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Trois hypothèses à l’étude

Trois hypothèses à l’étude
Par Vincent BissonnetPar Nicolas ZanardiPar Leo Faure via Midi Olympique

Le 17/03/2020 à 13:09Mis à jour Le 17/03/2020 à 14:55

CORONAVIRUS - TOP 14 - Face à la situation exceptionnelle, la LNR avait d’abord mis sur la table deux opportunités : les huis clos ou le report des matchs. À la suite de l’intervention du chef de l’état, jeudi soir, l’évidence s’est faite de mettre en suspend la saison en cours "jusqu’à nouvel ordre", officialisée vendredi après-midi.

L’instance suprême des clubs professionnels planche désormais sur trois scénarios, que les présidents évoqueront une première fois ce mercredi en réunion téléphonique. Cela va de la plus optimiste, avec une reprise dans sept semaines, à la plus alarmiste qui acterait la fin de la saison en cours.

Hypothèse 1 - Reprise fin avril-début mai : quatre matchs en semaine ?

À la ligue, on espère encore pouvoir maintenir le championnat en l’état avec vingt-six journées et des phases finales aux dates prévues. Ce plan B est optimiste sur le plan sanintaire et exigeant en termes d’organisation.

  • Quelle réorganisation du calendrier ?

D’ores et déjà, le premier scénario envisagé, avec une reprise au 15 avril, ne paraît plus d’actualité. L’hypothèse la plus optimiste table sur un retour à la normale fin avril-début mai. Soit une interruption de compétition d’un mois et demi : cinq journées de Top 14 seraient à reprogrammer, à la condition de décaler les Coupes d’Europe en juillet... ou de les annuler. Du côté de la LNR, on mise sur cette option, envisageable avec un replacement des matchs en semaine. Concrètement, entre la fin avril et le dimanche 7 juin (six semaines), il faudrait caler neuf journées de championnat : il y en aurait donc théoriquement cinq ou six le week-end et trois ou quatre en semaine.

Le syndicat Provale, par la voix de son président Robins Tchale-Watchou, s’est dit opposé à cette éventualité par crainte de voir les joueurs subir le contrecoup physiquement. Sur le papier, cette option permettrait de conserver les phases finales telles quelles avec les barrages les 12-13-14 juin, les demi-finales à Nice les 19-20 juin et la finale au Stade de France le 26 juin. Ce cas de figure aurait pour avantage de limiter la casse sur le plan financier et de préserver au mieux le déroulement du championnat. Mais il est étroitement lié à l’évolution de la propagation du coronavirus et promet d’être très contraignant en termes de planification comme de gestion d’effectif.

  • Quelle conséquence pour la Tournée XV de France ?

Elle serait impactée. En principe, ce premier scénario ne vient pas empiéter sur la tournée du XV de France. Les deux tests-matchs des Bleus sont en effet programmés les 4 et 11 juillet. Mais cette hypothèse tient seulement si les Coupes d’Europe - avec trois dates à caler et encore six clubs de Top 14 concernés - sont reportées en juillet. Dans ce cas, la tournée des Bleus comme de leurs homologues européens serait impactée.

  • Quelle est l’estimation de l’impact économique ?

Sérieux mais pas gravissime. Il sera relativement limité si toutes les rencontres de championnat peuvent être disputées. Les matchs de semaine risquent tout de même de générer moins de recettes. Rest que cette hypothèse paraît particulièrement complexe pour les clubs et optimiste d’un point de vue sanitaire. Par ailleurs, si les phases finales des Coupes d’Europe sont décalées en juillet, leurs retombées économiques s’en trouveraient probablement affectées.*

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