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Top 15 et baisse des salaires pour De Cromières

Top 15 et baisse des salaires pour De Cromières
Par Nicolas Augot via Midi Olympique

Le 01/04/2020 à 10:34Mis à jour Le 01/04/2020 à 14:47

TOP 14 - CORONAVIRUS - Le président de Clermont Eric De Cromières s'est livré sur la situation actuelle et notamment les retombées sportives et financières, entre Top 15 et baisse des salaires, il évoque plusieurs axes de travail.

Alors que l'ensemble des présidents des clubs professionnels travaillent actuellement sur une éventuelle reprise de la saison en cours, avec la possibilité de jouer la finale le 18 juillet prochain, le président de Clermont Eric De Cromières s'est exprimé sur la situation actuelle chez nos confrères de Sports Auvergne, mais il a surtout parlé de l'après et de la marche à suivre pour un retour à la normale, tout d'abord sur le plan sportif. S'il ne cache pas que le report de la finale au 18 juillet est une option avec des bons et des mauvais côtés, il est déjà tourné sur la saison suivante : « Je pense aussi qu’il n’y aura pas de relégation et, probablement, qu’une seule accession. On jouerait ainsi la saison prochaine un Top 15, ce qui est acceptable sur un an. Un Top 16?? Il me paraît injouable sous la forme de poule unique. Vis-à-vis des joueurs, jouer plus de matchs encore n’est pas acceptable. Et puis, un Top 16 signifie 3 descentes la saison prochaine… »

Surtout le président de l'ASMCA est plus inquiet au niveau des finances. Alors que son club devait encore jouer cinq matchs à domicile cette saison (Toulon, Brive, Bayonne, Racing et Toulouse), il a calculé une perte de 4 millions d'euros de recettes. Cela devrait notamment avoir des conséquences sur l'entretien et les innovations au stade Marcel-Michelin : « on va sans doute ralentir quelques programmes. Et puis, on fera peut-être un emprunt complémentaire sur 3 ou 4 ans. » Mais pour essayer de retrouver un équilibre financier, Eric De Cromières évoque aussi la possibilité d'une baisse de salaires des joueurs.

Une mesure que plusieurs clubs de football et même de rugby, notamment en Angleterre, ont déjà activé. Mais pour le patron de Clermont, cette mesure doit être généralisée en France : « Si cela se fait, ce sera le fruit de négociations entre toutes les parties. Pour moi, une baisse de salaire doit être unilatérale, la même pour tous les clubs. Pas question de cas par cas, que chaque club fasse sa sauce. Si on le fait, ma tendance serait d’opérer par couches… par exemple, jusqu’à 150.000 € de salaire annuel, on ne touche à rien?; de 150.000 à 300.000 €, moins 5 %?; et au-delà, moins 10 %. Je ne trouverai pas raisonnable de pénaliser des joueurs qui débutent ou la majorité des joueurs de ProD2 qui ont des salaires, certes avec lesquels on vit bien, mais qui ne permettent pas d’économiser pour l’avenir. »

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