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Kélian Galletier : "J’attends Guillaume de pied ferme !"

Kélian Galletier :  "J’attends Guillaume de pied ferme !"

Le 03/01/2020 à 09:18Mis à jour Le 04/01/2020 à 18:58

TOP 14 - Samedi soir au GGL Stadium (20h45), le MHR devra triompher de Brive dans un match sous haute pression et s’éviter ainsi une crise de confiance. Le flanker héraultais (titulaire) affrontera lui pour la première fois en Top14 son cousin, Guillaume Galletier, centre corrézien et ex-montpelliérain. Un duel intime raconté avec humour par le troisième ligne.

Rugbyrama : Cet été vous aviez déjà affronté votre cousin lors d’un match amical, et vous aviez déclaré tous deux dans un entretien accordé à Midi-Olympique vous être beaucoup “chambrés” avant la rencontre. Ce duel téléphonique s’est-t-il reproduit cette semaine ?

Kélian Galletier : Bien-sûr. Je l’ai eu hier (mercredi, NDLR) au téléphone, il sait ce qui l’attend (éclats de rire). J’attends Guillaume Galletier de pied ferme !

Mais encore ?

K.G : Comme je vais jouer avec le bandeau, je lui ai dit qu’il avait intérêt de le mettre lui aussi car ses oreilles vont chauffer. Et lui il m’a dit : “Fais attention à l’angle mort quand même“. Il va vouloir me plaquer de travers en fermant (rires). Des choses du genre…

A Millau, vous n’aviez pas eu l’occasion de croiser beaucoup le fer…

K.G : Non, mais il m’avait plaqué sans ballon, ça, je m’en rappelle bien. J’ai donc une revanche à prendre. Il le sait… (Rires). Après, blague à part, nous sommes très proches. Et je suis très content pour lui. Ça sera samedi son onzième match (7 titularisations) et il est en train de montrer l’étendue de ses qualités. Et je sais qu’il va avoir à cœur de montrer ici dans ce stade, ce qu’il n’a pas pu montrer durant deux ans (aucun match disputé avec les pros, il a rejoint le CAB cet été). Je pense que l’équipe de Brive va avoir cet état d’esprit. On a connu pas mal de péripéties avec eux dans le passé et ils sont souvent venus s’imposer chez nous (à cinq reprises). Nous savons que cette formation ne nous réussit pas et nous fait mal. On est donc bien prêt.

Pouvez-vous nous parler de votre relation avec Guillaume ?

K.G : Nous sommes très liés, car notre famille est très soudée. Après, on a cinq ans d’écart (27 ans pour Kélian, 22 pour Guillaume), donc on s’est un peu suivi. Mais lui était à Jacou et moi au Pic-Saint-Loup, il y avait donc déjà une petite différence. J’ai un frère et on s’entend aussi très bien tous les trois. Et le fait que nous soyons tous les deux rugbymen professionnels, et que nous ayons en plus partagé deux saisons à Montpellier, nous a évidemment rapprochés. On se correspond bien au niveau du caractère.

Est-ce une frustration pour vous de ne pas avoir pu poursuivre l’aventure ensemble sous le même maillot ?

K.G : Non, car ça c’est le rugby pro ! Je préfère qu’il joue à Brive plutôt qu’il revive la saison qu’il a passée l’an dernier à ronger son frein. Je préfère que les choses soient comme cela aujourd’hui. Car c’était même difficile de vivre les peines de chacun. On aimerait que tout soit beau et parfait, qu’on soit tout le temps ensemble, mais ce n’est pas ça la vie.

Affronte-t-on quelqu’un de sa famille, comme un adversaire lambda ?

K.G : Franchement, on n’y pense pas. Quand nous entrons sur le terrain, nous avons autre chose en tête. Mis à part dans un ruck ! Si je croise Guillaume dans un ruck, c’est sûr il est “mort” (éclats de rire).

Samedi, Montpellier n’aura pas le droit à l’erreur face à Brive, après avoir concédé déjà deux nuls dans son antre cette saison (Bordeaux et Stade Français)…

K.G : On se doit de faire un bon match face à Brive. Après on jouera la coupe d’Europe où l’équipe est déjà éliminée et nous jouerons peut-être plus libérés. Ce sera peut-être aussi un bon moyen d’avancer sur notre jeu avant d’aller à La Rochelle. Mais nous sommes d’abord fixés sur ce match important.

Le moment aussi pour votre conquête de prendre une revanche après sa prestation ratée face au Stade Français ?

K.G : Oui, c’est un point à améliorer. Je suis d’accord. Nous sommes un peu inconstants en touche et en mêlée, deux secteurs primordiaux qui donnent le ton de l’équipe. C’est un ensemble de choses, comme sur les renvois que j’inclus, car c’est une forme de conquête. C’est de la confiance, de la technique et de la concentration. A nous de bien faire ça samedi.

Propos recueillis par Julien LOUIS.

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