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L'antisèche : Toulon remercie Carbonel

L'antisèche : Toulon remercie Carbonel
Par Rugbyrama

Le 01/03/2020 à 20:12Mis à jour Le 01/03/2020 à 20:31

TOP 14 - Dernier avant le début de la rencontre, le Stade français se devait de performer à Mayol. Pour Toulon, le faux pas était interdit dans l'optique du Top 6. Après une première mi-temps triste de la part des deux équipes, c'est le RCT qui rentre aux vestiaires devant (6-3). Lors du second acte, après un chassé croisé au score, Louis Carbonel offre la victoire aux siens sur la sirène (19-18)

Le match : Toulon sur un fil

Ciel bleu, pelouse parfaite ou encore stade bien rempli, tout était réuni cette après-midi à Mayol pour voir un beau match de rugby. Seulement les imprécisions et les mauvais choix effectués par les acteurs de la rencontre, lors des 40 premières minutes, n'ont pas permis au match de s'emballer. Pourtant les Stadistes rentrent bien dans la partie, sûrement motivés par les bons résultats de leurs concurrents directs. Pendant plus de 20 minutes ils tiennent le ballon et mettent sur le reculoir leurs adversaires. Cette domination est concrétisée par leur ouvreur, Joris Segonds (0-3). La tendance s'inverse ensuite, et c'est le RCT qui profite de l'indiscipline des Franciliens pour finalement mener à la pause (6-3), grâce à deux coups de pied d'Anthony Belleau.

La deuxième mi-temps démarre sur les mêmes bases que la première, beaucoup de fautes sont commises. À l'heure de jeu, le RCT est toujours en tête (9-6). Ils pensent alors s'échapper totalement au tableau d'affichage lorsque Swan Rebbadj aplatit, suite à un superbe travail du nouvel entrant Erwan Dridi (16-6). C'était sans compter sur la réaction des Franciliens à l'entame des 10 dernières minutes du match. Ils inscrivent deux essais, coup sur coup, par Lester Etien et Kylan Hamdaoui. La lanterne rouge du championnat passe alors devant, et pense avoir fait le plus dur, malgré une transformation manquée (16-18). Ils confisquent le ballon jusqu'à la dernière minute du match, avant de se mettre à la faute aux pieds des poteaux toulonnais, leur donnant ainsi la possibilité d'exploiter une dernière cartouche. Quelques instants plus tard, les joueurs toulonnais se procurent l'occasion d'obtenir une victoire inespérée. Louis Carbonel ne tremble pas et rend ses supporters ivre de joie, pour un succès final de (19-18).

Le fait du match : Les nerfs solides de Carbonel

Impossible d'omettre cette action finale. Alors que le buteur du jour, Anthony Belleau, a cédé sa place quelques instants plus tôt, le club de la Rade arrache la pénalité de la gagne au bout de la 83e minute de jeu ! Louis Carbonel prend ses responsabilités et s'élance à 40 mètres des perches adverses.... Et la passe. L'arbitre siffle la fin du match à l'issue de ce coup de pied, et Louis Carbonel est célébré en héros par ses coéquipiers. Ce qui contraste avec la terrible désillusion des joueurs franciliens.

L'essai du match : Hamdaoui en guise d'(faux) espoir

Si les Parisiens ne sont pas passés loin d'un premier succès à l'extérieur de la saison, ils le doivent en partie à cette belle attaque, conclut par leur arrière Kylan Hamdaoui à la 75e minute. Sur un renversement de jeu, Joris Segonds hérite du ballon à 5 mètres de l'en-but adverse, mais doit faire face à la belle montée en pointe d'Erwan Dridi. Un seul choix s'impose alors, une passe volleyée pour son partenaire qui se trouve en bout de ligne. Le geste est parfaitement réalisé et Hamdaoui n'a plus qu'à accélérer, pour marquer en coin. Seulement, la transformation est très délicate, et n'est pas réussie par Nicolas Sanchez. Elle s'avèrera fatale pour la fin de match...

Kylan Hamdaoui pour l'essai de l'espoir - Toulon-Stade Français

Kylan Hamdaoui pour l'essai de l'espoir - Toulon-Stade FrançaisIcon Sport

La stat : 33,3

C'est le pourcentage famélique de réussite au pied par les buteurs du Stade Français. 1/5 pour Joris Segonds, 0/1 pour Arthur Coville et 2/3 pour Nicolas Sanchez. Le nombre d'échecs, dans ce secteur, est trop important à ce niveau-là pour aspirer à mieux. S'ils ont falli s'en sortir grâce à deux belles actions collectives, cette faiblesse devant les poteaux est significative d'une équipe en manque de confiance. En face, à titre de comparaison, le pourcentage est de 83% (5/6). Les Stadistes ont fait jeu égal avec les Toulonnais tout au long de la partie, mais cette faillite leur a coûté une victoire capitale.

La question :

En enlevant le premier match de l'année civile contre Castres (victoire 43-3), les Toulonnais peinent à convaincre dans le jeu. Malgré une conquête performante, et un jeu bien huilé, l'équipe a du mal à s'imposer facilement. Leur jeu pragmatique et réaliste du moment, qui pour l'instant leur suffit à être bien placé pour finir dans le peloton de tête, pourait être problématique pour la suite. Il leur faudra se montrer plus convaincant face à des équipes du même acabit que Brive (victoire 34-17 en janvier) ou du Stade Français pour conserver cette 4e place qui leur permait de se qualifier pour les barrages.

Voyez-vous Toulon se qualifier pour les phases finales avec ce type de prestation ?

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Par Thibaud Gouazé

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