. C’est cette passe qui nous manque. Ça nous empêche de marquer, de vraiment être dans l’avancée et de mettre notre jeu en place.

Vous avez beaucoup de blessés mais vous n’avez jamais réussi à aligner la même paire de centres deux matches de suite, vous cherchez encore ?

C’est certains que c’est compliqué parce qu’on essaie de mettre une paire de centres en place, et il y a un blessé ensuite. Nous ne sommes jamais dans la continuité. Nous essayons de trouver la meilleure association pour pouvoir mettre notre jeu en place. On aimerait que les blessures s’arrêtent et qu’on puisse au moins aligner deux fois la même équipe. Avec les blessés, on ne peut aussi pas s’entraîner comme nous le voulons et il y a aussi moins de concurrence.

Il y a eu beaucoup de débat autour d’Anthony Belleau, à quel poste le préférez-vous ?

Anthony est un 10 de formation donc c’est à l’ouverture que lui a envie de jouer et prend le plus de plaisir. Si pour le bien de l’équipe, il faut passer en premier centre, il le fera. L’équipe est le plus important.

Comment abordez-vous le match du Racing ?

Il faut gagner. C’est un vrai gros challenge pour nous derrière avec une équipe composée de très gros joueurs. Je ne peux même pas citer tellement ils sont nombreux. C’est une équipe joueuse, et plutôt en confiance. C’est un très gros challenge pour nous.

La bonne nouvelle de la semaine, c’est l’arrivée de Cheslin Kolbe...

On a la chance que Cheslin arrive. Il est blessé mais il va pouvoir se faire au centre d’entraînement et à ses nouveaux coéquipiers. Avoir ce genre de joueur, ça aide. On espère le voire vite à Mayol. Il a accumulé beaucoup d’expérience, c’est quelqu’un qui peut nous apporter beaucoup sur le terrain mais aussi en dehors surtout que l’équipe est très jeune derrière.

Propos recueillis par Tristan Arnaud

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