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À La Rochelle, l'air marin va si bien aux anciens Parisiens

À La Rochelle, l'air marin va si bien aux anciens Parisiens
Par AFP

Le 15/11/2020 à 11:34Mis à jour Le 15/11/2020 à 11:37

TOP 14 - La vie est belle au bord de l'Atlantique pour les ex du Stade Français Geoffrey Doumayrou, Jérémy Sinzelle et Jules Plisson, pièces maîtresses du leader La Rochelle en visite dimanche (21h05) au stade Jean-Bouin en clôture de la 9e journée du Top 14.

Depuis leur arrivée au Stade Rochelais en 2017, Doumayrou et Sinzelle, désormais trentenaires, sont devenus papas. C'est avec le maillot jaune et noir que le premier a découvert l'équipe de France (13 sélections au centre) et que le second s'est découvert une vocation de couteau suisse, indispensable à la fluidité du jeu de mouvement maritime, si séduisant en ce début de saison.

Plisson, 29 ans, a débarqué à l'automne dernier, après 14 saisons dans la capitale et des derniers mois très difficiles avec le staff de Heyneke Meyer, l'entraîneur sud-africain dont les méthodes ne passaient plus auprès de l'effectif. Sans aucun regret vu la tournure des événements actuels.

"J'ai trop de chance d'être là, avec une vie totalement différente de celle que j'avais à Paris. Je me sens libéré, plus léger, je peux faire ce que je veux", assure l'ouvreur, qui goûte avec assiduité aux plaisirs de la pêche et de la navigation dans les pertuis, ces zones maritimes abritées et délimitées par des îles, en fonction du calendrier... des marées.

Dimanche dernier, après la victoire contre Clermont (19-10) - qui a permis à son club de redevenir leader du Top 14 pour la première fois depuis trois ans -, le deuxième meilleur buteur actuel du championnat (83 points) a souligné combien il se sentait bien sous les couleurs maritimes : "Moi, j'y vais (à Paris) en tant que Rochelais, en tant que mec qui s'éclate dans cette équipe-là. Celle du Stade Français est différente, même si Gonzalo (Quesada) est revenu, c'est un autre groupe".

Plisson, figure de proue

Champions de France en 2015 avec le Stade Français, les anciens soldats roses ne cachent pas qu'ils aimerait décrocher le Brennus avec La Rochelle, stoppé deux fois en demi-finales contre Toulon en 2017 (sans eux), puis contre Toulouse en 2019 (sans Plisson). "C'est très bien de vivre des phases finales mais on n'a toujours rien gagné, rappelle Sinzelle. Il faut vraiment savoir ce que le groupe veut. Soit on se contente de ça, du minimum, soit on va chercher un peu plus haut. Au bout d'un moment, il faut rentrer dans la cour des grands".

Jérémy Sinzelle - La Rochelle

Jérémy Sinzelle - La RochelleIcon Sport

L'idée trotte surement aussi dans la tête de "Doum", en fin de contrat en juin prochain et plus revu dans le groupe depuis la victoire sur l'UBB (20-6) le 25 octobre dernier. Pas sûr qu'il soit du voyage à Paris.

Remarquable dans son jeu au pied et ses inspirations à destination de ses joueurs de couloir notamment - Brice Dulin a marqué sur cette phase de jeu contre l'ASM -, Plisson est une figure de proue - 13 titularisations sur 16 feuilles de match depuis un an - de la dynamique de son équipe, parée pour le changement de saison.

"On entre dans une période hivernale qui va être dure, qui va être longue. Franchement, on joue au rugby pour des matches où il y a pleins d'essais et d'envolées mais aussi pour des matches où l'on se retrouve en tant qu'équipe. C'est génial de pouvoir continuer à jouer, et de le faire de cette manière-là", dit-il, enthousiaste.

Et ce ne sont pas les allers-retours de leurs coéquipiers en sélection qui vont troubler leur sérénité d'ensemble: dimanche, le Stade Rochelais se passera ainsi de Grégory Alldritt, libéré par le XV de France après l'annulation du match contre les Fidji mais dont le retour vendredi n'était pas prévu par le staff. "On a les mecs pour compenser, il n'y a pas de soucis", glisse Sinzelle, déterminé.

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