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Toulouse ne croit pas à la malédiction du champion

Toulouse ne croit pas à la malédiction du champion

Le 08/09/2019 à 17:50Mis à jour Le 08/09/2019 à 17:57

TOP 14 - Remplacement de la pelouse d’Ernest-Wallon oblige, le vingt fois champion de France toulousain a démarré son championnat par deux déplacements et deux défaites. Avant de recevoir le Racing 92 dimanche avec une pression relative, d’aucuns pensent déjà à la fameuse malédiction qui touche les propriétaires du Brennus depuis près de six ans. Pas les Haut-Garonnais.

Deux défaites et un seul bonus défensif pour le Stade Toulousain lors des deux premières journées. Forcément, avec ses trois revers seulement sur l’ensemble de la saison 2018-2019 qui l’avait vu remporter le Bouclier, cela a pu surprendre certains habitués du quartier des Sept-Deniers. Voire faire penser à certains à la tradition qui veut que depuis 2013, le champion de France soit à la peine la saison post-titre.

L’ailier Lucas Tauzin avait été l’une des révélations l’an dernier, profitant entre autres, des absences de certains cadres pour faire admirer son talent : "On ne va pas toujours tout gagner et ce n’est que le début du championnat. Il y a un groupe jeune qui se met en place avec des choses à travailler. Peut-être est-ce que l’on crispe (sic) un peu notre rugby ? Qu’on n’envoie pas assez de jeu, comparativement à la saison dernière ? Mais même dans ces deux défaites, il y a eu du bon à retenir. On va se débrider et je ne suis pas inquiet."

Sofiane Guitoune ou Antoine Dupont semblaient pouvoir marquer à chaque accélération la saison dernière, avec un brin de réussite dite du champion. On se rend compte lors des deux premières sorties à Bordeaux et Lyon que "certaines actions franches ne sont pas encore converties en essais," avoue le coach Laurent Thuéry. "La conquête et les avants ont peut-être été moins performants, avec aussi un peu moins de folie dans notre rugby par rapport à la saison passée." D’où une semaine écoulée particulièrement studieuse à Ernest-Wallon.

" Nous sommes l’équipe à battre"

Pour mieux comprendre ce démarrage des hommes du Capitole, il ne faut pas oublier qu’ils ont repris très tardivement, titre et post titre obligent. Les absents pour cause de Coupe du monde atteignent aussi le chiffre record de 13 unités même si des cadres d’expérience (Tekori, Kaino ou Holmes) sont là pour rassurer les jeunes et les inexpérimentés. Le staff a aussi été repensé, réorganisé, avec les départs de Servat, Bouilhou ou Marco (préparateur physique) et les arrivées de Lacombe, Zondagh ou Ryan (prépa), mais dans une autre configuration.

Autre raison à prendre en compte, il est des déplacements plus abordables que deux voyages initiaux à l’UBB et au LOU, les Toulousains ayant demandé de commencer par des déplacements, à cause de la réfection de leur pelouse. Toutefois, Lucas Tauzin ne souhaite pas se cacher derrière tout type d’excuse. "On sait très bien que nous sommes l’équipe à battre. Ce qui est d’autant plus complexe est qu’il n’y a aucun adversaire facile dans ce Top 14. On s’adapte au scénario et ça va payer au bout d’un moment. Si le contenu du match contre le Racing 92 est bon, le résultat en découlera naturellement. Et ainsi de suite."

Déjà en mode diesel la saison dernière

En "off", d’autres joueurs s’amusent de ces deux défaites et de la façon dont elles ont été traitées médiatiquement. L’esprit régnant d’ailleurs autour de l’équipe n’a rien d’alarmant, bien au contraire. Après l’un des entraînements hebdomadaire, les capitaines de vie ont laissé au talonneur japonais Takeshi Hino, l’une des recrues et mascottes de l’intersaison, le soin de proposer sa version nippone de la fameuse ronde avec cri et frapper de main qui ponctue chaque entraînement, chaque match. Les rires qui ont suivi étaient sans équivoque.

En juin dernier, Jérôme Cazalbou, le manager du haut niveau des Stadistes, évoquait qu’il fallait "inculquer à ce jeune groupe la soif de la victoire et connaître les efforts nécessaires pour y parvenir." La route est encore longue mais le road book est connu. En 2018-2019, les hommes du président Lacroix avaient aussi démarré en mode diesel avec les fameux 66 points reçus à Montpellier lors de la 5e journée. Avant de finir en trombe. Ils espèrent achever cette nouvelle saison marathon de la même manière.

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