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Godener : "Quand on joue, on n’est pas des collègues ou des copains. On est des frères"

Godener : "Quand on joue, on n’est pas des collègues ou des copains. On est des frères"
Par Vincent Péré-Lahaille via Midi Olympique

Le 03/06/2021 à 09:06Mis à jour

TOP 14 - Actuellement 7ème du Top 14, le Stade Français Paris joue un match décisif, à Bayonne, pour espérer rejoindre les phases finales. Depuis cinq matchs, pour autant de victoires, le troisième-ligne Loïc Godener et ses coéquipiers s’appuient sur une solidarité de tous les instants.

Le Stade Français vient d’enchaîner cinq victoires. Dans quel état d’esprit abordez-vous ce dernier rendez-vous capital à Bayonne ?

Ces victoires font du bien aux têtes. Chacun se sent bien dans le groupe. Mais Bayonne va jouer son maintien. On ne se déplace pas là-bas en se disant que le match est gagné d’avance. Ce sera un très gros combat.

L’idée, c’est de repartir de Jean-Dauger sans aucun regret ?

Et sans frustration. Mais on n’oublie pas que Bayonne a fait chuter le Stade Toulousain. Ils font de gros matchs. C’est une rencontre piège. Il faut vraiment les respecter. Les deux équipes ont quelque chose à jouer. Ce sera très dur. Mais on a montré à Brive (victoire 28-31) qu’on savait s’accrocher.

" On voit très bien ce qui est dit dans la presse, ce que les gens pensent de nous. Mais on reste soudés"

Comment expliquez-vous cette fin de saison où rien ne vous arrête ?

On l’a souvent dit. Mais la saison dernière, compliquée, nous a vraiment resserrés. Ça nous a servi de galérer. Et les nouveaux joueurs arrivés en début de saison se sont parfaitement fondus dans le moule. On a réussi à rebondir après le trou d’air du mois de février. On s’est remis la tête à l’endroit mais on reste en alerte. Quand on était quatrième à la mi-saison, on a commencé à se dire qu’on allait jouer les phases finales. Derrière, on a manqué de maitrise. Aujourd’hui, on est beaucoup plus concentrés sur nos matchs. On tient 80 minutes. Notre conquête est également meilleure. On a nos ballons en touche, sur nos mêlées.

Au soir de la défaite à domicile face à l’ASM (27-34, 20ème journée), beaucoup d’observateurs pensaient qu’il s’agissait de la défaite de trop…

On voit très bien ce qui est dit dans la presse, ce que les gens pensent de nous. Mais on est dans notre bulle. On arrête de regarder ce qui se passe autour. On croit en nous, tout simplement. Dès qu’il se passe quelque chose au Stade Français, tout est multiplié. Ça fait partie du jeu.

" Après les victoires, on se rend compte que président Wild est un enfant comme nous. Il kiffe"

Lors des dernières victoires, on a senti une grosse cohésion au sein du groupe. Le propriétaire Hans Peter Wild s’est également montré très proche de vous tous…

Il vient à tous les matchs. Il est près de nous. L’année dernière, il était déçu après certains matchs où on était passé au travers. Mais en ce moment, il est proche du groupe. Il nous parle. C’est bien pour les joueurs de le voir présent. Quand il nous rejoint dans le cercle après les victoires, on se rend compte que c’est un enfant comme nous. Il kiffe. Il a fait beaucoup pour nous et il ne nous a jamais lâchés.

Quel qualificatif vous vient à l’esprit quand vous pensez à votre saison ?

Incroyable. La saison dernière, on arrête le Championnat, on est 14ème. On revient cette année avec un nouvel entraîneur. On a été touchés par le Covid. Ce n’était pas facile. Je revois Paul Alo-Emile qui a eu des problèmes aux poumons. L’histoire de Gaël (Fickou) nous a également affectés. On a connu des moments compliqués. Mais notre force, c’est d’être toujours resté soudés. Aujourd’hui, quand on joue, on n’est pas des collègues ou des copains. On est des frères. Ça se ressent. Chacun fait des efforts pour l’autre. Le groupe pro, les Espoirs, tout le monde est irréprochable et va dans le même sens. Personne ne lâche, c’est ça qui est incroyable.

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