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Les Rochelais se méfient du Racing

Les Rochelais se méfient du Racing
Par Rugbyrama

Le 19/10/2019 à 15:59

TOP 14 - En recevant le Racing 92, le Stade rochelais a l’occasion d’enchaîner avec un 2e succès consécutif pour la première fois de la saison. Mais les Maritimes en sont conscients, le club francilien est redoutable à l’extérieur.

Treize. C’est le nombre de points que compte le Racing 92 depuis le début de la saison. Dont sept à l’extérieur et six à domicile. C’est peu dire que les Racingmen s’exportent très bien depuis la fin août avec deux défaites sur le fil à Toulouse (20-17) et à Toulon (32-29) et une victoire retentissante à Pau avec le bonus offensif (3-31). Les Rochelais, toujours invaincus à domicile cette saison, le savent mieux que quiconque et ont préféré travailler sur les performances loin de leurs bases des hommes de Laurent Travers.

"On a regardé plutôt leurs performances à l’extérieur, disait Brock James en conférence de presse. Ils sont passés tout près de deux victoires à Toulouse et à Toulon et on a vu ce qu’ils ont fait à Pau, c’est impressionnant. C’est une équipe avec beaucoup de qualités individuelles et lorsqu’ils se trouvent entre eux c’est dangereux. On va essayer de répondre en équipe devant notre public." Le week-end dernier face à Brive, les Rochelais se sont rassurés avec une victoire bonifiée mais sont apparus empruntés et bousculés durant au moins trente minutes. Après deux défaites consécutives à l’extérieur, les hommes de Jono Gibbes avaient sur leurs épaules une obligation d’un résultat positif face au promu et ont sans doute manqué de lucidité.

Une thèse qu’étayait le capitaine Romain Sazy. "En étant honnête, l’équipe était sous pression. On savait que nous n’avions pas le droit à l’erreur et on connaissait l’importance de ce 50e guichet fermé pour les supporters et le club." Bis repetita contre le Racing samedi soir ? "La pression elle est toujours bonne et on en a besoin. Si tu regardes leurs résultats sur les trois dernières sorties, c’est une équipe qui voyage bien c’est indéniable. On s’attend à un gros match. Nous de notre côté on a retrouvé de la sérénité, quand tu gagnes les lundis sont plus cool, tu es plus à l’aise. On veut en enchaîner une deuxième."

Des conditions attendues difficiles

"Les conditions étaient compliquées, c’était notre premier match à 21 heures. Sur le terrain, on a trouvé que c’était vraiment très arrosé." Brock James regrettait les conditions de jeu du dernier match face à Brive. Pourtant samedi soir, de la pluie est annoncée à La Rochelle. La perpective d’un ballon très glissant risque d'être de nouveau d'actualité, et à des degrés plus importants. Une donnée non négligeable lorsqu’on connaît la force du pack francilien.

L’option du jeu au pied sera sans doute au coeur des débats et dans ce domaine, les Rochelais ne sont pas des maîtres depuis le début de la saison. "Il faut gagner la bataille du territoire et le jeu au pied peut nous aider, expliquait le demi d’ouverture Brock James. C’est une arme que l’on doit maîtriser un peu mieux je pense et le développer plus. Ce n’est pas facile surtout quand ce n’est pas dans nos habitudes."

Un constat partagé également par l’entraîneur irlandais Ronan O’Gara, qui ne veut surtout pas négliger l’importance du pied dans le rugby moderne. "Il n’y pas le choix dans le rugby aujourd’hui. C’est très important car il y a des défenses fortes en ce moment et parfois comme on dit, ce n’est pas toujours nécessaire de courir dans l’espace, on peut aussi y aller en tapant." À La Rochelle, les relances ont toujours été privilégiées au détriment parfois de l’occupation au pied et d'un jeu plus pragmatique. La patte O’Gara s’observera peut-être aussi dans ce secteur du jeu.

Top 14 - Ronan O'Gara et Jérémy Sinzelle (La Rochelle)

Top 14 - Ronan O'Gara et Jérémy Sinzelle (La Rochelle)Icon Sport

"Il y a une responsabilité ici d’avoir du beau jeu mais on peut attendre mars pour cela. Il y a des joueurs qui doivent et aiment jouer mais moi je dois leur donner les outils pour qu’ils puissent y penser pendant le match. Jouer sept phases de jeu dans notre camp pour se dégager la 8e, on peut aussi le faire avant et ainsi protéger l’énergie de nos avants." Quoi qu’il en soit, ce La Rochelle - Racing aura également un souvenir de phase finale. Chacun se souvient de la victoire rochelaise à Colombes la saison dernière en barrage, un match où les Rochelais s’étaient montrés très pragmatiques et assez loin de leur A.D.N. naturel. La solution est peut-être celle-ci face à ce Racing là.

Par Paul Arnould

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