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À Toulouse, la confiance semble éternelle

À Toulouse, la confiance semble éternelle
Par Rugbyrama

Le 18/04/2021 à 20:13

TOP 14 - Au Stade toulousain, certaines défaites donnent un grand sourire à Ugo Mola. Ce samedi, les Rouge et Noir se sont inclinés deux petits points chez le voisin castrais (26-24). Si le derby a basculé côté Bleu et Blanc, c’est bien la jeunesse haut-garonnaise qui a une nouvelle fois impressionné les amateurs du ballon ovale.

Équipe bis, place aux jeunes, gestion d’effectif… La composition toulousaine est sortie pleine de fraîcheur en fin de semaine dernière. Maxime Marty, Emmanuel Meafou, Dimitri Delibes et Yannick Youyoutte étaient les symboles de cette (nouvelle) cure de jouvence, dès le début du match. Sur le banc, David Ainu’u (21 ans), Simon Renda et Romain Riguet (20 ans chacun) complètent ce qui devra être "le Stade toulousain des prochaines semaines et des prochaines années" souligne Ugo Mola.

Dans un match que le Castres olympique semblait maîtriser à la 60e minute (26-10), les Rouge et Noir ont arraché un bonus défensif après un essai de 100 mètres. Marty, Fouyssac, Renda puis Lebel concluent une action plus toulousaine que jamais. Derrière un tel réservoir, Toulouse assure un précieux point à Pierre-Fabre et rentabilise un déplacement aussi périlleux qu’audacieux.

La jeunesse guidée par une insolente sérénité

L’entraîneur des avants Jean Bouilhou notait la semaine dernière l’envie de se rendre à Castres avec la volonté de prouver le "fort potentiel" du club haut-garonnais. En l’absence de ses cadres (les frères Arnold, Kaino, Dupont, Ntamack, Kolbe…) les Rouge et Noir ont réussi leur pari et envoient un nouveau message fort à la concurrence. Toujours leader après le succès de La Rochelle sur Lyon, le tenant du titre s’avance serein et plein de confiance face au Racing 92, samedi prochain. Dans une saison perturbée par les doublons internationaux et le calendrier "sanitaire", Toulouse aurait pu, comme la saison passée (7e) , réaliser une saison moyenne.

Depuis septembre, les Toulousains s’accrochent aux deux premières places et n’ont jamais semblé autant sereins qu’en 2019… année du dernier Brennus sur la place du Capitole. Derrière cette image d’intouchables, des failles restent heureusement perceptibles pour les adversaires du Stade.

Défense et conquête : secteurs essentiels face à Toulouse

"On est tombé dans le panneau -touche, mêlée, ballon porté- d’un jeu qui ne nous va pas " concède le coach rouge et noir. Face à Castres, les difficultés des avants ont été mises en avant par le pack bleu et blanc et une domination nette sur les phases de conquête. Certes, les cadres traditionnels étaient absents pour remettre de l’ordre dans la maison, mais ce n’est pas la première fois que les Toulousains peuvent être secoués dans le jeu rapproché.

En Coupe d’Europe, les Clermontois ont agressé, ralenti, et fortement perturbé les lancements de jeu adverses. Si les quadruples champions d’Europe n’ont pas inscrit d’essai, ils ont néanmoins profité d’une trop forte indiscipline jaune et bleue et s’adjuger un succès historique au stade Marcel-Michelin. Le LOU lui est parvenu à gagner ses deux matchs de Top 14 face au leader. Deux rencontres et une méthode : une défense féroce et agressive et surtout, une efficacité diabolique.

Top 14 - Iosefa Tekori (Toulouse) face à Castres

Top 14 - Iosefa Tekori (Toulouse) face à CastresIcon Sport

La profondeur de talents du Stade toulousain ne semble avoir aucune limite, et l’on voit mal comment les Rouge et Noir pourraient rater leur fin de saison. Il n'empêche que Toulouse continue d'apprendre, et si pour l'instant tous les voyants sont au vert, les autres cadors du Top 14 ont bien en tête de faire dérailler la machine haut-garonnaise.

Par Clément LABONNE

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