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Clerc : "Ça m’a fait mal"

Clerc : "Ça m’a fait mal"
Par Arnaud Beurdeley via Midi Olympique

Le 03/08/2020 à 11:01Mis à jour Le 03/08/2020 à 12:43

Formé à Grenoble, l’ancien ailier international Vincent Clerc (67 sélections) est évidemment associé aux belles années du Stade toulousain. Quinze années passées sous les couleurs rouge et noire, ça ne s’oublie pas. Dans l’entretien qu’il accorde à Midi-Olympique ce lundi, il évoque notamment son départ du club de la ville rose. Avec une pointe d’amertume...

Vincent Clerc est un garçon aussi discret qu’intelligent. Chacun de ses mots est pesé, analysé. Avec l’ancien ailier international, devenu consultant pour France télévisions, pas de grande déclaration tapageuse. La polémique, ce n’est pas franchement son truc. Toutefois, il sait faire passer ses messages. Et quand, dans l’entretien qu’il a accordé à Midi-Olympique, il évoque son départ du Stade toulousain (pour rejoindre le RCT), la carapace se brise légèrement.

"Quinze ans de club, ça méritait plus franchise", assène-t-il d’emblée. Et de développer : "Ça m’a fait mal. La blessure survenue derrière avec Toulon n’est sûrement pas anodine. Quand tu te trouves dans de mauvaises dispositions mentales, même si c’est du passé, tu le payes. D’une semaine à l’autre, j’avais appris que j’allais jouer mon dernier match à Ernest-Wallon. J’avais tout fait dans le stress, invité vite ma famille et mes amis pour qu’ils puissent y assister, cherché une maison, des écoles pour les enfants et ma femme devait trouver un nouveau job. J’aurai préféré qu’on me le dise en amont."

Dans son viseur, le président de l’époque René Bouscatel et son directeur sportif Fabien Pelous. Plus loin, Clerc jure n’en avoir jamais reparlé avec les protagonistes "parce que c’est fait et rien ne pourra le changer". Il confesse: "Ce virage a été violent. Je n’ai pas donné certains détails et je ne les donnerai pas. J’ai toujours été réglo, jusqu’au bout. J’arrivais en fin de carrière, je comprends qu’on ait besoin de changer de génération et que ce n’est pas évident de dire les choses aux mecs restés longtemps. Mais j’avais laissé la porte ouverte : ce n’est pas un souci si c’est la fin. C’était plutôt une démarche du club de vouloir me garder. Ce retour en arrière , quelques mois plus tard, m’avait déçu. On est dans un sport de haut niveau, on ne peut pas faire plaisir à tout le monde et il n’y a pas de récompense à avoir, mais l’honnêteté est importante pour bien finir les histoires." Quelques mois plus tard, il deviendra le recordman d’essai inscrit en Top 14 (101) avec le RC Toulon.

Retrouvez l'intégralité de l'entretien avec Vincent Clerc sur Midi Olympique

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