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O’Gara : "Ici, la culture est plus forte qu’à Montpellier"

O’Gara : "Ici, la culture est plus forte qu’à Montpellier"
Par Rugbyrama

Le 25/01/2020 à 14:09Mis à jour Le 25/01/2020 à 14:10

TOP 14 - L’entraîneur principal de La Rochelle Ronan O’Gara est apparu confiant cette semaine en conférence de presse. Conscient du travail qu’il reste à accomplir mais satisfait de la progression de son groupe avant d’accueillir le Montpellier de Xavier Garbajosa.

Rugbyrama : Ronan, quel bilan dressez-vous de ces deux derniers matches de Champions Cup ?

Un peu de tout. Il y a de la déception mais aussi beaucoup d’espoirs pour l’avenir. Il y a du travail encore à faire mais c’est une compétition que j’aime bien. Le match d’Exeter (le premier perdu à domicile 12-31 NDLR) était un match qu’on était capable de gagner mais qui a basculé sur une interception fatale. Contre Glasgow ici (perdu également 24-27 NDLR), c’était aussi un match qu’on aurait pu gagner. Mais ça appartient désormais au passé, il faut regarder ce qu’il y a devant nous et c’est pour cela qu’être entraîneur en France est hyper intéressant car tu n’as pas trop le temps de réfléchir, peut-être au mois de juillet. Je trouve qu’on progresse.

Que retenez-vous principalement du dernier match à Exeter (33-14) : la bonne première période ou la déception d'une défaite sèche au final ?

C’est une déception. On doit penser comme un grand club. Ce qui est sûr c’est que nous ne sommes pas un club fort de la Champions Cup, nous l’avons joué que deux fois. Nous sommes des débutants et c’était la même chose pour Exeter il y a peut-être huit ans. Mais, avec nos qualités on peut accélérer la progression et c’est l’objectif : jouer les phases finales de la Champions Cup.

La victoire bonifiée à l’extérieur contre Pau ne peut être positive que si vous confirmez contre Montpellier samedi soir ?

Ce n’est pas la bonne façon de penser. J’ai complètement oublié le match à Pau. Le prochain match c’est Montpellier, au Stade Deflandre. Chez nous, c’est non négociable de ne pas être performant. Si on l’est, on gagne. Pour moi, on est plus en confiance qu’au match aller (perdu 30-16 NDLR.) On est une équipe avec une base forte, performante dans beaucoup de secteurs et j’espère le montrer samedi soir.

" Le respect entre le nouveau staff et les joueurs est fort"

Des nouvelles de Romain Sazy et Lopeti Timani, blessés le week-end dernier à Exeter ?

On a perdu Romain, qui est capitaine et un joueur très important pour cet environnement. Heureusement ce n’est pas trop grave, il ne sera pas absent durant beaucoup de semaines mais son rôle avec le staff et les joueurs est très important. Lopeti est blessé pour plusieurs semaines, je ne sais pas combien. Mais nous sommes capables de s’adapter, les blessures font parties du rugby. À nous d’avoir un plan pour avoir le minimum de problèmes sans eux.

Terminer la phase aller à la 4e place vous permet-il de revoir vos ambitions à la hausse ? On pense par exemple à un barrage à domicile…

Je ne suis pas intéressé par un barrage à domicile, je cherche un maximum de bonnes performances et après on regardera le tableau. Ce qui est très important pour les supporters, pour le staff, c’est que je trouve que la culture ici est sérieuse maintenant. On est un groupe plus soudé qu’il y a six mois et je pense que le respect entre le nouveau staff est les joueurs est fort. Je prends l’homme avant le joueur toujours. Au début, c’est normal que le feeling soit plus difficile, mais maintenant comme on dit, tout le monde sait qu’il y a une nouvelle équipe en ville et c’est La Rochelle.

