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Lucu : "On sait que l'on est capable de bien mieux"

Lucu : "On sait que l'on est capable de bien mieux"

Le 20/10/2020 à 11:15Mis à jour Le 20/10/2020 à 11:22

TOP 14 - Le demi de mêlée de l'UBB, Maxime Lucu, revient sur son début de saison et celle de son équipe. Moins utilisé, le n°9 retrouve petit à petit la forme et conserve un état d'esprit positif, pour cette saison particulière.

Rugbyrama : L'UBB sort d'une défaite contre Pau, mais paradoxalement l'équipe a repris un peu de "gnac" ?

Maxime Lucu : Exactement. De toute façon, on savait qu'après le match de Lyon, on devait se rattraper, du moins dans l'état d'esprit. Parce que faillir dans les fondamentaux, dans les matchs de rugby, c'est toujours compliqué. On ne peut pas parler de rugby. Alors déjà, il fallait que l'on réponde présent sur ça. Et on a su le faire de la plus belle des manières. Après, il manque cette victoire à la fin. On est quand même très déçu de ça. Mais c'est un bon pas en avant et c'est surtout rassurant pour la suite.

Présent dans le combat, c'était ça qui était important ?

On a voulu mettre, notamment dans l'entame, les choses dans l'ordre, montrer que l'on était présent, que c'était qu'une erreur. Voilà, on a essayé de le faire. On a mis notre rugby dans l'ordre. On a fait que ce que l'on avait dit et travaillé durant la semaine. Et ça a marché. Après, il s'est passé ce qui s'est passé en 2e mi-temps. On a eu un peu plus d'indiscipline. On a été plus dans le jus physiquement. Les fautes se sont multipliées et on a eu du mal à répondre présent, notamment sur le début de 2e mi-temps.

Si je vous dis que la défaite contre Bristol vous a fait du mal, vous êtes d'accord ?

Je pense que oui, bien sûr. Cette défaite a quand même fait du mal à la tête parce que c'est une demi-finale. On voulait aller chercher cette finale. On voulait aussi se rattraper de la saison dernière qui a été interrompue. Voilà, on voulait donner aux supporters, cette joie-là, celle de jouer une finale. Et en plus de ça, quand tu fais un match comme à Bristol, où on a été, je pense, monstrueux dans l'engagement et l'état d'esprit, c'est toujours dur d'échouer au bout de 100 minutes contre une belle équipe de Bristol, certes. Mais on en avait mis tellement sur le terrain. Alors peut-être oui, on a du mal mentalement, à reprendre un peu du poil de la bête. Et ce match à Lyon nous a encore mis un coup de massue. Alors, certes, on a une période difficile, mais ce match de Pau a permis de voir notre état d'esprit positif. On a envie d'aller de l'avant. La saison est longue et on sait que l'on est capable de bien mieux. On veut le prouver, en tout cas.

Est-ce que vous arrivez à trouver vos marques en cette période de Covid ?

On est tous logés à la même enseigne. Beaucoup de clubs ont été touchés. Voilà, on sait que dans la semaine, jusqu 'au mercredi ou au jeudi et les tests PCR, le programme peut être chamboulé, le match peut être annulé. Mentalement, je pense qu'il faut prendre, ces choses-là, positivement. Ce n'est pas, en étant négatif, que l'on va faire avancer les choses. Et en plus de ça, on va mal travailler. Nous, on essaye d'avoir de la bonne humeur, même si ce n'est pas facile, car on aimerait que cela soit plus calme. Mais bon n'est pas les seuls dans ce cas. Voilà, honnêtement, on essaye de travailler positivement. C'est un peu la marque de fabrique de l'équipe. Il faut continuer dans ce sens-là. Je crois que cela va être une année particulière dans tous les cas. Il faut se le mettre en tête parce que sinon, cela sera compliqué.

Quel bilan tires-tu de ta première année passée à l'UBB ?

Elle a été plus que favorable et positive. Même collectivement, quand on voit le championnat, les matchs que l'on a fait, la campagne de Coupe d'Europe, elle ne peut être que positive. Moi, je me suis imprégné de cela. C'est plus facile quand une équipe marche bien. Donc, j'ai été très content de ma première année. Après, elle est passée. Il faut passer à autre chose. Mais cela m'a permis de rentrer en confiance, notamment dans une équipe nouvelle, dans un championnat nouveau. J'ai passé cette année de la meilleure des façons. En plus, j'ai re-signé derrière. Donc, tout a été positif. Après, il ne faut pas rester sur ça. Je veux donner encore plus à Bordeaux et j'en suis capable.

