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Top 14 - Xavier Garbajosa (La Rochelle) : "Une période merveilleuse, que j'aurais aimé poursuivre"

Garbajosa : "Une période merveilleuse, que j'aurais aimé poursuivre"
Par Leo Faure via Midi Olympique

Le 07/11/2018 à 13:03Mis à jour Le 07/11/2018 à 14:00

TOP 14 - Après quatre mois à la tête de l’effectif professionnel, Xavier Garbajosa rend le tablier de numéro 1 et laissera la place à Jono Gibbes, dans les jours à venir. Entre le plaisir des temps passés et l’incertitude des temps à venir. Dans son édition de lundi, Midi Olympique publie un long entretien avec l'entraîneur rochelais. Dont voici quelques extraits.

Midi Olympique : Vous venez de connaître votre dernier match à la tête du groupe professionnel du Stade rochelais. Comment le vivez-vous ?

Xavier Garbajosa : Je retiens la fierté d’avoir mené ce groupe jusqu’à samedi, et de l’avoir amené jusque dans le top 6. C’était un objectif personnel, c’était aussi celui qu’on s’était fixé avec tout le staff. On voulait laisser l’équipe dans une bonne situation avant d’accueillir Jono (Gibbes). Ça, c’est la fierté. Il y a aussi une part… (il hésite)

D’amertume ?

X.B. : Non, pas d’amertume. Mais je viens de vivre une mission qui m’a passionné. J’arrive au bout. On verra comment s’organise la suite.

" Être le meilleur, ça a toujours compté pour moi"

Cet intermède était-il une occasion, pour vous, de faire preuve dans le rôle de numéro 1 ?

X.B. : Bien sûr que ça m’a traversé. Joueur ou entraîneur, je suis un compétiteur, animé par une soif de vaincre. Être le meilleur, ça a toujours compté pour moi. Mais j’ai acté la portée de ma mission. C’était de laisser le club dans la meilleure position possible, début novembre.

Vous en contentez-vous ?

X.B. : Le moteur de la vie, c’est de ne pas se contenter de ce qu’on a. Quand on perd cela, la pente de l’existence est descendante…

" Nous ne sommes pas dans un milieu qui se congratule"

Quels sont les retours de votre direction sur votre intérim à la tête de l’effectif professionnel ?

X.B. : Il n’y en a pas eus. Nous ne sommes pas dans un milieu qui se congratule. Les résultats et le classement sont factuels. Ils ne sont pas venus nous remercier mais j’imagine qu’ils sont satisfaits. Et puis, que nous auraient-ils dit ? "Félicitations, nous sommes heureux pour vous. Maintenant, mettez-vous sur le côté ?" Ils n’ont pas à nous remercier. Nous avons fait notre métier et notre passion. Nous ne sommes pas invaincus non plus…

Comment se dessine la suite, vous concernant ?

X.B. : Je ne sais pas trop ce qui m'attend.

Quelles seront vos prérogatives ?

X.B. : Je ne sais pas encore. L’arrivée de Jono, je la prends comme une expérience nouvelle, une nouvelle expertise avec une culture différente, une méthodologie de travail différente. Avec quelles prérogatives ? Honnêtement, je ne sais pas. Je suis à disposition du club, pour essayer de le faire gagner.

Au beau milieu d’une saison, ce flou a de quoi surprendre…

X.B. : Je vais lui laisser le temps d’arriver pour nous exposer ce qu’il a en tête. J’imagine qu’il a envisagé une organisation, un scénario de saison, un cadre de travail…

" Quelle va être sa méthode, que veut-il modifier ? Je ne sais pas"

N’échangez-vous jamais avec lui ?

X.B. : Nous avons échangé sur un spectre large. Sur le club, son ADN, sur les joueurs qui composent l’effectif. Mais dans le détail, pas encore. Quelle va être sa méthode, que veut-il modifier ? Je ne sais pas. Quelles prérogatives veut-il prendre, quel espace veut-il me laisser ? L‘animation offensive ? Seulement les trois-quarts ? Je ne sais pas non plus. Je ne vais pas mentir. Les vacances arrivent, lui aussi. Il faudra qu’on se voit.

Encore une fois, ce chantier à mener en cours de saison est étonnant…

X.B. : La décision ne m’appartient pas. J’attends l’arrivée de Jono pour en discuter. Ce que je sais, c’est que j’ai encore ce goût du sang dans la bouche, cette âme de compétiteur. Je veux progresser. Si je peux m’enrichir au contact de Jono, tant mieux. Mais le fonctionnement est encore à dessiner.

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