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"Le 15 avril me semble peu crédible" pour la reprise, estime Paul Goze

"Le 15 avril me semble peu crédible" pour la reprise, estime Paul Goze
Par AFP

Le 14/03/2020 à 10:16Mis à jour Le 14/03/2020 à 12:06

TOP 14 - "Tous les scénarios sont sur la table", assure Paul Goze après la suspension du Top 14 et du Pro D2. Mais, si le président de la LNR se veut positif, la date du 15 avril lui semble peu crédible pour reprendre, comme il l'a expliqué vendredi à l'AFP.

Comment expliquez-vous cette décision de suspendre le Top 14 et la Pro D2 ?

Paul Goze : C'est une décision qui me paraît empreinte du sceau de la sagesse. A partir du moment où le président de la République a expliqué que l'épidémie s'accélérait et qu'il fallait une prise de conscience générale et des mesures fortes pour éviter l'expansion de cette pandémie, il nous a paru logique de suspendre temporairement nos deux championnats professionnels. Cela me paraît être de la bonne logique, de la bonne gestion.

Comment envisagez-vous la suite de la saison ?

P. G. : Aujourd'hui, on vient de mettre en place cette suspension temporaire. On va réfléchir à différents scénarios pour voir comment la saison peut être terminée, avec équité sportive et donc des matches qui se joueront selon les dates de reprise que pourraient donner les pouvoirs publics. On va aussi voir l'aspect financier en mettant en place un accompagnement si la durée d'inactivité était trop longue, pour permettre aux clubs qui seraient en difficulté de passer ce cap. Nous allons donc essayer de mettre tout ça en place le plus rapidement possible, si les pouvoirs publics nous le permettent et que la crise retombe un peu dans les prochaines semaines. C'est ce que nous allons étudier dans les prochains jours, pour le présenter aux clubs d'ici sept à huit jours. Puis en discuter avec eux.

Vous avez une date de reprise en tête ?

P. G. : Il n'y a pas de date de reprise. Selon la date, il y a des choses que l'on peut faire ou pas. Il y a une première date fixée au 15 avril mais cela me semble peu crédible que l'ensemble des mesures soient levées à ce moment-là. On va attendre d'avoir des précisions, qui vont sûrement venir dans les prochaines semaines. On va avancer dans la pandémie donc on pourra voir comment elle évolue. Nous pourrons alors voir quelles sont les modalités de reprise de la compétition. L'objectif, c'est de jouer les demies et les finales aux dates prévues.

Est-ce qu'on peut imager que les championnats soient purement et simplement annulés ?

P. G. : Toutes les hypothèses sont sur la table pour finir. Tout ça va se travailler, je n'ai pas de réponse aujourd'hui, c'est trop frais. On réfléchit à comment finir la saison. On est optimistes: on se dit que les phases finales sont dans trois mois. D'ici là, on peut raisonnablement penser que la pandémie aura baissé en intensité et qu'on pourra avoir un certain nombre de dates nous permettant une fin de saison sportive. Seule l'évolution de la pandémie va nous dire si on va pouvoir tout mettre en place.

Quel que soit le scénario, la fin de saison risque d'être chargée pour les joueurs...

P. G. : Dans les scénarios qu'on mettra en place, on va évidemment essayer d'éviter une surcharge de matches dans des durées très courtes. On tient compte, dans notre travail, de l'ensemble des données. A la fois, les partenaires, le diffuseur, les présidents, les entraîneurs, les joueurs... Compte tenu de ce contexte hors norme, il faut impérativement que l'ensemble des parties prenantes adhèrent au scénario mis en place pour la fin de saison. On ne va pas réattaquer après un mois et demi, deux mois de crise du coronavirus par une crise interne. Obligatoirement, on va faire en sorte que le scénario ait l'adhésion de tout le monde.

Qu'en est-il des Coupes d'Europe, dont les quarts sont pour le moment maintenus début avril ?

P. G. : Nous demandons à l'EPCR de prendre une décision dans les meilleurs délais, c'est-à-dire dans les deux ou trois jours qui viennent, sur la suspension des quarts de finale. C'est à l'EPCR de prendre cette décision, pas nous. On n'a pas le pouvoir de décider de la suspension des compétitions européennes. Les clubs français étant à l'arrêt, sans championnat... il ne me paraît pas possible qu'on puisse faire les quarts de Coupes d'Europe mais c'est à l'EPCR de prendre la décision formellement.

Propos recueillis par Nicholas Mc ANALLY

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