Midi Olympique

Slade taille le rythme du Top 14

Slade taille le rythme du Top 14
Par Romain Lafon via Midi Olympique

Le 21/05/2020 à 15:14Mis à jour Le 22/05/2020 à 11:30

TOP 14 - Quelques semaines après son départ de Pau, l'ouvreur all black Colin Slade est revenu sur son passage en France lors d'une interview au site RugbyPass. Et le moins qu'on puisse dire c'est que l'ouvreur découpe.

Colin Slade aura passé cinq saisons dans le Béarn. Arrivé après la Coupe du monde 2015, l'ouvreur all black (32 ans, 21 sélections) a disputé pas moins de 84 matchs sous le maillot de la Section, connu des hauts mais aussi des bas avec des blessures notamment plusieurs commotions. Lors d'une interview au site RugbyPass, Colin Slade est revenu sur le rythme du Top 14. "C'est un marathon. Parfois, je jouais 13 semaines d’affilée. On ne fait pas ça en Nouvelle-Zélande. Nos coachs étaient assez attentifs à notre santé, mais tu peux jouer 32 matchs par an, c’est complètement fou. Et ça n’inclut pas les phases finales et les matchs de Coupe d’Europe. Pour être honnête, c’est probablement la raison pour laquelle je suis parti. Certes, j’étais bien payé, mais j’ai probablement perdu des années pour la fin de ma carrière."

L'ouvreur all black en a profité pour comparer avec le rythme des matchs et des saisons dans le Sud. "Le Super Rugby est probablement plus rapide, alors que dans l’hémisphère Nord, avec la longue saison, c’est un peu plus compliqué et en général, je dirais que les joueurs sont plus massifs. Je pense que "émotionnel" est probablement la meilleure manière de décrire le rugby français. S’ils sont vraiment motivés, ils sont super durs à arrêter. Même s’ils ne sont pas les plus talentueux, les plus athlétiques, les plus rapides, quand ils jouent avec leurs émotions, ils peuvent battre n’importe qui. Le nombre de fois où j’ai vu le 13e ou le 14e battre le premier ou le deuxième, ce qui n’arriverait jamais en Nouvelle-Zélande, juste parce qu’ils jouent à domicile ou parce qu’un de leurs joueurs dispute son 100e match… C’est comme s’ils avaient un bras ou une jambe de plus. J’ai appris à apprécier ça."

" Nous avons vraiment aimé la France"

Malgré ce constat, Colin Slade ne jette pas tout de son aventure dans l'Hexagone. L'ouvreur s'est rapidement acclimaté à la vie française. "J’ai adoré chaque minute passée là-bas et c’était tellement dur de partir. Quand tu penses à ce qu’on a réussi à faire en quatre ans et demi, c’est irréel. Avec ma famille, nous avons vraiment aimé la France. J’étais vraiment ouvert à l’idée de rester mais j’ai conscience que c'est peut-être mon dernier contrat."

Côté rugby, l'ancien all black n'a pas connu les phases finales mais a pleinement participé au projet de la Section paloise avec ses compatriotes Conrad Smith, Tom Taylor, ou plus récemment Ben Smith. "L’équipe a vraiment bien tourné pendant deux ans, on progressait, malgré une année 2019 difficile, où l'on a perdu pas mal de joueurs qui étaient en fin de contrat. Je sentais que cette saison était plutôt une année de reconstruction et je ne voulais pas vraiment repartir là-dedans. Je me suis dit que l’équipe a probablement raté l’opportunité de jouer les phases finales. J'avais juste besoin de changement, je crois. Dans un sens, c’est peut-être plus un choix familial que rugbystique, mais on a aussi la chance de découvrir une nouvelle culture." La culture nippone en l'occurrence, puisque Colin Slade découvrira la Top League avec les Mitsubishi Dynaboars.

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