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L'Union ne veut rien lâcher

L'Union ne veut rien lâcher

Le 20/02/2020 à 10:00Mis à jour

TOP 14 - Après un match intense contre Lyon, l'UBB se prépare à défier Clermont en Auvergne. Grâce à la profondeur de son effectif, ses fins de match efficaces, le club girondin peut et veut continuer en tête du championnat. Sans rien lâcher.

"Je persiste et je signe à dire que le match à Toulouse nous a fait du mal, et cela, parce que l'on n'a pas pu le solder, parce que l'on est parti en vacances. Ce match de Lyon nous a permis de remettre l'église au centre du village." Christophe Urios a apprécié le caractère de son équipe, qui même dans la difficulté en 1re mi-temps, s'est accroché, n'a rien lâché. C'est là, certainement, un élément clé dans la progression de l'UBB, cette année. "Nous, maintenant, ce qu'on veut, c'est ne plus lâcher." martèle Marco Tauleigne. "Ce sont des erreurs que l'on a faites les années passées et on ne veut pas que cela se reproduise. Et ça, on l'a vu ensemble en début de saison. J'espère qu'on tiendra parole. Cela ne veut pas dire que l'on sera invincible jusqu'à la fin de la saison. Mais, en tous cas, on ne lâchera pas."

Et cela s'est vu contre Lyon où le groupe a su trouver les ressources de passer d'un 20-19 inquiétant en seconde mi-temps à une victoire avec bonus 10 minutes plus tard.

" Le dernier quart d'heure, c'est le notre"

Anecdotique, direz-vous. Pas vraiment. Le groupe des joueurs et le staff se sont aussi fixés un objectif en rapport avec ce désir de ne jamais se laisser aller. « J'ai toujours été impressionné par ce que disait Ferguson à Manchester United. Quand ils jouaient à Old Trafford, explique Christophe Urios. « Il disait "le dernier quart d'heure, c'est le nôtre". Quoi qui se passe sur le terrain, ils savaient qu'ils allaient marquer, ou égaliser ou prendre le score. Je trouvais que c'était une bonne remarque. Tous les matchs, on regarde si on a gagné ces 20 dernières minutes. Ce sont les nôtres. Parce que l'on travaille comme cela tout le temps. Et on veut être les meilleurs là-dessus. Pourquoi, parce que, un, cela veut dire que physiquement, on est prêts, deux, que c'est notre état d'esprit. On ne lâche jamais. On n'abandonne jamais. Et ça, c'est important. » Et si on regarde bien. Ce fut le cas à Castres, au Racing, contre Toulouse à domicile. Ces fins de matchs en boulet de canon, deviennent la signature d'un club girondin, bien décidé à effacer les scories de la saison dernière et bien aidé en cela par la préparation et la stratégie de tout leur staff.

" Il faut qu'ils aient les b... les mecs !"

Aussi, les turn-over effectués à chaque match participent à cet objectif, en permettant de concerner un grand nombre de joueurs. Ainsi, 6 à 11 joueurs peuvent être changé d'une journée à l'autre. "Cela ne me dérange pas, même si je préfère jouer" assure Marco Tauleigne. "Mais quand je suis hors groupe, cela ne me met pas au fond du seau, car je sais que cela tournera plus tard." Ainsi, en fonction des adversaires, la composition de l'équipe change. "Quand tu construis une équipe, tu la construis pour attaquer le match mais surtout je construis une équipe pour finir le match." précise Christophe Urios.

La détermination de Lucu, la puissance de Tamanivalu ont ainsi pesé en fin de match. Et cela sans compter sur la fraîcheur physique, et l'envie, un des gros moteurs des joueurs. Le manager girondin s'en sert à souhait : "… quand tu crées cette émulation dans le groupe, cela permet d'avoir de la fraîcheur et cette dynamique. L'idée, c'est que quand tu fais sortir, des joueurs du groupe même s'ils ont fait un bon match, il faut qu'ils aient les b..., les mecs. Donc on travaille là-dessus pour l'émulation du groupe, mais aussi, en prévision de la fin de saison."

Pour le voyage à Michelin, le staff hésite encore sur une recomposition de l'équipe, car il faut bien retrouver du rythme. Et avec les premières grosses blessures, celle de Thierry Paiva et de Cyril Cazeaux, ainsi que les absences des internationaux et membres des 42 (Poirot, Jalibert, Lucu, Woki, Gorgadze) le choix se retrécit. À Lyon, dans un match appréhendé comme "très dur, très physique", pas sûr que Christophe Urios fasse beaucoup de changements en prévision du gros combat qui attend son équipe.

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