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Baille : itinéraire du meilleur "gaucher" de la planète

Baille : itinéraire du meilleur "gaucher" de la planète
Par Marc Duzan via Midi Olympique

Le 22/06/2021 à 13:10Mis à jour Le 22/06/2021 à 14:45

TOP 14 - Fort en mêlée et doté d'une très belle gestuelle, le Toulousain Cyril Baille fait partie des références à son poste, dans le monde. Mais qui est-il vraiment ? Un début de réponse, ici...

Fabien Galthié, le sélectionneur national, annonçait lors du dernier Tournoi des 6 Nations qu'à ses yeux, Cyril Baille était le meilleur pilier gauche du monde. Fort en mêlée, le Toulousain est surtout doté d'une gestuelle hallucinante pour un homme de ce gabarit là (1,82m et 118 kg). Lui qui retrouvera sur sa route, vendredi soir, le colosse Uini Atonio, est né dans les Hautes-Pyrénées, à Avezac. "Petit, nous confiait-il il y a peu, je voulais être soldat. Le monde de l'armée me faisait rêver. Quand j'étais môme, mon père se rendait parfois à la base militaire de Tarbes (Hautes-Pyrénées) et me ramenait les rations des soldats. Moi, je partais ensuite en mission dans la forêt, je m'inventais des histoires.

Mais je rentrais toujours à midi : les plats de maman étaient meilleurs que les rations militaires, en fait..." Bien que natif d'une terre de rugbymen, Cyril Baille a pourtant démarré par le football. Il poursuit : "Enfant, j'avais des bouchons dans les oreilles : il a fallu passer par des opérations, des cures, tout un tas de trucs... Au début, j'ai donc démarré par le foot. Mais balle au pied, je n'étais pas hyper doué..." De ses soucis de santé, Cyril Baille pense avoir d'ailleurs conservé quelques stigmates. Il enchaîne : "Je n'ai pas confiance en moi. Je pense que ça remonte à l'enfance, en fait : à cause des bouchons qui obstruaient mes oreilles, j'entendais très mal et restais donc beaucoup mon coin, à l'époque."

Titulaire indiscutable à gauche de la mêlée tricolore, élément indéboulonnable de la récente épopée toulousaine, Cyril Baille connut pourtant son lot de galères, au fil de sa carrière : « Au printemps 2017, je me suis lourdement blessé (rupture du tendon rotulien, N.D.L.R.). Dans la foulée, j'ai reçu, au club, plusieurs lettres de la part d'un supporter du Stade toulousain : il me demandait des nouvelles, me disait de garder l'espoir, des choses comme ça... Cette personne avait pris du temps pour m'écrire et j'ai trouvé ça beau.

C'était de la bienveillance pure. » Quant à savoir s'il trouvera facilement le sommeil la veille de la finale... "J'accumule beaucoup de stress, j'ai du mal à dormir la veille d'un match important... Je traîne cette angoisse depuis toujours : même en Cadets au Stade toulousain, j'avais une telle peur d'être mauvais que je ne dormais pas. Avant un match, j'ai donc mes rituels. Je fais les choses dans un ordre immuable : je démarre la musique dans le bus, je l'éteins au moment où je rentre dans le vestiaire : puis je marche autour de la pelouse avec "Toto" (Dupont) et Julien Marchand. Une fois que tout ça fait, je suis prêt à jouer".

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