Ce contrat de 3 ans supplémentaires, c'est une belle marque de confiance de la part du club ?

C'est sûr. Je me suis énormément plu ici, quand je suis arrivé à Bordeaux. Je me suis assez vite intégré, le groupe est top, le staff est top. Le club est vraiment top. Il y avait tout pour moi, pour faire une bonne saison. J'ai tout donné le club. Je me suis beaucoup impliqué dans la façon de jouer de l'équipe, dans le groupe. Et voilà, le fait d'avoir fait une bonne saison, cela m'a permis de pouvoir re-signer. Je suis très heureux de re-signer dans ce club et de m'inscrire dans la durée. Parce que j'ai envie de remercier le club de cette façon.

Tu n'es pas convoqué pour l'équipe de France. C'est un gros regret pour toi, ce début de saison ?

Non, il ne faut pas que cela soit un regret, parce que je n'ai pas énormément joué en ce début de saison. Ils ont pris ceux qui ont joué le plus, ceux qui ont mérité le plus. Il y a du monde à mon poste. Moi, il faut que je performe avant de pouvoir y re-goûter. Je pense que la priorité était plutôt de retrouver du rythme, en ce début de saison, de pouvoir performer avec Bordeaux, de pouvoir jouer déjà ! Il n'y a pas de regret. Les mecs qui ont été appelés sont ceux qui le méritaient le plus. Moi, à l'heure actuelle, je ne méritais pas d'y être. Je préfère me concentrer sur le club pour le moment et après, on verra. Je continue à bosser et à faire mes matchs. On verra bien pour la suite. Mais c'est sûr, je me battrais pour y repartir.

Le fait de moins jouer, pour un compétiteur comme toi a été difficile à vivre ?

Non (catégorique). C'est une saison particulière, comme je le disais. Pendant 6 mois, on n'a pas joué. On a repris très tôt. J'ai eu du mal un peu, à revenir en forme, notamment sur le mois de juin. C'est un peu mieux maintenant. J'ai fait deux bons mois de juillet-août où j'étais mieux physiquement. J'ai eu du mal à retrouver le rythme. Donc, voilà, ce début de saison passé, ce sont des choses qui arrivent aussi dans la carrière d'un joueur. Voilà. J'ai eu aussi un peu de soucis familiaux. Donc, mentalement, j'étais peut-être un peu moins bien et peut-être un peu moins impliqué sur ce début de championnat. La logique a aussi été respectée en club aussi. Le staff a privilégié les mecs en forme sur ce début de saison. Moi, je l'étais peut-être un peu moins. Ce sont des choses qui arrivent. Je me suis remis en question aussi. J'ai décidé de travailler de mon côté. Mentalement, je voulais me mettre la tête à l'endroit, parce que j'ai vécu des choses pas faciles. Mais maintenant, je suis, à fond, impliqué dedans. Cela fait un mois, un mois et demi, que je suis vraiment bien. Et je reviens petit à petit. Mais je respecte toujours les choix du staff et si ces choix ont été pris, c'est qu'ils étaient les meilleurs. Maintenant, c'est reparti et c'est à moi de prouver que je mérite d'être sur la feuille de match.

Vous vous déplacez à La Rochelle. Il y a une recette pour prendre cette équipe ?

Oui et non. C'est sûr qu'ils sont en forme, qu'ils montrent énormément de belles choses en ce début de saison. Nous, on a du mal un peu, à enclencher la marche en avant. Mais ce sont des matchs comme cela, un derby qui permettent de se remettre la tête à l'endroit. La recette ? Il faudra juste que l'on soit présent sur les bases, les fondamentaux. C'est une équipe très joueuse et donc, il faudra que défensivement, on soit intraitable, bien en place, avec l'envie de monter fort et vite. Voilà, des choses simples. Il faudra qu'on les contre sur ça. Et puis il faudra aussi garder le ballon, car c'est une équipe qui aime beaucoup jouer. Il faut que l'on arrive à mettre notre jeu en place, que l'on ait cette envie de jouer, de se rattraper. Je ne sais pas s'il y a une recette particulière mais ces détails là seront très importants pour pouvoir les mettre à mal sur le match. Cela ne sera pas simple, mais on a envie de se rattraper de tout ça et de réenclencher la marche avant.

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