" La culture est plus forte parce que Montpellier accepte des joueurs qui ne sont pas très honnêtes"

Même en ayant plus rien à jouer, vos joueurs n’ont rien lâché à Exeter, sauvant même des essais jusqu’à la 79e minute. Ce sont des signaux qui montrent que votre équipe est soudée ?

Oui mais pour moi ça aussi c’est la base. Ils jouent pour quelque chose. On est tous motivés par quelque chose de différent, ce n’est pas la même motivation pour tous les joueurs, le staff donc c’est quelque chose qu’on doit prendre en compte quand on est coach. Je dois accepter ça, tout le monde est différent et c’est à moi de manager, de trouver comment je peux avoir le meilleur Geoffrey Doumayrou chaque semaine. C’est intéressant et je n’ai pas tout réussi mais je suis en train de trouver le levier pour avoir le plus de plaisir avec ces joueurs.

Après la défaite contre Glasgow à domicile vous aviez affirmé que le système marchait et que c’était non négociable. Les résultats montrent que vous aviez raison…

C’est l’hiver mais on n’a pas vu le rugby d’hiver vraiment. Les conditions à Pau étaient magnifiques et on a fait une bonne performance. C’est ça le sport de haut niveau, savoir qui va craquer le premier et c’est Pau qui a craqué mentalement. Le sport, ce n’est pas toujours le magnifique plan de jeu, c’est aussi une compétition pour des compétiteurs. Ca va être la même chose samedi et c’est pour cela que c’est important de croire en mes joueurs, de savoir que par exemple la culture ici est plus forte qu’à Montpellier. Il n’y a pas de discussion possible, la culture est plus forte parce que Montpellier accepte des joueurs qui ne sont pas très honnêtes. Je laisse ça comme ça mais j’ai eu une expérience il y a quelques années avec un autre qui n’était pas du tout droit et si tu acceptes un joueur comme ça, c’est qu’il y a une faiblesse dans la culture. Je sais qu’il y en a une là-bas, c’est à nous de la montrer.

Les joueurs et les entraîneurs parlaient déjà du match contre Montpellier même avant les deux rencontres de Champions Cup. Est-ce vraiment un match plus important dans la saison ?

Pas pour moi. Je sais qu’il y a différentes histoires.. avec l’entraîneur Garbajosa. Mais ce n’est pas lui qui joue, ce sont les joueurs.

" Si tu ne travailles pas, tu ne progresses pas"

Ils évoquaient plus la rencontre comme étant charnière dans la saison sportive, pas forcément le contexte du retour de Xavier Garbajosa…

Comme on dit, il y a cinq points disponibles samedi et comme chaque semaine dans le Top 14. Chaque équipe en France est capable de battre l’autre et on a vu beaucoup d’exemples cette saison. Mais le moment où tu regardes derrière, tu rates une opportunité de progresser. On va voir si on est bien concentré pour ce week-end.

Le système défensif de Montpellier a changé depuis quinze jours et semble se rapprocher du vôtre désormais. Un avis ?

Je ne sais pas. Je suis intéressé par mon équipe. En même temps, combien de travail vous êtes capables de faire en deux semaines ? Evidemment s’ils ont changé c’est qu’avant ça ne marchait pas ou ça marchait, c’est à eux d’en parler. Moi, je suis concentré sur mes joueurs.

Les vacances arrivent après Montpellier. Vous allez laisser une ou deux semaines à vos joueurs ?

Ca dépend (rires).

Vous pourriez leur laisser qu’une semaine ?

Non pas du tout. Il y a un nouveau régime ici. Bien sûr que tu dois profiter mais c’est un club avec beaucoup d’ambitions. Si tu ne travailles pas, tu ne progresses pas. C’est la même partout dans le monde. Mais si tu es passionné, une semaine ça suffit. Tout le monde sait qu’après trois jours j’en ai marre à la maison et je dois faire quelque chose que j’adore et c’est le rugby.

Par Paul Arnould.

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