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Segonds : "Tout le monde nous prenait pour des fous au début"

Segonds : "Tout le monde nous prenait pour des fous au début"

Le 09/05/2021 à 10:56Mis à jour

Grâce à sa victoire presque historique à Brive ce samedi (31-28), le Stade français peut continuer à croire en la qualification pour le top 6. L'ouvreur Joris Segonds se félicite de cette prestation référence qui vient conforter les Parisiens dans leurs convictions et leurs ambitions du début de saison.

Il y a de quoi avoir le sourire après cette victoire marquante sur une pelouse qui ne réussit pas au Stade français...
Ca fait quinze ans que le club n’a pas gagné ici. On en a parlé toute la semaine. Pour espérer quelque chose sur la fin de saison, il fallait venir s’imposer. C’est chose faite. C’est une grosse satisfaction. Maintenant, il faut préparer la réception de Montpellier samedi prochain.

Qu'est-ce qui a fait la différence en votre faveur ?
Je pense que c’est la discipline. On a été très disciplinés, notamment en première mi-temps. On menait à la pause alors que l’on avait le vent contre. A la mi-temps, le discours était simple : il fallait juste jouer notre rugby et aller un maximum dans le camp de Brive. On savait qu’ils allaient avoir du mal à taper et qu’ils allaient devoir relancer. C’est ce qui s’est passé. On s’est quand même fait peur sur la fin. Ca fait plusieurs fois que cela nous arrive. Il faudrait gommer ce souci. Mais le principal, c’est la victoire. Les avants, que ce soit au Racing ou là encore, font un boulot énorme en ce moment. C’est grâce à eux.

Vous avez aussi semblé plus en jambes que vos adversaires. Pensez-vous que les Brivistes étaient un peu à court de souffle, après avoir compté près d'une quinzaine de joueurs atteints du Covid ces dernières semaines ?
Je connais pas mal de joueurs de Brive, je sais que leur préparation a été compliquée. Je l’ai eu aussi, je sais à quel point c’est délicat de retrouver la condition physique. Encore plus avec cette chaleur. Cet après-midi, même sans avoir le Covid, on est bien fatigués. Je les comprends. Ca fait malheureusement partie de cette saison.

On sent que la confiance va crescendo dans vos rangs...
La confiance était là, même quand l’on perdait des matchs. Beaucoup de gens nous ont critiqués par rapport à ce qui s’est passé la saison dernière ou par rapport au Covid que l’on a tous eu au début de la saison. Mais la confiance, on l’a. On est sûrs de nos qualités. Comme toutes les équipes, il y a des matchs où l’on peut passer au travers. Mais nous sommes une bonne bande, on ne se prend pas trop au sérieux, on joue au rugby simplement. C’est ça qui nous rend un peu plus fort.

Plus que jamais, le Stade français est en lice pour le top 6. L'objectif devient-il de plus en plus concret ?
Quand on est allé au Racing, on a commencé à nous parler du top 6 alors que deux semaines auparavant, tout le monde nous parlait du maintien. On s’en fout un peu de ce qui se passe autour. En début de saison, on s’était fixé cet objectif entre nous. Tout le monde nous prenait pour des fous quand on a dit que l’on aimerait être dans le top 6. On nous a répondu que l’on était dernier l’an passé et qu’il fallait arrêter de rêver. On rêve un petit peu, peut-être. Mais on gagne, on gravit des marches. On n’est pas si loin que ça au classement, même si Bordeaux et Toulon ont des matchs de retard. Mais notre destin est entre nos mains, un petit peu. Si l’on bat Montpellier, Lyon et Bayonne, pourquoi ne pas rêver encore plus ?

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