Midi Olympique

2019 est bel et bien finie pour Toulouse

2019 est bel et bien finie pour Toulouse

Le 05/01/2020 à 18:00Mis à jour Le 05/01/2020 à 19:56

TOP 14 – Accroché par Toulon lors de sa dernière sortie, le champion de France toulousain aborde ce Classique au Stade Français avec l’envie de se reprendre. Et démontrer par la même que tout le monde est bien tourné vers l’avenir malgré une année 2019 exceptionnelle.

Le raccourci et la comparaison ont été faciles, voire simplistes. Il y a un an, déjà lors des Boxing Days, Toulouse avait reçu Toulon dans un Stadium ras la gueule. Sauf que l’affiche avait tourné à la démonstration avec un 39-0 bonifié et quelques mouvements de grande d’envergure. Le Stade Toulousain ne le savait pas mais il était sur la route de son 20e titre, conquis un certain 15 juin 2019. Cette saison à trois défaites seulement en championnat faisait dire à Ugo Mola que "les planètes étaient alignées". Ne sachant si pareille domination et records à gogo seraient renouvelables.

La réponse est déjà non. Avec cinq revers en championnat en cette saison 2019-2020, les Rouge et Noir ont déjà fait moins bien comptablement que lors de la précédente. Alors peut-être que les détenteurs du Brennus ne sont plus aussi redoutables mais la concurrence est aussi en progrès, à l’instar de ce RCT qui a donc partagé les points 13-13 au Stadium le weekend dernier.

Les délicatesses de début de saison avec ce Mondial privant les hommes du Capitole de treize éléments ont aussi œuvré, tout comme le Tournoi des 6 Nations va en remettre une couche prochainement. Mais le refrain est connu pour l’un des pourvoyeurs historiques du XV de France.

S’agissant du jeu surtout, la réception de Toulon a mis en lumière quelques soucis en touche, une utilisation du pied trop généreuse ou de moins bonnes prises de décisions rapides, balles en mains. "Du fait du contenu proposé, analysait le coach des avants Régis Sonnes, ce n’est pas un match nul positif pour nous. C’est un gros avertissement. On a été sous pression en conquête, ce qui nous a un peu forcé à nous recroqueviller. Or, nous ne sommes pas comme ça. Nous devons prendre des initiatives et continuer de jouer des ballons dans le mouvement général, dans le désordre. Nous devons être nous-mêmes."

" Bye-bye 2019"

Cela étant, avec ce match nul, les Stadistes poursuivent aussi une série de huit matches sans défaites, toutes compétitions confondues. Ce qui demeure impressionnant quand les courses aux qualifications nationale et européenne sont toujours en bonnes voies. "Evidemment que le bilan de huit matches sans défaite est positif, reconnait l’arrière et buteur international Thomas Ramos. Mais on ne peut pas se contenter d’un match nul chez nous. Surtout quand on voit combien le championnat est serré cette saison. On a passé une semaine à être frustrés de ce résultat contre Toulon. Il ne faut pas penser qu’on pourra reproduire chaque année des saisons comme celle écoulée. Clairement, ce 13-13 est une alerte et bye-bye 2019."

Le sérieux reste toujours de mise entre bords de Garonne et Canal du Midi, où personne ne se repose sur ses acquis ou sur ce fameux bout de bois. Preuve en est, l’entraînement du 1er janvier après-midi a été des plus appliqué du côté d’Ernest-Wallon. Un bonnet vissé sur la tête et emmitouflé dans la parka du club, le président Lacroix est venu montrer par sa présence en bord de terrain que tous les échelons du club répondaient présent. Sans cesse.

Cette semaine justement, les gammes du jeu à la toulousaine ont été encore et toujours révisées, jeu qui aurait été un peu mis de côté à Agen et contre Toulon, conditions météo puis stratégie de l’adversaire obligent. "Nous redoublons d’efforts pour sans cesse trouver des solutions aux problèmes qui nous sont proposés explique Thomas Ramos. Même si l’opposition parisienne sera toute autre que le classement ne le fait croire, nous souhaitons nous rassurer à Paris sur ce que nous savons habituellement bien faire dans la prise d’initiatives et qui fait la force de notre équipe."

Des regards nouveaux

Enfin, des hommes neufs peuvent aussi permettre d’apporter une fraîcheur, voire une remise en question qui a toujours été l’un des fondements de ce club. Si cette saison, Clément Poitrenaud s’est vu confier les trois-quarts avec sa sensibilité et les anglophones AB Zondagh ou Allan Ryan s’occuper des skills ou du physique, Virgile Lacombe est assistant en charge des avants, en mode responsable ès mêlées. "Depuis le début de saison, on sait qu’il s’agira d’une saison très compliquée en raison de la Coupe du monde, nous obligeant à travailler plus que d’habitude dans la bataille pour la qualification. Je donne le maximum pour apporter le meilleur à l’équipe. Je ne suis pas complètement satisfait de mon secteur mais le travail va nous permettre d’évoluer positivement. La volonté du club est aussi d’avoir constamment des regards nouveaux ou en recherche de nouveautés afin d’essayer de prendre de l’avance sur les adversaires. C’est un autre de mes buts."

A l’approche de ce Classique des Stades ce dimanche soir, les Toulousains n’ont plus perdu contre cet adversaire parisien depuis trois saisons et un certain 3 janvier 2016. A un jour près, ils ne souhaitent pas gâcher cet anniversaire symbolique par une défaite mais plutôt attaquer 2020 de la meilleure des façons tout en rangeant 2019 dans la jolie boîte à souvenirs.

Pariez sur le Rugby avec Winamax
1
N
2
Jouer comporte des risques : endettement, isolement, dépendance. Pour être aidé, appelez le 0974751313
Contenus sponsorisés