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La Rochelle - Toulouse : déjà à balles réelles

La Rochelle - Toulouse : déjà à balles réelles
Par Nicolas Augot via Midi Olympique

Le 22/08/2020 à 14:01Mis à jour Le 22/08/2020 à 14:11

Le Stade Rochelais entre en scène ce samedi à Limoges dans un match particulier face au Stade Toulousain puisque les deux équipes vont se retrouver dès la 2e journée.

Cette confrontation entre Rochelais et Toulousains à Limoges sera-t-elle vraiment amicale ? Rien n’est moins sûr car les deux équipes savent qu’elles se retrouveront dès la deuxième journée de Top 14 à Ernest-Wallon, le 12 septembre prochain. Alors ce galop d’essai trois semaines avant prend tout de suite une saveur particulière. Jono Gibbes, le manager du Stade rochelais est le premier a en rigoler : « Je ne pense pas qu’il va y avoir beaucoup d’esprit amical ce samedi (rires). Nous savons bien que Toulouse doit préparer le début de championnat mais aussi son quart de finale de Coupe d’Europe qui va très vite arriver. Ça sera un vrai test même si on peut s’attendre à un match ouvert au regard du style des deux équipes. » Il serait donc plus judicieux d’évoquer un match de gala pour lancer la saison plutôt qu’une simple rencontre amicale. L’impatience est aussi grande que les attentes selon Jono Gibbes : « La préparation se passe bien, nous sommes contents des entraînements mais rien ne vaut un vrai match donc nous sommes impatients d’être à samedi. Évoluer sous pression est nécessaire pour notre progression et nous avons senti beaucoup d’énergie positive cette semaine. »

Ne pas perdre le fil

Alors même s’il est difficile d’attendre monts et merveilles d’une équipe après plus de cinq mois sans compétition, le manager néo-zélandais a fixé une feuille de route pour cette première sortie : « Nous voulons voir des joueurs concentrés dans la construction du match. Il est certain qu’après six mois, il peut y avoir des erreurs de timing mais il sera important de garder la lucidité, et même s’il y a des erreurs, il sera important de se remobiliser pour être performant sur l’action suivante. Nous n’avons pas besoin de parler de motivation car l’envie des joueurs est énorme cette semaine mais il sera important de ne pas perdre le fil. Ça sera la clé. »

Sur le plan technique, Jono Gibbes et son staff ont profité du confinement pour cibler les secteurs où son équipe peut encore progresser cette saison : « Nous avons eu du temps pour réfléchir, analyser et avoir une perspective plus globale sans la pression de préparer le match du week-end. Nous avons progressé sur notre état d’esprit défensif mais nous devons aller encore plus loin. Nous devons aussi être plus réguliers en conquête et enfin nous devons mieux saisir nos opportunités dans les matchs. C’était assez frustrant en fin de saison de rater des occasions en raison d’une dernière passe manquée, d’un mauvais dernier ruck, ou quelque chose comme ça. » Voici les axes de travail d’ici la vraie reprise le 5 août face à Toulon.

Alexi Balès et le reste de sa vie

Il a disputé ses quarante premières minutes avec son nouveau club. Le demi de mêlée Alexi Balès pouvait savourer ce galop d’essai, lui qui n’avait disputé que onze petites minutes en 2020. « Honnêtement tout se passe très bien, je me régale. Mais je m’en doutais en signant au Stade Toulousain. Cette équipe correspondait pleinement à ma philosophie de jeu, tout comme l’état d’esprit des mecs. Certes, ils ont du talent mais ça ne fait pas tout. Ils ont su créer un véritable esprit de groupe qui permet de passer aussi des bons moments en dehors du terrain. »

L’ancien Agenais, de retour proche des siens, a retrouvé le sourire après une fin d’aventure rochelaise douloureuse. « Je ne regrette pas mes quatre années à La Rochelle, au contraire. J’ai vécu des moments merveilleux, même si nous n’avons pas eu la chance de gagner des titres. Avec Collazo et Garbajosa, c’était fantastique. Les dernières années ont été plus compliquées mais ça fait partie du sport. L’état d’esprit et le style de jeu ont changé et j’adhérais moins. Puis ma blessure à l’épaule est arrivée. »

Alors il a trouvé une porte de sortie pour rejoindre le Stade toulousain après de nombreux appels du pied. « J’ai 30 ans et le nombre de saisons à jouer se réduit donc la perspective de gagner des titres, même si cela aurait pu arriver avec La Rochelle, était intéressante tout comme mon épanouissement personnel. Il n’y avait plus d’osmose à La Rochelle et même si je gagne bien ma vie, je n’avais pas envie d’aller à l’entraînement à reculons. Et pourtant, c’était en train d’arriver. » D’autant, plus que le joueur se préparait à une nouvelle vie où rien ne devait perturber son bonheur : « Avec ma compagne, nous venons juste d’avoir un enfant et se rapprocher de nos familles était important. Nous sommes maintenant à trois-quarts d’heures de route de chez nos parents. Ça compte forcément. »

Les adieux manqués

Alors le demi de mêlée parle de ce nouveau virage sans aucune rancœur, bien au contraire. « J’étais ravi en apprenant que l’on allait affronter La Rochelle en match amical. Et j’ai déjà noté les dates des retrouvailles en Top 14. J’aurai même préféré que l’on se retrouve à Marcel-Deflandre tout de suite car le public est vraiment magnifique et ceux qui ont arrêté leur carrière ou qui sont partis comme moi n’avons pas pu profiter de l’ambiance une dernière fois, de saluer comme il se doit les supporters alors que l’ambiance est vraiment géniale. Partir comme ça, sans dire au revoir, c’était le plus dur à vivre avec l’arrêt anticipé de la saison. » Ce premier round aura finalement lieu en terrain neutre à Limoges. Ce sera certainement plus simple pour oublier le contexte et continuer son apprentissage stadiste tout en retrouvant le plaisir de jouer.

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