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Broncan : "Si le Stade français veut nous libérer des joueurs gratuitement..."

Broncan : "Si le Stade français veut nous libérer des joueurs gratuitement..."
Par Jeremy Fadat via Midi Olympique

Le 17/04/2021 à 18:28

TOP 14 - Satisfait de la victoire de son équipe contre Toulouse (26-24), malgré quelques frayeurs en fin de match, l'entraîneur castrais Pierre-Henry Broncan ne veut pas s'emballer sur une éventuelle course à la qualification.

Il en profite aussi pour porter un regard acerbe sur les mouvements actuels sur le marché des transferts, avec une allusion à peine dissimulée au départ de Gaël Fickou pour le Racing 92.

Le CO menait de seize points à douze minutes du terme. Espériez-vous une fin de match plus apaisée ?

C'est la marque de fabrique du Castres olympique. On se fait souvent des frayeurs en fin de rencontre. C'est aussi dû à un gros manque de lucidité parce qu'on a dépensé beaucoup d'énergie sur les 65 premières minutes. Contre une équipe comme le Stade toulousain, dont on sait qu'elle est menaçante de n'importe quel endroit du terrain, ça peut aller vite. On le savait avant la rencontre mais on l'a peut-être oublié car on avait de l'avance et un paquet d'avants ultra dominateur. Mais, sur une remontée de cent mètres, on prend un essai et un carton jaune qui nous fait finir à treize sur le terrain.

Vous faites basculer le match sur des mêlées et des pénaltouches en début de deuxième mi-temps...

Oui, parce qu'on était dominateurs là-dessus aujourd'hui, alors autant en profiter. On l'est moins certains week-ends et c'est dur de subir. Là, on a essayé de le faire subir aux Toulousains.

Avez-vous fait preuve de trop d'indiscipline, avec trois cartons jaunes au total ?

Oui, mais celui qui n'a jamais joué un derby a du mal à le comprendre. Ce ne sont que des jaunes, c'est bien ! C'est une amélioration dans notre indiscipline vu qu'on prend des rouges d'habitude (rires). Sérieusement, on aimerait avoir une meilleure discipline mais on essaye de le régler avec des sanctions en interne qui ne sont pas financières car on n'a pas les moyens mais qui sont sympathiques.

Au classement, vous vous rapprochez encore du top 6. Avez-vous quelque chose à perdre ?

On reste sur huit victoires sur les onze derniers matchs. Je ne sais pas, on part de tellement loin... On était treizièmes fin décembre et il faut garder les pieds sur terre. On a pratiquement validé notre maintien. Mais, pour aller chercher la qualification, on va peut-être appeler le Stade français pour voir s'ils veulent nous libérer des joueurs gratuitement... Ils en ont encore de très bons, donc ça peut nous arranger (sourires). Je ne sais pas si c'est possible. Mais, ce dont je suis sûr, c'est que Beauden Barrett ne va pas arriver la semaine prochaine chez nous.

On sent que vous pointez une dérive à vos yeux...

On a des joueurs qui ont quitté le club car ils n'avaient pas de temps de jeu chez nous et ils sont allés en Pro D2 pour y jouer le maintien. Aujourd'hui, quand on voit ces dérives avec des renforts jusqu'à fin avril pour la fin de saison... On n'a pas les moyens de faire ça. On le ferait peut-être sinon, et je n'en suis pas sûr non plus.

Comment vivez-vous cette saison avec toutes les incertitudes qu'elle génère ?

Elle est compliquée. Mais nous sommes la seule équipe de Top 14 et Pro D2 à avoir joué un match à vingt-deux, à La Rochelle. On en a pris un wagon et on a fini la rencontre avec vingt-cinq pénalités contre nous car on a reculé à chaque mêlée. On n'avait que cinq joueurs de première ligne ce jour-là, et des mecs sont montés dans le bus la veille alors qu'ils ne s'étaient pas entraînés pendant quinze jours à cause du covid. Aujourd'hui, on reporte les matchs. Très bien. Mais il va falloir caser toutes les dates avant les barrages. On va essayer de passer à travers. On a eu beaucoup de cas positifs en début de saison, qui sont immuno-covid comme on dit et qui risquent peut-être de ne pas de l'attraper de nouveau. On va se contenter de regarder ce qu'on a à faire et ce qu'on maîtrise.

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