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Battut : "Je prends beaucoup de plaisir dans mon activité"

Battut : "Je prends beaucoup de plaisir dans mon activité"
Par Pablo Ordas via Midi Olympique

Le 28/05/2021 à 15:21Mis à jour Le 29/05/2021 à 12:47

TOP 14 - Après avoir raccroché les crampons au confinement de mars 2020, Antoine Battut a endossé la casquette d’entraîneur et a pris en charge la touche bayonnaise. L’ancien troisième ligne a répondu à nos questions sur sa nouvelle vie d’entraîneur, l’alignement bleu et blanc ou encore la rencontre importante qui attend l’Aviron, samedi, à Montpellier.

Depuis un peu moins d’un an, vous êtes devenu entraîneur de la touche bayonnaise. Comment se passe cette nouvelle mission ?

Tout d’abord, je ne suis pas encore entraîneur. Je suis stagiaire en formation, c’est important de le préciser. J’espère être diplômé au mois de juillet. Je prends beaucoup de plaisir avec les joueurs dans mon activité, à partager et progresser tous ensemble. J’aime beaucoup ce que je fais.

La transition de joueur à entraîneur a-t-elle été facile ?

Je vous avoue que je n’ai pas trop eu le temps d’y penser. Quand j’ai démarré cette nouvelle activité, avec le diplôme à passer en parallèle, je me suis retrouvé avec un emploi du temps assez bien rempli. Depuis le début de la saison dernière, je suis plongé dans ma formation, ainsi que dans le développement de la touche et des ballons portés de l’Aviron bayonnais. Je n’ai donc pas eu trop le temps de me poser la question.

Est-ce difficile d’entraîner ses anciens coéquipiers et amis ?

Non. Avant de prendre ma retraite j’avais le rôle de capitaine. Même si j’étais copain avec certains d’entre eux, ça ne m’empêchait pas de leur dire ce que je pouvais penser en bien ou en moins bien. Je fonctionne de la même manière aujourd’hui. Je leur porte toujours la même amitié. Il faut savoir dire les choses quand elles vont ou ne vont pas.

La touche bayonnaise se porte plutôt bien cette saison. Doit-on y voir le résultat de la patte Battut ?

C’est une chose dont je déteste parler avant une rencontre. Pour l’instant, oui, elle se porte correctement. Je crois que ça nous tient tous à cœur. Les joueurs sont de grande qualité et ils y mettent beaucoup de cœur, de travail. Je suis donc content pour eux que ça se passe ainsi.

Top 14 - Guillaume Ducat (Aviron bayonnais) devance Rory Arnold (Stade toulousain)

Top 14 - Guillaume Ducat (Aviron bayonnais) devance Rory Arnold (Stade toulousain)Icon Sport

Même si la touche est une éternelle remise en question, vous devez être satisfait, personnellement, que ce secteur fonctionne…

C’est une éternelle remise en question, comme beaucoup de choses, d’ailleurs. Aujourd’hui, ce qui me satisferait, c’est que l’Aviron Bayonnais se maintienne en Top 14. Après, oui, je préfère quand la touche bayonnaise va bien…

Les ballons portés de l’Aviron sont également performants, cette saison. C’est un autre point qui doit vous réjouir...

Même réponse (rires). Je déteste en parler avant un match. Il y a eu des périodes où ça a très bien marché, d’autres où il a fallu s’adapter. Comme dans le domaine aérien, nous avons des joueurs de grande qualité, qui travaillent et qui ont à cœur de réussir. Au-delà du résultat, c’est surtout l’investissement qu’ils y mettent qui me satisfait.

À votre arrivée à Bayonne, en 2017, vous aviez pris des garçons comme Guillaume Ducat ou Baptiste Héguy sous votre aile. Cela vous a-t-il aidé, maintenant que vous êtes coach, pour rendre l’alignement basque meilleur ?

Ce qui est sûr, c’est que nous avons joué ensemble et, du coup, nous avons déjà beaucoup partagé en tant que joueurs dans la préparation des matchs. C’est évident qu’avec eux, un référentiel commun existe. Mais c’est aussi le cas avec Mariano Galarza. Hugh Pyle nous a rejoints, c’est quelqu’un de très intelligent. Il s’est de suite adapté à notre façon de fonctionner. Au final, c’est le travail de toute une équipe.

Ce week-end, l’Aviron, s’il gagne à Montpellier et que Pau s’incline à La Rochelle, peut entériner son maintien en Top 14. Avez-vous senti les joueurs particulièrement investis cette semaine ?

Honnêtement, ils sont quand même très investis. Ils ne le sont pas une semaine plus qu’une autre. Ils l’étaient avant Toulouse, après aussi. Ils sont surtout très conscients qu’il nous reste deux opportunités, deux matchs. Une victoire nous maintiendrait. Tout le monde le sait. C’est en ce sens qu’ils sont très investis la semaine.

Samedi, l’Aviron aura-t-il moins de pression que s’il doit affronter le Stade Français, dans sept jours, pour sa survie ?

Je ne sais pas. Ça appartient à chacun d’aborder les matchs avec plus ou moins de pression. Ce qui est évident, c’est qu’on s’approche de la fin et il ne reste que deux rencontres. Cette pression est là. Sera-t-elle plus présente contre Montpellier ou Paris ? Je ne sais pas. En revanche, ce qui est important dans ces moments de pression, c’est de ramener les choses à des éléments quantifiables. Qu’est-ce qui l’est ? Le travail qu’on peut produire pendant la semaine. Le résultat va découler du contenu et dans ces matchs à pression, où il va faire chaud, il faut ramener les joueurs vers des éléments qu’ils peuvent mesurer, quantifier et maîtriser.

Cette semaine, a eu lieu l’anniversaire des deux ans du titre de Pro D2. L’avez-vous évoqué dans la préparation et votre objectif de maintien ?

Non, on ne l’a pas abordé.

Montpellier a un calendrier démentiel en cette fin de saison. Cela peut-il jouer en votre faveur ?

Je ne crois pas. Ils ont fait tourner leur effectif à Bordeaux. Nous allons affronter une équipe qui a eu huit jours de repos depuis la finale.

Qu’avez-vous pensé de leur victoire en Challenge Cup, un trophée que vous aviez gagné lors de votre dernière année au MHR, en 2016 ?

Depuis quelques mois, le MHR a retrouvé son standing. Sans surprise, ils ont réussi à performer dans ce Challenge.

Samedi, vous reviendrez pour la première fois au GGL Stadium...

Ça va me faire plaisir de revoir certains de mes anciens coéquipiers. Je vais croiser Kélian (Galletier), Fufu (Ouedraogo), Benoît (Paillaugue), Vincent (Martin)… Avec ce calendrier démentiel, quand tu croises un copain, c’est avec plaisir que tu passes un moment avec lui.

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