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Urios : "On voulait laver cet affront"

Urios : "On voulait laver cet affront"
Par Marc Duzan via Midi Olympique

Le 24/01/2021 à 08:58Mis à jour Le 24/01/2021 à 17:18

TOP 14 - Christophe Urios, satisfait de la victoire des siens au Racing (33-32), revient sur les ressorts de ce match, la performance de Matthieu Jalibert, le flair de Cameron Woki, la rumeur l'enoyant à Montpellier et, au bout du bout, scelle le conflit l'opposant à Didier Bès, l'entraîneur clermontois...

Comment analysez-vous la victoire de votre équipe au Racing ?

Je suis content pour le groupe. On s'était promis de récupérer les points laissés en route plus tôt dans et nous sommes parvenus à le faire. […] C'est bien, quoi. Le Racing nous avait battus chez nous. On voulait laver cet affront. je suis fier de mes mecs.

Quel était le plan de jeu ?

L'Arena te donne envie de jouer au rugby et je savais que notre succès passerait par notre capacité à attaquer ce milieu de terrain et enchaîner dans le même sens. Il fallait aussi une bonne conquête, une grosse défense...

Plus précisément ?

On avait ciblé leur mêlée fermée, un secteur de jeu où ils avaient été mis en difficultés contre Toulon, le week-end dernier : là-dessus, je savais que si nous étions capables d'impacter très fort, on aurait l'avantage.

" Matthieu Jalibert avait été approximatif contre Clermont et il en avait conscience"

En fin de rencontre, votre flanker Cameron Woki a aussi dérobé deux ballons à l'alignement du Racing. Est-ce à vos yeux le tournant du match ?

Des tournants, il y en eut d'autres... Mais voler deux ballons à l'alignement du Racing dans le money time, quand on connaît la force de cette équipe sur les mauls pénétrants qu'elle déroule derrière les touches, c'était important. Cameron, au-delà d'être un grand joueur, est un rugbyman intelligent et un fin contreur.

On vous suit...

La touche, ça me fait plaisir parce qu'au match aller, les Racingmen nous avaient foutu la misère dans ce secteur de jeu, nous prenant sept ou huit ballons. Ce match, on l'avait perdu là-dessus.

Matthieu Jalibert, votre ouvreur, est lui-aussi à créditer d'une performance majuscule. Il a répondu à vos attentes, on dirait...

Il avait été approximatif contre Clermont la semaine dernière et il le savait. Vous savez, Matthieu fait partie de ces joueurs qui ont beaucoup de tempérament et quand il passe une fois à travers, ça n'arrive pas le week-end suivant...

" J'ai deux ans de contrat à Bordeaux, je ne me pose pas la question (d'un éventuel départ)"

Cela vous a-t-il agacé que l'on dise, en début de saison, que l'UBB n'aurait plus le même rendement sans Radradra ?

Notre jeu n'a jamais reposé que sur Semi Radradra. Quand on marchait très fort l'an passé, Semi était en Coupe du monde avec les Fidji, que je sache. Au fond de moi, je savais donc très bien que sa perte, on la compenserait d'une manière ou d'une autre. Le problème, c'est que depuis le début de saison, Rémi Lamerat, excellent l'an passé, a enchaîné les pépins physiques et n'a pu retrouvé son véritable niveau. C'est ça, la grosse différence par rapport à l'an passé. Ce n'est pas, comme vous l'avez écrit, Semi Radradra.

Des rumeurs vous ont dernièrement prêté des contacts avec Montpellier. Qu'en est-il ?

Je n'ai pas à répondre. J'ai deux ans de contrat à Bordeaux, on y construit les choses doucement et franchement, et je ne me pose pas du tout la question (d'un éventuel départ)...

" Tout ce que Didier Bès peut raconter à propos de ça, c'est de l'enfumage..."

Craignez-vous de de voir payer une lourde amende après être entré en conflit avec le co-entraîneur de Clermont Didier Bès, la semaine dernière ?

Non. Moi, je n'ai peur que de la mort et de la maladie.

L'histoire Didier Bès / Christophe Urios est-elle enterrée, alors ?

Il n'y a pas d'histoire, déjà... Sur le coup, je donne des consignes à un joueur et ce garçon (Didier Bès) commente les consignes. Donc, je lui dis logiquement : « Ferme ta gueule ». C'est aussi simple que ça. Tout ce qu'il peut raconter derrière, c'est de l'enfumage...

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